Glomérulonéphrite : symptômes, diagnostic, traitements et évolution

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La glomérulonéphrite est une atteinte des glomérules, de petits réseaux de vaisseaux sanguins situés dans les reins et chargés de filtrer le sang. [1] Elle peut entraîner la présence de sang dans les urines, des œdèmes liés à une rétention d’eau et une augmentation de la pression artérielle. [1] Le terme regroupe des formes de causes et d’évolution différentes, qui peuvent être aiguës, chroniques ou rapidement progressives. [1] Certaines formes restent longtemps discrètes, tandis que d’autres altèrent rapidement la fonction rénale. [1]
Quelles sont les principales formes de glomérulonéphrite ?
Une glomérulonéphrite aiguë se développe sur une courte période, alors qu’une forme chronique apparaît et évolue lentement. [1] Une glomérulonéphrite aiguë peut ne pas guérir complètement et devenir chronique. [1] La forme rapidement progressive provoque une destruction rapide d’un grand nombre de glomérules et peut conduire à une insuffisance rénale. [1] Une glomérulonéphrite est dite primaire lorsqu’elle prend naissance dans les reins et secondaire lorsqu’elle est provoquée par une maladie ou une autre cause. [1] Dans une forme secondaire, la maladie responsable peut également toucher d’autres organes. [1]
Quels symptômes peuvent apparaître ?
Environ la moitié des personnes atteintes d’une glomérulonéphrite aiguë ne présentent aucun symptôme. [1] Lorsqu’ils existent, les premiers signes peuvent être des urines foncées contenant du sang, une diminution du volume des urines et des œdèmes dus à la rétention de liquide. [1] Les œdèmes peuvent d’abord se manifester par un gonflement du visage et des paupières, puis devenir plus visibles au niveau des jambes. [1] La pression artérielle peut augmenter à mesure que la fonction rénale se dégrade. [1] Une somnolence ou une désorientation peut également survenir. [1] Chez les personnes âgées, des nausées et une sensation générale de malaise peuvent être au premier plan. [1]
Une glomérulonéphrite rapidement progressive peut commencer par une faiblesse, une fatigue ou de la fièvre. [1] Une perte d’appétit, des nausées, des vomissements ainsi que des douleurs abdominales ou articulaires sont également possibles dans cette forme. [1] Les personnes concernées présentent des œdèmes et produisent généralement très peu d’urine. [1] La glomérulonéphrite chronique provoque souvent des manifestations si légères qu’elle peut rester longtemps méconnue. [1] Lorsqu’une insuffisance rénale apparaît, elle peut entraîner des démangeaisons, une perte d’appétit, des nausées, des vomissements, une fatigue et une difficulté à respirer. [1]
Quelles sont les causes possibles ?
Les glomérulonéphrites peuvent être associées à des infections, à des réactions immunitaires anormales, à certaines maladies héréditaires ou à certains médicaments. [1] La forme aiguë peut notamment survenir après une infection de la gorge ou de la peau par un streptocoque. [1] D’autres infections bactériennes, virales ou parasitaires peuvent aussi provoquer une glomérulonéphrite post-infectieuse. [1] Parmi les causes non infectieuses figurent notamment la néphropathie à immunoglobuline A, le lupus et plusieurs vascularites, qui sont des inflammations des vaisseaux sanguins. [1] Certaines formes chroniques sont liées aux mêmes maladies que les formes aiguës, mais la cause reste impossible à identifier chez de nombreuses personnes. [1]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Le diagnostic repose d’abord sur des analyses de sang et d’urine, parfois complétées par une imagerie rénale et une biopsie. [1] L’analyse d’urine peut montrer des quantités variables de protéines et de cellules sanguines. [1] Les analyses de sang évaluent notamment l’urée et la créatinine, dont l’élévation peut indiquer une altération de la fonction rénale. [1] Une glomérulonéphrite chronique peut être découverte fortuitement lorsqu’une analyse révèle du sang et des protéines dans les urines d’une personne sans symptôme. [1] Une échographie ou une tomodensitométrie peut aider à examiner la taille et l’aspect des reins. [1]
Lorsqu’une glomérulonéphrite est suspectée, une biopsie rénale est généralement réalisée pour confirmer le diagnostic, rechercher la cause et évaluer les cicatrices ainsi que les possibilités de récupération. [1] La biopsie consiste à prélever une petite quantité de tissu rénal avec une aiguille guidée par échographie ou tomodensitométrie. [1] Cet examen est invasif et peut occasionnellement provoquer des complications, même s’il est généralement considéré comme sûr. [1] À un stade chronique avancé, la biopsie est rarement pratiquée lorsque les reins sont petits et cicatriciels, car elle apporte alors peu d’informations sur la cause. [1] Des cultures et des analyses d’anticorps peuvent être demandées pour rechercher une infection ou une cause auto-immune. [1]
Quels sont les principes du traitement ?
Le traitement dépend de la cause, de la forme de glomérulonéphrite et du degré d’atteinte de la fonction rénale. [1] Dans la plupart des glomérulonéphrites aiguës, il n’existe pas de traitement spécifique et la maladie responsable est traitée lorsqu’elle peut l’être. [1] Une réduction encadrée des apports en sodium et parfois en protéines peut faire partie de la prise en charge jusqu’à l’amélioration de la fonction rénale. [1] Des diurétiques peuvent être utilisés pour favoriser l’élimination de l’excès d’eau et de sodium, tandis que l’hypertension artérielle doit être traitée. [1] Après une infection bactérienne déjà guérie, les antibiotiques sont généralement inefficaces contre la glomérulonéphrite elle-même. [1] Un antibiotique est toutefois administré si l’infection bactérienne est encore présente au moment du diagnostic. [1] Certaines maladies auto-immunes responsables sont traitées par des corticoïdes et parfois par d’autres médicaments immunosuppresseurs. [1]
La glomérulonéphrite rapidement progressive nécessite la mise en route rapide d’un traitement immunosuppresseur. [1] Ce traitement peut associer des corticoïdes à d’autres immunosuppresseurs, selon la situation clinique. [1] Une plasmaphérèse, destinée à retirer certains anticorps du sang, est parfois utilisée. [1] Plus le traitement de cette forme débute tôt, plus le risque d’insuffisance rénale et de recours à la dialyse diminue. [1] Dans la glomérulonéphrite chronique, un inhibiteur de l’enzyme de conversion ou un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II peut ralentir l’évolution, réduire la pression artérielle et diminuer la perte de protéines dans les urines. [1] Lorsque l’insuffisance rénale devient sévère, une dialyse ou une transplantation rénale peut être nécessaire. [1]
Comment la maladie peut-elle évoluer ?
L’évolution varie selon la cause, la rapidité du traitement, l’âge, les autres maladies présentes et l’importance des cicatrices glomérulaires. [1] La glomérulonéphrite aiguë post-streptococcique guérit complètement dans la plupart des cas, en particulier chez les enfants. [1] Une récupération incomplète après une forme aiguë peut laisser persister du sang ou des protéines dans les urines ou évoluer vers une maladie rénale chronique. [1] Dans la forme rapidement progressive, un traitement tardif augmente la probabilité de maladie rénale chronique avec insuffisance rénale. [1] Les symptômes précoces de cette forme pouvant être discrets et peu spécifiques, l’insuffisance rénale peut se développer avant que la personne ne prenne conscience de la maladie. [1]
Sources et références
[1] Glomérulonéphrite - Troubles rénaux - Manuels MSD pour le grand public
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
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