Maladie d’Ebola : transmission, symptômes et conduite à tenir

La maladie d’Ebola est une maladie virale humaine rare, grave et souvent mortelle. [1] [2] L’expression « fièvre hémorragique » ne signifie pas que toutes les personnes atteintes saignent : les hémorragies sont moins fréquentes et peuvent apparaître à un stade avancé. [1] Après un contact direct avec une personne atteinte ou suspectée d’être atteinte, il faut contacter immédiatement un professionnel de santé ou une structure de soins afin de recevoir des consignes adaptées. [2]
Quels virus peuvent provoquer une maladie d’Ebola ?
Les agents responsables appartiennent au genre Orthoebolavirus, dans la famille des Filoviridae. [1] [2] Trois virus sont connus pour avoir provoqué des flambées de grande ampleur : le virus Ebola, le virus Soudan et le virus Bundibugyo. [1] [2] La maladie à virus Ebola désigne spécifiquement la maladie provoquée par le virus Ebola et ne doit pas être confondue avec les maladies dues aux virus Soudan ou Bundibugyo. [1] [2] Cette distinction est importante, car les traitements et les vaccins disponibles ne sont pas les mêmes selon le virus en cause. [1] Lors des flambées passées, la proportion de personnes décédées a varié de 25 % à 90 %, sans permettre de prévoir l’évolution d’un cas individuel. [1] [2]
Comment la maladie d’Ebola se transmet-elle ?
Le réservoir animal de ces virus n’est pas établi avec certitude, mais les données disponibles suggèrent que des chauves-souris frugivores pourraient être des hôtes. [2] Une transmission à l’être humain peut survenir lors d’un contact étroit avec le sang, les sécrétions, les organes ou d’autres liquides biologiques d’animaux infectés. [1]
Entre humains, la transmission se produit principalement lorsque le sang ou un autre liquide biologique d’une personne malade ou décédée entre en contact avec une peau lésée ou une muqueuse. [1] [2] Les selles, les vomissures, la sueur et la salive peuvent notamment contenir des liquides contaminants. [2] Des objets ou des surfaces souillés par les liquides biologiques d’une personne infectée peuvent également transmettre le virus. [1] [2] Une personne infectée ne transmet pas la maladie avant l’apparition des symptômes. [1] [2] Une fois symptomatique, elle reste contagieuse tant que son sang contient le virus. [1]
Pendant une flambée, les soignants, les proches qui s’occupent directement des malades et les personnes ayant un contact physique avec un corps lors de funérailles sont particulièrement exposés. [2] Le risque augmente lorsque les équipements de protection et les mesures de prévention des infections ne sont pas correctement appliqués. [1] [2]
Quels sont les symptômes ?
La période d’incubation, entre l’infection et les premiers symptômes, dure de 2 à 21 jours. [1] [2] Le début peut être soudain, avec de la fièvre, une fatigue, un malaise, des douleurs musculaires, des maux de tête ou un mal de gorge. [1] [2] Des vomissements, une diarrhée, des douleurs abdominales et une éruption cutanée peuvent apparaître ensuite. [1] [2] Une atteinte du foie ou des reins peut se développer au cours de la maladie. [1] Une atteinte du système nerveux central peut provoquer une confusion, une irritabilité ou une agressivité. [1]
Des hémorragies internes ou externes sont possibles, avec notamment du sang dans les vomissures ou les selles et des saignements du nez, des gencives, du vagin ou des points de ponction. [1] L’absence de saignement ne permet donc pas d’écarter une maladie d’Ebola. [1]
Quand demander une aide médicale immédiate ?
En cas de symptômes compatibles dans un contexte d’exposition possible à Ebola, demandez immédiatement un avis médical. [2] Après un contact physique direct avec une personne infectée ou suspectée de l’être, contactez sans délai un professionnel de santé ou une structure de soins, même en l’absence de symptôme. [2] Une personne identifiée comme contact peut faire l’objet d’une surveillance sanitaire pendant les 21 jours suivant l’exposition. [2] Tout symptôme apparaissant pendant cette surveillance doit être signalé dès son apparition. [2]
Les familles et les communautés ne doivent pas prendre en charge à domicile une personne atteinte de la maladie d’Ebola. [2] Une personne symptomatique doit recevoir rapidement des soins dans une structure adaptée. [1] [2] Si une personne susceptible d’avoir eu Ebola décède à domicile, les proches ne doivent ni manipuler ni préparer le corps sans mesures de protection appropriées. [2] Les autorités sanitaires locales doivent alors être contactées immédiatement afin d’organiser une inhumation sûre et digne. [2]
Comment le diagnostic est-il confirmé ?
Les premiers symptômes ressemblent à ceux d’autres infections, notamment le paludisme, la fièvre typhoïde, la dengue, la maladie à virus Marburg ou certaines méningites. [1] [2] Les symptômes seuls ne permettent donc pas de confirmer qu’une personne a Ebola. [1] [2] La confirmation repose sur une analyse de laboratoire, par exemple une RT-PCR, une recherche d’antigènes ou certains tests immunologiques. [1] Les prélèvements présentent un risque biologique très élevé et doivent être transportés et analysés dans des conditions de sécurité renforcées. [1]
Quels soins et traitements sont possibles ?
Des soins de soutien précoces et intensifs améliorent les chances de survie. [1] [2] Ils comprennent notamment la réhydratation, une nutrition adaptée, le traitement de la douleur et des autres symptômes ainsi que la prise en charge d’éventuelles co-infections. [1] [2] La prise en charge précoce contribue également à interrompre la transmission au sein des familles et de la communauté. [2]
Pour la maladie provoquée spécifiquement par le virus Ebola, l’OMS recommande fortement deux anticorps monoclonaux : le mAb114, ou ansuvimab, et le REGN-EB3, ou Inmazeb. [1] Ces traitements spécifiques ne doivent pas être présentés comme des traitements de toutes les maladies du genre Orthoebolavirus. [1] [2] Aucun traitement n’est approuvé contre les maladies dues aux virus Soudan ou Bundibugyo dans les informations de l’OMS fournies ici. [1]
Comment réduire le risque de transmission ?
Pendant une flambée, il faut éviter tout contact physique avec une personne chez qui Ebola est suspecté ou confirmé. [1] [2] Il ne faut pas manipuler sans protection adaptée le corps d’une personne décédée après avoir présenté des symptômes compatibles. [2] Le lavage régulier des mains doit suivre les recommandations des autorités locales. [2] Pour réduire le risque d’origine animale, il faut éviter de toucher sans protection un animal trouvé mort et cuire soigneusement la viande et les autres produits animaux avant consommation. [2]
La maîtrise d’une flambée associe les soins, l’isolement des malades, les analyses de laboratoire, la recherche des contacts, la prévention des infections et des enterrements sécurisés. [1] La vaccination peut compléter ces mesures lorsqu’un vaccin adapté au virus en cause est disponible. [1] Des vaccins sont approuvés contre la maladie à virus Ebola, tandis que les vaccins contre d’autres maladies d’Ebola, notamment celle due au virus Soudan, restent en développement dans les informations fournies. [1]
Quel suivi après la guérison ?
Certaines personnes ayant survécu peuvent conserver des séquelles physiques ou psychologiques qui justifient un accompagnement. [1] Le virus peut persister chez certaines personnes dans des sites particuliers, notamment les testicules, l’intérieur de l’œil ou le cerveau. [1] Une rechute sans nouvelle infection est rare, mais elle a été observée. [1] Une transmission sexuelle à partir du sperme d’un survivant a également été documentée, ce qui nécessite des conseils et un suivi spécialisés. [1] [2] L’OMS ne recommande pas d’isoler une personne convalescente dont les analyses sanguines sont négatives pour les Orthoebolavirus. [1]
Sources et références
[1] Maladie d’Ebola
Organisation mondiale de la santé · Consulté le 2026-09-11
[2] Ebola disease
Organisation mondiale de la santé · Consulté le 2026-09-11
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