Fibrome utérin : surveillance et traitements

Le traitement d’un fibrome utérin dépend de l’importance des symptômes, des complications éventuelles, du nombre, du volume et de la localisation des fibromes, ainsi que de l’âge, de l’état général et du projet de grossesse de la patiente. [1] Un fibrome sans symptôme peut relever d’une simple surveillance médicale, tandis que des saignements, des douleurs, une infertilité ou un volume important peuvent conduire à proposer un traitement. [1] Aucun traitement médical ne fait actuellement disparaître définitivement les fibromes de l’utérus, mais certains médicaments peuvent en réduire les manifestations. [1]
Quand une surveillance suffit-elle ?
Les fibromes utérins qui n’entraînent pas de symptôme ne sont généralement pas traités et font l’objet d’une surveillance médicale. [1] Une exception concerne les fibromes sous-muqueux chez une femme ayant un désir de grossesse. [1] Les fibromes surveillés sans traitement régressent habituellement après la ménopause. [1]
Quels médicaments peuvent réduire les symptômes ?
En présence de douleurs ou de règles très abondantes, un traitement médicamenteux peut être proposé en première intention. [1] Les progestatifs peuvent diminuer les saignements abondants survenant pendant les règles ou entre celles-ci, mais ils ne réduisent pas le volume des fibromes. [1] L’acétate de nomégestrol et l’acétate de chlormadinone sont associés à une augmentation du risque de méningiome, plus importante en cas de traitement prolongé ; pour cette raison, leur utilisation est désormais limitée à une durée inférieure à un an et avant un traitement chirurgical. [1] Une patiente qui prend l’un de ces médicaments doit consulter la fiche d’information correspondante et en parler avec son médecin. [1]
Des analogues de la GnRH peuvent être prescrits pendant quelques mois lorsqu’un fibrome est très volumineux ou provoque des saignements responsables d’une anémie. [1] Leur effet sur le volume du fibrome est temporaire, ce qui limite leur emploi à la préparation d’une intervention ou à l’attente de la ménopause. [1] La diminution de la production d’œstrogènes provoquée par ces médicaments entraîne souvent des effets indésirables tels que des bouffées de chaleur, des maux de tête, une sécheresse vaginale, de la fatigue ou des troubles de l’humeur. [1] Des médicaments contre la douleur peuvent également aider à réduire les douleurs pelviennes. [1]
Dans quelles situations une intervention est-elle envisagée ?
La chirurgie et l’embolisation des artères utérines sont habituellement envisagées après l’échec d’un traitement médicamenteux. [1] Une intervention chirurgicale peut être nécessaire en cas d’hémorragies, de douleurs très importantes, d’infertilité ou de fibromes jugés trop volumineux. [1] Le choix de la technique dépend notamment du nombre, de la localisation et de la taille des fibromes. [1]
Quelle différence entre myomectomie et hystérectomie ?
La myomectomie retire le ou les fibromes tout en conservant l’utérus. [1] Une grossesse ultérieure reste possible après cette intervention, à distance de l’acte chirurgical. [1] La conservation de l’utérus n’empêche toutefois pas l’apparition de nouveaux fibromes après l’opération. [1] L’hystérectomie est un traitement radical qui consiste à retirer tout ou partie de l’utérus. [1] Selon la situation, l’hystérectomie ou la myomectomie peut être réalisée par voie abdominale, par cœlioscopie ou par voie vaginale. [1]
Quelles sont les autres techniques possibles ?
L’embolisation des artères utérines peut être proposée comme solution de remplacement à la chirurgie. [1] Elle consiste à obstruer certaines artères alimentant le fibrome par l’injection de microparticules sous contrôle radiologique. [1] La diminution de la vascularisation entraîne une réduction progressive du volume du fibrome et contribue à atténuer les symptômes. [1] Une femme ayant un projet de grossesse doit être informée de l’effet possible de cette technique sur sa fertilité, même si le risque d’infertilité est présenté comme faible. [1]
L’endométrectomie détruit l’endomètre et peut être proposée dans certains cas de règles très abondantes associées à un fibrome. [1] Cette technique, seule ou associée au retrait hystéroscopique de fibromes sous-muqueux, s’adresse aux femmes qui n’ont plus de projet de grossesse. [1]
Comment participer au choix du traitement ?
Le choix du traitement repose sur une décision partagée tenant compte des préoccupations et des priorités de la patiente. [1] Avant une opération, le chirurgien explique la technique envisagée, les suites opératoires, la convalescence et les conditions de reprise des activités. [1] L’anesthésiste présente également le mode d’anesthésie prévu, qui peut être général ou locorégional selon l’intervention. [1]
Sources et références
[1] Fibrome utérin : quel traitement ? | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
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