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Papillome inversé nasosinusien : signes, diagnostic, traitement et surveillance

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Chirurgie des sinus par ville

Le papillome inversé nasosinusien est une tumeur épithéliale généralement bénigne qui se développe à partir de la muqueuse des fosses nasales et des sinus paranasaux. [1] [2] Le terme « inversé » décrit la croissance de l'épithélium vers le tissu sous-jacent, contrairement à une prolifération dirigée uniquement vers la surface. [3] Bien qu'elle soit habituellement bénigne, cette tumeur peut s'étendre localement, récidiver après son traitement et, dans une minorité de cas, être associée à un carcinome épidermoïde. [1] [2] [3]

Une tumeur distincte des autres papillomes du nez

Le papillome inversé appartient à la famille des papillomes schneidériens, qui comprend également les formes oncocytaire et fungiforme ou exophytique. [3] Ces formes se distinguent par leur structure microscopique et leur site d'implantation, de sorte que les informations concernant le papillome inversé ne s'appliquent pas automatiquement aux autres sous-types. [3] Le papillome inversé prend souvent naissance sur la paroi latérale de la fosse nasale, mais il peut aussi intéresser un ou plusieurs sinus. [2] [3]

Quels sont les signes possibles ?

Le signe le plus fréquent est une obstruction nasale touchant principalement un seul côté. [2] [3] Un écoulement nasal, une diminution de l'odorat, des maux de tête, une douleur au centre du visage ou des saignements de nez peuvent également survenir. [2] [3] Ces manifestations ne sont pas spécifiques du papillome inversé et ne permettent donc pas de poser soi-même le diagnostic. [1] [3] La lésion peut être peu symptomatique au début, ce qui explique que certaines formes soient découvertes après une extension déjà importante. [3]

Une douleur, des saignements de nez importants, une évolution rapide ou une récidive précoce sont des éléments qui peuvent faire suspecter une transformation maligne, même si une première biopsie a conclu à une lésion bénigne. [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

L'endoscopie nasale permet d'examiner l'intérieur des fosses nasales et de visualiser une éventuelle masse. [1] [3] L'aspect observé peut être polypoïde, papillomateux, rougeâtre, friable ou saigner au contact, mais il ne suffit pas à confirmer la nature de la lésion. [2] [3] Le diagnostic repose sur l'examen anatomopathologique d'un prélèvement de tissu, c'est-à-dire son analyse au microscope. [1] [2] Une petite biopsie peut toutefois prélever seulement la partie papillomateuse et manquer un foyer limité de carcinome. [2] Les résultats de la biopsie doivent donc être interprétés avec l'examen clinique et l'imagerie lorsqu'il existe des signes préoccupants. [2]

Quel est le rôle du scanner et de l'IRM ?

Le scanner et l'IRM servent à préciser la localisation de la tumeur et son extension dans les fosses nasales et les sinus. [1] [2] Ils étudient également les modifications de l'os et les rapports de la lésion avec l'orbite, la base du crâne et les structures neurovasculaires voisines. [2] Une zone d'épaississement osseux localisé peut indiquer le site d'attache de la tumeur plutôt qu'une invasion maligne. [2] À l'inverse, une destruction osseuse doit être interprétée avec les données de l'endoscopie, de l'examen anatomopathologique et du contexte clinique. [2]

Quels sont les principes du traitement ?

La prise en charge du papillome inversé est principalement chirurgicale. [1] La chirurgie endoscopique par les voies nasales occupe une place importante dans cette prise en charge. [1] Le site d'attache, l'étendue de la lésion, son stade et la technique chirurgicale font partie des éléments associés au risque de récidive après l'intervention. [2] [3]

Récidive, transformation maligne et surveillance

Le papillome inversé peut récidiver après son traitement, avec des taux très variables selon les séries, les techniques opératoires, le site d'implantation et la durée du suivi. [2] [3] Les synthèses citées situent le plus souvent l'association à une transformation maligne autour de 5 à 15 %, mais cette estimation varie selon la sélection des patients et les critères anatomopathologiques utilisés. [2] [3] Le cancer associé est le plus souvent un carcinome épidermoïde. [2] [3] Il peut être découvert en même temps que le papillome ou apparaître ultérieurement au même endroit après son traitement. [2] [3] Cette possibilité de récidive ou de cancer différé justifie une surveillance prolongée après la chirurgie. [2]

Que sait-on des causes et des marqueurs biologiques ?

La cause précise du papillome inversé reste indéterminée, et les rôles respectifs de l'inflammation chronique, des expositions environnementales et du papillomavirus humain restent discutés. [2] [3] Les études consacrées au papillomavirus humain donnent des résultats divergents en raison notamment des méthodes de détection et des populations étudiées. [2] [3] Dans cette localisation, la présence ou l'absence du marqueur p16 ne permet pas à elle seule de confirmer une infection active par le papillomavirus humain. [2] Aucun des marqueurs p40, p63, p16 ou Ki-67 ne peut, isolément, diagnostiquer ou prédire de façon validée une transformation maligne. [2] Ces marqueurs sont des aides à l'interprétation du prélèvement et doivent être confrontés à l'aspect microscopique, à l'imagerie et aux données cliniques. [2]

Sources et références

[1] FIN1

toubkal.imist.ma · Consulté le 2026-09-15

[3] Human Papillomavirus: Possible Mechanisms of Damage in Sinonasal Inverted Papilloma

www.ebi.ac.uk · Version : 2025-12-25 · Consulté le 2026-09-16

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