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Épiphysiolyse fémorale supérieure : signes, diagnostic et traitement

L’épiphysiolyse fémorale supérieure est une affection dans laquelle la tête du fémur glisse par rapport au col du fémur au niveau du cartilage de croissance situé près de l’articulation de la hanche. [1] [2] Elle apparaît habituellement au début de l’adolescence et touche plus souvent les garçons. [1] [2] Cette affection est généralement évolutive, ce qui rend son diagnostic précoce important. [1]

Que se passe-t-il dans la hanche ?

Le fémur est l’os de la cuisse et sa tête forme la partie arrondie de l’articulation de la hanche. [2] Chez l’enfant, les cartilages de croissance sont des zones souples proches des extrémités des os à partir desquelles ceux-ci se développent. [2] Dans l’épiphysiolyse fémorale supérieure, le glissement se produit au niveau du cartilage de croissance situé entre la tête et le col du fémur. [1] [2] L’affection peut concerner les deux hanches, soit d’emblée, soit après une atteinte initialement limitée à un côté. [1] [2]

Causes et facteurs de risque

La cause exacte de l’épiphysiolyse fémorale supérieure demeure inconnue. [1] [2] Elle semble liée à un affaiblissement du cartilage de croissance pendant une période où la hanche est encore en développement. [1] [2] L’obésité constitue un facteur de risque important, notamment en raison de l’augmentation des forces exercées sur cette zone. [1] [2] Des facteurs génétiques, hormonaux, inflammatoires ou traumatiques peuvent également contribuer à l’affaiblissement du cartilage de croissance. [1] [2]

Quels signes peuvent révéler une épiphysiolyse ?

Le début est souvent progressif, avec une raideur ou une douleur légère de la hanche qui peut diminuer au repos. [1] [2] La douleur peut s’aggraver à la marche ou lors de la mobilisation de la hanche. [2] Une boiterie peut ensuite apparaître, accompagnée d’une douleur qui descend vers la face interne de la cuisse et parfois jusqu’au genou. [1] [2] Chez certains enfants, la douleur semble provenir uniquement du genou ou de la cuisse alors que l’anomalie se situe dans la hanche. [1] [2] Cette présentation trompeuse peut retarder la reconnaissance du glissement et permettre son aggravation. [1] À un stade plus avancé, la hanche peut devenir douloureuse à la mobilisation et perdre une partie de sa flexion, de son ouverture latérale et de sa rotation vers l’intérieur. [1] La jambe atteinte peut aussi se présenter tournée vers l’extérieur. [1] [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

L’examen clinique précoce de la hanche ne détecte pas toujours de façon fiable la douleur ou la limitation des mouvements. [1] Le diagnostic repose donc principalement sur des radiographies des deux hanches. [1] [2] Ces radiographies recherchent notamment un élargissement du cartilage de croissance ou un déplacement de la tête du fémur par rapport au col. [1] [2] Une échographie ou une imagerie par résonance magnétique peut être utile lorsque les radiographies sont normales malgré une suspicion clinique. [1] [2] Un diagnostic tardif rend le traitement d’un glissement avancé plus difficile et peut conduire à de moins bons résultats. [1] [2]

Que faire en cas de suspicion ?

Lorsqu’une épiphysiolyse fémorale supérieure est suspectée, l’enfant ne doit pas prendre appui sur la jambe atteinte jusqu’à ce que le diagnostic ait été écarté ou que l’affection ait été traitée. [1] Cette précaution est particulièrement importante devant une boiterie ou une douleur de hanche, de cuisse ou de genou compatible avec cette affection. [1] [2]

Quel est le traitement ?

L’épiphysiolyse fémorale supérieure nécessite généralement une intervention chirurgicale dès que le diagnostic est posé. [1] [2] Le traitement chirurgical vise à stabiliser la zone de glissement, notamment au moyen d’une fixation par du matériel métallique. [1] [2] L’appui sur la jambe affectée reste proscrit avant le traitement. [1] [2]

Quels sont les principaux risques ?

Le glissement peut compromettre l’apport sanguin de la tête du fémur. [1] [2] Cette diminution de la vascularisation peut entraîner une nécrose osseuse puis un effondrement de la tête fémorale. [1] [2] La possibilité d’une atteinte des deux hanches constitue également un enjeu important de la maladie. [1] [2]

Sources et références

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