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Diverticulose colique : symptômes, diagnostic et prise en charge

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Chirurgie du côlon par ville

La diverticulose colique correspond à la présence d’un ou de plusieurs diverticules dans le côlon. [1] Un diverticule est une petite poche formée par la muqueuse et la sous-muqueuse, qui font saillie à travers la couche musculaire de la paroi du côlon. [1] La diverticulose est le plus souvent asymptomatique et peut être découverte fortuitement au cours d’un examen réalisé pour une autre raison. [1] Elle se distingue de la diverticulite, qui est l’inflammation douloureuse d’un diverticule, et du saignement diverticulaire. [1]

Où se trouvent les diverticules et qui est concerné ?

Les diverticules peuvent apparaître dans différentes parties du gros intestin, mais ils se situent habituellement dans le côlon sigmoïde. [1] Ils sont souvent multiples et touchent rarement le rectum. [1] La fréquence de la diverticulose augmente avec l’âge et varie selon les régions géographiques. [1] Elle est rapportée chez environ la moitié des personnes âgées d’au moins 60 ans et chez environ 70 % de celles âgées d’au moins 80 ans. [1]

Pourquoi une diverticulose se forme-t-elle ?

La formation des diverticules est multifactorielle et son mécanisme n’est pas entièrement connu. [1] Une augmentation de la pression à l’intérieur du côlon pourrait pousser la muqueuse à travers les points faibles de la couche musculaire, notamment à proximité des vaisseaux sanguins de la paroi. [1] Des modifications de la structure et de la motricité de la paroi colique participeraient également à ce processus. [1] Des facteurs héréditaires jouent un rôle, mais aucun test génétique cliniquement utile n’est actuellement disponible pour la diverticulose. [1] La maladie diverticulaire symptomatique est associée à plusieurs facteurs environnementaux, notamment une alimentation pauvre en fibres ou riche en viande rouge, la sédentarité, l’obésité et le tabagisme. [1] Ces associations ne permettent pas de déterminer, chez une personne donnée, pourquoi des diverticules se sont formés. [1]

Quels symptômes peuvent être associés à la diverticulose ?

Environ trois quarts des personnes atteintes n’ont aucun symptôme ou présentent seulement une constipation intermittente. [1] Certaines personnes présentent des douleurs abdominales, des ballonnements, une constipation, une diarrhée ou l’émission de mucus par le rectum. [1] Ces manifestations sont peu spécifiques et peuvent également être liées à un autre trouble digestif, comme le syndrome de l’intestin irritable. [1] La présence de diverticules lors d’un examen ne prouve donc pas à elle seule qu’ils expliquent les symptômes digestifs. [1]

L’expression « maladie diverticulaire symptomatique non compliquée » désigne des symptômes abdominaux persistants ou récurrents chez une personne ayant une diverticulose, sans diverticulite ni colite évidente. [1] Elle peut associer une douleur dans la partie inférieure gauche de l’abdomen, des ballonnements et des modifications du transit. [1] Sa distinction avec le syndrome de l’intestin irritable reste difficile en raison du chevauchement des symptômes. [1]

Quelles sont les principales complications ?

Les principales complications décrites sont la diverticulite, le saignement diverticulaire et, plus rarement, une colite segmentaire associée à la maladie diverticulaire. [1] La diverticulite est une inflammation douloureuse qui apparaît chez environ 1 à 5 % des personnes ayant une diverticulose. [1] Une diverticulite aiguë compliquée peut entraîner un abcès, une fistule, une occlusion ou une perforation. [1] Les complications sont rapportées plus fréquemment chez les personnes qui fument, qui présentent une obésité, qui utilisent des anti-inflammatoires non stéroïdiens ou qui sont immunodéprimées. [1]

Le saignement diverticulaire se manifeste typiquement par l’émission indolore de sang rouge ou de selles de couleur marron. [1] Plus rarement, un diverticule situé dans le côlon droit peut provoquer des selles noires correspondant à un méléna. [1] Le saignement survient habituellement sans diverticulite associée et peut être modéré à sévère. [1] Après un premier épisode, une récidive du saignement est possible. [1]

Comment la diverticulose est-elle évaluée ?

Des diverticules sans symptômes peuvent être découverts lors d’une coloscopie, d’une échographie, d’un scanner, d’une IRM ou d’un autre examen digestif. [1] Le choix de l’examen dépend du contexte clinique et de la complication recherchée. [1] L’échographie peut être utilisée en première ligne pour évaluer une maladie diverticulaire, notamment lors d’un épisode de diverticulite aiguë. [1] Le scanner et parfois l’IRM permettent de visualiser l’ensemble de la paroi intestinale et sont privilégiés pour établir un diagnostic définitif. [1]

En présence de symptômes digestifs chroniques, l’évaluation vise aussi à rechercher d’autres explications possibles. [1] La coloscopie peut notamment contribuer à exclure une affection maligne susceptible d’être confondue avec une diverticulite. [1] Le dosage de la calprotectine fécale peut participer à la distinction entre une maladie diverticulaire symptomatique non compliquée et un syndrome de l’intestin irritable. [1] Aucun résultat isolé ne remplace l’interprétation conjointe des symptômes et des examens. [1]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

Une diverticulose sans symptômes ne nécessite pas de traitement ni de modification particulière de l’alimentation. [1] L’éviction des noix, des graines, du maïs ou du pop-corn n’est pas recommandée, car leur consommation n’est pas associée à la diverticulite, au saignement diverticulaire ou à la diverticulose non compliquée. [1] Lorsque des symptômes digestifs non spécifiques sont présents, la prise en charge est adaptée aux manifestations observées, notamment à une éventuelle constipation. [1] Les preuves montrant que les fibres améliorent directement ces symptômes restent limitées. [1] Une alimentation de qualité, souvent riche en fibres, l’activité physique régulière, le maintien d’un indice de masse corporelle normal et l’arrêt du tabac font partie des mesures de mode de vie proposées pour réduire le risque de futurs épisodes de diverticulite. [1]

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les antalgiques opioïdes peuvent augmenter le risque de perforation ou de saignement diverticulaire. [1] Leur utilisation doit être prudente et faire l’objet d’une discussion individualisée sur les risques. [1] Les traitements proposés pour la maladie diverticulaire symptomatique non compliquée reposent surtout sur la prise en charge des symptômes et l’adaptation de l’alimentation. [1] Les données disponibles sur les probiotiques, la rifaximine et la mésalazine sont limitées et hétérogènes, de sorte que ces options ne sont pas recommandées de manière systématique. [1]

Un saignement diverticulaire est pris en charge comme une hémorragie digestive basse. [1] La coloscopie peut identifier la source du saignement et permettre son traitement endoscopique au cours de la même procédure. [1] En cas de saignement persistant et significatif, une angio-TDM puis une angiographie avec embolisation peuvent être utilisées pour localiser et contrôler l’hémorragie. [1] La chirurgie est rarement nécessaire et concerne notamment les saignements multiples ou persistants qui résistent aux autres traitements, ou une instabilité hémodynamique malgré la réanimation. [1]

Sources et références

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Spécialités médicales concernées

Chirurgie générale, digestive et de l’obésité
Chirurgie générale et proctologie
Gastro-entérologue et hépatologue