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Diabète gestationnel : définition, prise en charge et surveillance pendant la grossesse

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Diabète gestationnel par ville

Le diabète gestationnel, aussi appelé diabète de grossesse, correspond à un trouble de la tolérance au glucose entraînant une glycémie trop élevée et débutant ou découvert pour la première fois pendant la grossesse. [2] Cette définition peut réunir des situations différentes : un trouble du glucose déjà présent mais jusque-là méconnu, ou un trouble qui se développe réellement au cours de la grossesse. [2] La prise en charge repose sur une alimentation adaptée, une activité physique en l’absence de contre-indication, la surveillance de la glycémie et, si ces mesures ne suffisent pas, un traitement par insuline. [1]

Quels facteurs augmentent le risque de diabète gestationnel ?

Les facteurs de risque décrits comprennent notamment l’avancée en âge, le surpoids ou l’obésité avant la grossesse et les antécédents familiaux de diabète. [2] Un diabète gestationnel lors d’une précédente grossesse, une mort fœtale in utero ou la naissance antérieure d’un bébé de poids élevé font également partie des antécédents associés au risque. [2] Les seuils d’âge et d’indice de masse corporelle variaient toutefois selon les études et recommandations examinées par le rapport français de 2005. [2] La présence d’un facteur de risque ne suffit donc pas, à elle seule, à établir le diagnostic. [2]

Comment le diabète gestationnel est-il évalué ?

Le rapport de la Haute Autorité de santé publié en 2005 décrivait principalement des tests de charge orale en glucose, appelés hyperglycémies provoquées par voie orale ou HGPO. [2] Ce test consiste à mesurer la réponse de la glycémie après l’ingestion d’une quantité déterminée de glucose. [2] Le même rapport distinguait des stratégies en un temps, avec une HGPO diagnostique, et des stratégies en deux temps, avec un premier test de dépistage suivi d’un test diagnostique en cas de résultat positif. [2] Il signalait une hétérogénéité des stratégies et des seuils internationaux, ce qui interdit d’utiliser isolément ces données anciennes pour interpréter aujourd’hui un résultat personnel. [2]

Sur quoi repose la prise en charge ?

La prise en charge est généralement coordonnée par le gynécologue ou le gynécologue-obstétricien. [1] L’intervention d’un endocrinologue ou d’un diététicien peut compléter cet accompagnement. [1] Les conseils alimentaires doivent être personnalisés en fonction notamment de l’indice de masse corporelle, de la prise de poids pendant la grossesse et des habitudes alimentaires. [1] La quantité de glucides et leur répartition au cours de la journée sont adaptées afin de mieux contrôler la glycémie après les repas. [1] La page de l’Assurance Maladie propose habituellement trois repas et deux collations, mais cette organisation doit s’inscrire dans les recommandations individuelles de l’équipe soignante. [1]

En l’absence de contre-indication liée à la grossesse, une activité physique régulière participe à la régulation de la glycémie. [1] L’Assurance Maladie indique comme repère environ trente minutes d’activité quotidienne, trois à cinq fois par semaine. [1] Une insulinothérapie devient nécessaire lorsque les mesures alimentaires et l’activité physique ne permettent pas de normaliser suffisamment la glycémie. [1] L’insuline doit être utilisée conformément à la prescription médicale, sans modifier seul le traitement à partir d’une mesure isolée. [1]

Comment la glycémie et la grossesse sont-elles surveillées ?

L’autosurveillance glycémique peut être conseillée lorsque la prise en charge repose sur l’alimentation et l’activité physique. [1] Elle est indispensable lorsque le diabète gestationnel est traité par insuline. [1] Les contrôles sont généralement réalisés à jeun et après les repas, mais leur fréquence et le moment précis des mesures doivent suivre les consignes personnalisées du professionnel de santé. [1] La page de l’Assurance Maladie présente comme objectifs maximaux 0,95 g/L à jeun, 1,30 à 1,40 g/L une heure après le repas et 1,20 g/L deux heures après le repas. [1]

Lorsque la glycémie est équilibrée et qu’aucun autre facteur de risque ou maladie n’est associé, le suivi peut rester celui d’une grossesse en bonne santé. [1] Un surpoids, une glycémie insuffisamment équilibrée ou une hypertension artérielle justifient un suivi médical plus rapproché. [1] Ce suivi renforcé peut comprendre des échographies, des enregistrements du rythme cardiaque fœtal, des dosages sanguins de la glycémie et une recherche de protéines dans les urines. [1]

Quels risques sont associés au diabète gestationnel ?

Le diabète gestationnel est associé à un risque de macrosomie, terme désignant un poids de naissance élevé. [1] [2] Une macrosomie peut augmenter le risque de césarienne, de difficulté au dégagement des épaules lors de la naissance et de lésion du plexus brachial. [2] Toute macrosomie n’est toutefois pas causée par un diabète gestationnel, car la plupart surviennent chez des femmes qui n’en sont pas atteintes. [2] L’hypertension liée à la grossesse et la pré-éclampsie ont également été observées plus fréquemment chez les femmes ayant un diabète gestationnel. [2] Cette association ne prouve pas que l’hyperglycémie en soit directement la cause, car l’âge et l’indice de masse corporelle constituent des facteurs communs importants. [2]

Pourquoi les résultats doivent-ils être interprétés avec l’équipe soignante ?

Le niveau de glycémie, les autres facteurs de risque et l’évolution de la grossesse sont pris en compte ensemble pour organiser la surveillance. [1] [2] Une mesure isolée ne suffit pas à décider seul d’un changement alimentaire ou d’un traitement par insuline. [1] Les objectifs et la fréquence des contrôles doivent donc rester ceux définis personnellement par le médecin ou la sage-femme. [1]

Sources et références

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