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Dent incluse : définition, causes, signes et diagnostic

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Chirurgie maxillo-faciale par ville

Une dent incluse est une dent dont la racine a achevé sa formation, mais qui reste entièrement dans l’os de la mâchoire sans avoir traversé la muqueuse ni communiqué avec la bouche. [2] Elle peut être découverte parce qu’une dent permanente attendue n’apparaît pas sur l’arcade dentaire, parce qu’une dent temporaire persiste ou lors d’un examen radiologique. [2] L’examen de la bouche et l’imagerie servent à confirmer l’inclusion, à localiser la dent et à étudier ses rapports avec les dents et les structures voisines. [2]

Dent incluse, dent retenue ou dent enclavée : quelles différences ?

La dent retenue est une dent encore immature qui n’est pas présente sur l’arcade à l’âge où son éruption était attendue. [2] Sans traitement, une dent retenue peut devenir incluse ou enclavée une fois sa maturation terminée. [2] À la différence d’une dent incluse, une dent enclavée a progressé jusqu’au milieu buccal, mais n’a pas atteint une position permettant une occlusion fonctionnelle avec les autres dents. [2] Une dent apparemment absente n’est donc pas nécessairement incluse : une extraction antérieure, une absence congénitale de la dent ou un simple retard d’éruption doivent aussi être envisagés. [2]

Quelles dents peuvent être incluses ?

Les dents de sagesse inférieures sont les plus souvent concernées, devant les dents de sagesse supérieures et les canines supérieures. [2] Les prémolaires, les incisives supérieures, les canines inférieures ainsi que certaines premières ou deuxièmes molaires peuvent également être incluses. [2]

Pourquoi une dent reste-t-elle incluse ?

L’inclusion peut être liée à une mauvaise orientation ou à une malformation du germe à partir duquel la dent se développe. [2] Un manque de place sur l’arcade dentaire peut également empêcher l’éruption. [2] Ce manque de place peut notamment survenir après la perte ou l’extraction précoce d’une dent temporaire, lorsque les dents voisines se déplacent. [2] Une dent surnuméraire, un kyste folliculaire, certaines lésions gingivales bénignes ou un épaississement des tissus gingivaux peuvent constituer un obstacle à l’éruption. [2] Un traumatisme subi pendant la petite enfance dans la région des incisives et des canines peut perturber l’orientation d’une dent en formation. [2] Des prédispositions familiales sont rapportées pour certaines inclusions isolées, tandis que des inclusions multiples peuvent s’observer dans plusieurs syndromes congénitaux. [2]

Quels signes peuvent faire rechercher une dent incluse ?

Les signes visibles à l’extérieur de la bouche sont généralement rares et discrets. [2] Dans la bouche, le praticien peut constater la persistance d’une dent temporaire au-delà de la période habituelle de sa chute ou l’absence d’une dent permanente attendue. [2] Un espace insuffisant pour l’éruption ou le déplacement des dents voisines peut également orienter l’examen. [2] La palpation peut retrouver une voussure ferme sous la muqueuse, du côté du palais ou du côté de la joue et des lèvres. [2] Une palpation douloureuse associée à une muqueuse rouge, gonflée ou inflammatoire évoque plutôt une complication infectieuse. [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le bilan commence par la recherche de l’âge du patient, de ses antécédents dentaires et médicaux, d’éventuels cas familiaux et d’un ancien traumatisme de la région concernée. [2] Il vérifie également que la dent n’a pas déjà été retirée et cherche à distinguer une inclusion d’une absence congénitale ou d’un retard d’éruption. [2] L’examen de la bouche étudie la dent temporaire éventuellement persistante, la place disponible et la position des dents voisines. [2] La radiographie panoramique peut confirmer l’inclusion et renseigner sur la position, l’orientation et les rapports généraux de la dent avec les structures voisines. [2] La radiographie panoramique ne précise toutefois pas correctement si la dent se situe du côté du palais ou du côté de la joue. [2] Un cliché rétroalvéolaire peut apporter des informations sur la forme de la dent, son axe, sa racine et ses rapports avec les dents adjacentes lorsqu’elle n’est pas située trop loin de la zone explorée. [2] D’autres radiographies peuvent compléter la localisation, mais certaines sont limitées par la superposition des structures ou ne permettent pas à elles seules un diagnostic précis. [2] L’imagerie tridimensionnelle par scanner ou cône-beam permet une localisation précise dans les trois dimensions et une étude détaillée de la morphologie de la dent et de ses rapports anatomiques. [2]

Infection dentaire : quand faut-il agir rapidement ?

Une dent qui n’a pas correctement émergé peut favoriser la formation d’un abcès dentaire, c’est-à-dire une accumulation de pus due à une infection. [1] Une douleur dentaire ou gingivale intense, une rougeur, un mauvais goût dans la bouche, une fièvre, des ganglions gonflés ou un gonflement du visage ou de la mâchoire peuvent accompagner un abcès. [1] Un abcès dentaire ne disparaît pas spontanément et nécessite un traitement dentaire urgent. [1]

Une difficulté à respirer, à parler ou à avaler, un gonflement important dans la bouche, ou une difficulté marquée à ouvrir la bouche impose une évaluation médicale immédiate. [1] Une douleur ou un gonflement de l’œil, ainsi que l’apparition soudaine d’un trouble de la vision dans ce contexte, imposent également une évaluation médicale immédiate. [1]

Pourquoi un dépistage précoce est-il utile ?

Une inclusion dentaire s’inscrit souvent dans un contexte plus large de mauvaise position des dents ou de décalage des arcades. [2] Le repérage précoce d’un risque d’inclusion peut faciliter les mesures préventives et, lorsqu’elle est envisagée, la traction chirurgico-orthodontique de la dent. [2] Le choix entre les différentes conduites possibles dépend notamment de la dent concernée, de sa position, de sa morphologie et de ses rapports avec les structures voisines. [2]

Sources et références

[1] Dental abscess - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

[2] FIN1

facmed.univ-constantine3.dz · Consulté le 2026-09-16

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Spécialités médicales concernées

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