Aller au contenu principal

DMLA humide : symptômes, diagnostic et traitements

Trouver un professionnel

OCT (tomographie en cohérence optique) par ville

La dégénérescence maculaire liée à l’âge humide, ou DMLA humide, est une forme de DMLA qui atteint la macula, la région centrale de la rétine responsable de la vision fine et de la perception des couleurs. [2] Également appelée DMLA exsudative ou néovasculaire, elle peut provoquer une baisse rapide de la vision centrale alors que la vision périphérique reste habituellement préservée. [1] [2] L’apparition d’une vision déformée, d’une tache sombre centrale ou d’une baisse de l’acuité visuelle après 50 ans justifie un bilan ophtalmologique dans les plus brefs délais, au maximum en moins d’une semaine. [1]

Pourquoi parle-t-on de forme humide ?

Dans la DMLA humide, des vaisseaux sanguins anormaux se développent à partir de la choroïde, une couche vascularisée située sous la rétine, puis laissent fuir du sang ou du liquide sous la macula. [2] Ces néovaisseaux peuvent entraîner une hémorragie, des exsudats, un œdème ou un soulèvement de la macula, puis la formation d’un tissu cicatriciel à un stade avancé. [1] [2] La forme sèche, dite atrophique ou non exsudative, correspond au contraire à un amincissement progressif des tissus de la macula sans fuite de liquide ni hémorragie maculaire. [2] Une DMLA commence sous une forme atrophique chez les personnes décrites par le Manuel MSD, puis une forme exsudative peut apparaître chez certaines d’entre elles. [2]

Quels symptômes doivent faire réagir ?

Le premier signe peut être une zone floue, ondulée ou déformée au centre de la vision, notamment lorsque des lignes normalement droites paraissent courbes. [1] [2] Une petite tache sombre centrale, une diminution de la vision des détails, des difficultés à lire, une baisse de la sensibilité aux contrastes ou une modification de la perception des couleurs peuvent également survenir. [1] [2] La baisse visuelle de la forme humide tend à évoluer en quelques jours ou quelques semaines et peut être encore plus rapide lorsqu’un vaisseau anormal se rompt et provoque une hémorragie. [2] Si un seul œil est atteint, l’autre œil peut compenser et retarder la perception du trouble, ce qui explique l’intérêt d’évaluer chaque œil séparément. [1]

Après 50 ans, la découverte de lignes déformées, d’une tache sombre centrale ou d’une diminution de l’acuité visuelle impose de prendre rapidement rendez-vous avec un ophtalmologiste, dans un délai inférieur à une semaine. [1] Une personne déjà porteuse de drusen ou d’une maculopathie liée à l’âge doit consulter son ophtalmologiste en urgence dans les 48 heures si son acuité visuelle baisse, afin de rechercher et de traiter d’éventuels néovaisseaux. [1]

Comment la DMLA humide est-elle diagnostiquée ?

Le diagnostic est posé par un ophtalmologiste après la mesure de l’acuité visuelle de près et de loin et l’examen de l’œil. [1] Le fond d’œil est indispensable pour observer la rétine et rechercher notamment des néovaisseaux, une hémorragie, des exsudats, un œdème ou un soulèvement de la macula. [1] La tomographie en cohérence optique, ou OCT, produit des images en coupe de la rétine et aide à différencier la DMLA humide de la DMLA sèche. [1] [2] L’angiographie à la fluorescéine photographie les vaisseaux de la rétine après l’injection intraveineuse d’un colorant fluorescent afin de mettre en évidence une forme humide. [1] L’OCT-angiographie permet quant à elle de visualiser la vascularisation rétinienne sans injection de colorant, mais l’Assurance Maladie indique que l’évaluation de cette technique est encore en cours. [1]

Le fond d’œil et l’angiographie peuvent nécessiter la dilatation de la pupille au moyen d’un collyre. [1] Ce collyre peut rendre la vision floue pendant deux à trois heures et empêche de conduire durant cette période. [1]

Quels sont les principes du traitement ?

Le traitement de la DMLA humide vise principalement à limiter la croissance et les fuites des néovaisseaux afin de réduire le risque de perte visuelle. [2] Des médicaments appelés anti-VEGF peuvent être injectés directement dans l’œil par voie intravitréenne pour diminuer le développement des nouveaux vaisseaux et l’œdème. [2] Ces injections doivent généralement être répétées, et l’OCT peut contribuer au suivi de la réponse au traitement. [2] La thérapie photodynamique associe l’injection intraveineuse d’une substance qui sensibilise les vaisseaux à la lumière et l’application d’un laser destiné à détruire les vaisseaux anormaux. [2] Un laser thermique peut être employé lorsque les néovaisseaux ne se trouvent pas directement sous la macula, tandis que la chirurgie est rarement utilisée dans cette forme de DMLA. [2]

Évolution et vie quotidienne avec une baisse de vision

À un stade avancé, la DMLA peut empêcher de voir les détails au centre de l’image tout en laissant une vision d’ensemble grâce au champ visuel périphérique. [1] [2] Lorsque les deux yeux sont atteints, la lecture, la conduite et la reconnaissance des détails peuvent devenir impossibles. [1] Les troubles visuels associés à la DMLA peuvent aussi favoriser les chutes, en particulier chez les personnes âgées. [1] Des loupes, des lunettes grossissantes, des agrandisseurs électroniques, des réglages informatiques adaptés ou des logiciels de lecture vocale peuvent aider à utiliser la vision restante. [2] Une personne présentant une perte visuelle doit pouvoir recevoir des conseils adaptés sur les aides disponibles auprès d’un professionnel spécialisé dans la basse vision. [2]

Facteurs de risque et surveillance de la vision

L’âge, les antécédents familiaux, le tabagisme, certaines anomalies génétiques, les maladies cardiovasculaires, l’hypertension artérielle et l’obésité figurent parmi les facteurs associés à la DMLA. [2] Après 50 ans, l’Assurance Maladie conseille un contrôle ophtalmologique régulier tous les un à deux ans afin de dépister notamment la DMLA et le glaucome. [1] Entre les consultations, évaluer séparément la vision de chaque œil peut aider à repérer une déformation des lignes, une tache centrale ou une baisse visuelle, mais la constatation d’une anomalie doit conduire à un bilan ophtalmologique rapide. [1]

Sources et références

[1] Symptômes et diagnostic de la DMLA | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées