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Défaillance cardiaque systolique : symptômes, bilan et signes d’aggravation

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Insuffisance cardiaque par ville

La défaillance cardiaque systolique relève de l’insuffisance cardiaque, une maladie dans laquelle les performances du cœur doivent être évaluées par un bilan médical. [1] L’échocardiographie renseigne notamment sur la capacité du cœur à se contracter et mesure la fraction d’éjection du ventricule gauche, utilisée pour qualifier l’insuffisance cardiaque. [1] Les symptômes ne permettent donc pas, à eux seuls, d’identifier la forme systolique ni d’interpréter la fraction d’éjection. [1] Un bilan est nécessaire pour confirmer l’insuffisance cardiaque, en évaluer la gravité et rechercher sa cause ainsi que les maladies susceptibles de l’aggraver. [1]

Quels symptômes peuvent évoquer une insuffisance cardiaque ?

L’essoufflement, les œdèmes, une prise de poids rapide et une fatigue inhabituelle font partie des principaux signes évocateurs. [1] Pris isolément, ces signes sont peu spécifiques, mais leur association ou leur apparition récente doit alerter. [1] L’essoufflement apparaît souvent d’abord à l’effort, puis peut survenir pour des activités de moins en moins importantes et, plus tard, au repos. [1] Une toux nocturne en position allongée peut accompagner cette gêne respiratoire. [1]

Les œdèmes touchent notamment les pieds, les chevilles ou les jambes, qui peuvent conserver la marque de la pression d’un doigt. [1] Une rétention de liquide peut aussi se manifester par une prise de poids inexpliquée de deux à trois kilogrammes en quelques jours. [1] La fatigue peut être ressentie pendant des activités ordinaires comme marcher, monter un escalier ou porter une charge. [1] Des palpitations, une perte d’appétit ou une pesanteur douloureuse sous les côtes droites peuvent également être présentes. [1]

Chez une personne âgée, les manifestations peuvent être moins typiques et prendre la forme d’une confusion, de chutes, d’un comportement inhabituel ou d’une perte d’autonomie. [1] Une fatigue ou une prise de poids rapide et inexpliquée peut aussi révéler la maladie dans cette population. [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le médecin commence par rechercher les symptômes, examiner la personne et mesurer sa pression artérielle. [1] Une prise de sang peut évaluer notamment la glycémie, les graisses sanguines ainsi que les fonctions rénale et hépatique. [1] Le dosage du BNP ou du NT-proBNP aide à orienter le diagnostic lorsque son résultat est élevé, car ces peptides sont libérés lorsque les cellules du muscle cardiaque sont étirées. [1]

La radiographie thoracique peut renseigner sur la taille du cœur et montrer certaines anomalies pulmonaires. [1] L’électrocardiogramme recherche des anomalies du rythme ou des indices liés à la maladie cardiaque en cause, comme des séquelles d’infarctus. [1] Selon la situation, un enregistrement Holter, un électrocardiogramme d’effort ou d’autres explorations peuvent être nécessaires. [1]

L’échocardiographie visualise les cavités cardiaques, l’épaisseur du muscle et les capacités de remplissage et de contraction du cœur. [1] Elle mesure en particulier la fraction d’éjection du ventricule gauche, c’est-à-dire un résultat portant sur le ventricule chargé d’envoyer le sang dans l’organisme. [1] Cet examen peut également orienter vers une cause et participe à la surveillance après la mise en route du traitement. [1] Une IRM cardiaque peut compléter l’étude de la fonction et des parois du cœur afin de mieux rechercher la cause de l’insuffisance cardiaque. [1]

Quelles causes et maladies aggravantes sont recherchées ?

Le bilan peut retrouver une hypertension artérielle, une maladie coronaire, des séquelles d’infarctus, une maladie des valves ou une atteinte du muscle cardiaque. [1] Le médecin recherche aussi des facteurs susceptibles d’aggraver la situation, notamment le diabète, le tabagisme, le surpoids ou des anomalies des graisses dans le sang. [1] Une maladie rénale chronique ou un syndrome d’apnées obstructives du sommeil peut également aggraver l’insuffisance cardiaque. [1] Une consommation excessive d’alcool, l’absence d’activité physique ou une dénutrition sont aussi prises en compte dans l’évaluation. [1]

Comment la maladie peut-elle évoluer ?

L’insuffisance cardiaque peut ne provoquer aucun symptôme à son début. [1] La fatigue, les palpitations et l’essoufflement peuvent ensuite apparaître pendant les efforts habituels, puis lors d’activités plus faibles et enfin au repos. [1] Des œdèmes des pieds et des chevilles peuvent se former tandis que la qualité de vie diminue. [1] Une aggravation peut aboutir à une décompensation cardiaque nécessitant une hospitalisation. [1]

Une prise en charge adaptée peut ralentir l’évolution de la maladie et contribuer à prévenir les épisodes de décompensation. [1] Cette prise en charge repose notamment sur une surveillance médicale régulière, des règles d’hygiène de vie et un traitement adapté. [1] Le traitement prescrit ne doit pas être interrompu de sa propre initiative. [1]

Quels signes imposent de consulter rapidement ?

L’apparition d’un essoufflement en position allongée est un signe d’aggravation qui nécessite une consultation médicale urgente. [1] Une gêne respiratoire plus marquée, l’obligation de dormir à demi-assis ou un réveil nocturne avec difficulté à reprendre son souffle peuvent annoncer une décompensation. [1]

Une prise de poids rapide, l’apparition ou l’augmentation d’œdèmes et une modification inhabituelle du pouls sont également des signes d’aggravation. [1] Des malaises lors des changements de position ou une baisse de pression artérielle constatée dans le cadre d’une autosurveillance prescrite doivent aussi être signalés. [1] Toute aggravation connue de l’insuffisance cardiaque doit conduire à consulter rapidement afin que le traitement puisse être réévalué. [1] En dehors d’une aggravation déjà identifiée, la présence récente d’un ou de plusieurs symptômes évocateurs justifie de consulter le médecin traitant pour organiser le bilan. [1]

Sources et références

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