Débit expiratoire maximal : mesure des débits lors d’une spirométrie

La spirométrie est un examen qui mesure les volumes pulmonaires et les débits de l’air expulsé pendant une expiration volontaire et maximale. [1] Elle fournit une évaluation objective du fonctionnement des poumons et peut notamment contribuer à confirmer une affection respiratoire comme l’asthme ou la bronchopneumopathie chronique obstructive. [1] Les mesures obtenues dépendent fortement de la qualité de l’inspiration, de l’effort expiratoire et du respect des consignes pendant le test. [1]
Comment les débits expiratoires sont-ils mesurés ?
La spirométrie peut être réalisée dans un cabinet médical ou dans un laboratoire d’explorations fonctionnelles respiratoires. [1] Le poids, la taille et l’âge sont relevés, car ils sont utilisés pour calculer les résultats. [1] La personne est installée assise, le dos droit et le cou dans l’axe du dos. [1] Un pince-nez impose de respirer par la bouche dans un embout à usage unique relié au spiromètre. [1] L’appareil enregistre les mesures sous forme de données chiffrées et de courbes. [1]
Pour mesurer les débits expiratoires, il faut d’abord inspirer le plus d’air possible, aussi rapidement et complètement que possible. [1] Sans faire de pause respiratoire, il faut ensuite souffler aussi fort et aussi longtemps que possible afin de vider complètement les poumons. [1] Le spiromètre mesure alors la quantité d’air expirée et la vitesse à laquelle elle est expulsée. [1] La manœuvre est répétée au moins trois fois afin d’obtenir le meilleur résultat possible. [1]
Comment préparer une spirométrie ?
Il n’est pas nécessaire d’être à jeun, mais il est recommandé d’éviter un repas lourd et de ne pas manger pendant les deux heures précédant le test. [1] Il est également demandé de ne pas boire d’alcool pendant les quatre heures précédentes. [1] Il faut éviter de fumer dans l’heure précédant l’examen et de faire un exercice intense pendant les trente minutes précédentes. [1] Des vêtements amples et confortables facilitent une inspiration complète. [1]
Si une affection respiratoire ou ORL aiguë, une maladie infectieuse transmissible, une douleur thoracique ou un mal de ventre survient avant l’examen, il faut le signaler dès que possible, car le rendez-vous peut devoir être reporté. [1] Un traitement pour les poumons ne doit pas être interrompu de sa propre initiative avant l’examen : le médecin prescripteur indique s’il faut ou non l’arrêter. [1] Des antécédents récents ou en cours, notamment certaines interventions, maladies cardiovasculaires, infections respiratoires, anomalies vasculaires cérébrales ou un pneumothorax, peuvent constituer des contre-indications et doivent être évalués par le médecin avant la prescription. [1]
Que se passe-t-il pendant et après l’examen ?
La spirométrie est présentée comme un examen indolore et sans danger, mais l’effort demandé peut provoquer de la fatigue. [1] Tout étourdissement ou vertige ressenti pendant l’examen doit être signalé immédiatement à la personne qui réalise le test. [1] L’examen dure environ trente minutes, mais il peut être prolongé si des analyses complémentaires sont nécessaires. [1] Lorsque la spirométrie apporte tous les éléments utiles, les résultats sont communiqués par le médecin et transmis au prescripteur. [1] Il est alors possible de reprendre immédiatement ses activités habituelles. [1]
Comment les résultats sont-ils complétés ?
Selon les résultats obtenus, d’autres mesures peuvent être réalisées pour mieux évaluer le fonctionnement des bronches. [1] Un test de réversibilité consiste à répéter les mesures après l’inhalation d’un bronchodilatateur d’action rapide. [1] Une amélioration nette des mesures indique que l’obstruction au passage de l’air est réversible et constitue un résultat en faveur d’un asthme. [1] Lorsque des symptômes évoquent un asthme malgré une spirométrie normale, un test de provocation bronchique peut être proposé. [1]
Le médecin peut aussi demander des examens complémentaires en fonction de l’âge, de la condition physique, de l’état de santé et des résultats de la spirométrie. [1] La pléthysmographie permet notamment de calculer le volume pulmonaire résiduel, c’est-à-dire la quantité d’air restant dans les poumons à la fin de l’expiration. [1] Une gazométrie artérielle peut évaluer la capacité des poumons à oxygéner le sang en mesurant notamment les pressions en oxygène et en dioxyde de carbone. [1]
Sources et références
[1] Comment se déroule une spirométrie ? | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
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