Aller au contenu principal

Dacryocystite : symptômes, diagnostic, traitements et signes d’urgence

Trouver un professionnel

Chirurgie oculoplastique par ville

La dacryocystite est une infection ou une inflammation du sac lacrymal, petit réservoir situé près du coin interne de l’œil et dans lequel les larmes sont recueillies avant de s’écouler vers le nez. [1] [3] Elle est le plus souvent liée à une obstruction du canal nasolacrymal, qui provoque une stagnation des larmes et favorise la multiplication de micro-organismes dans le sac lacrymal. [2] [3] La maladie peut apparaître brutalement sous une forme aiguë, avec douleur, rougeur et gonflement, ou persister sous une forme chronique dominée par le larmoiement, les sécrétions et une tuméfaction parfois peu douloureuse. [1] [3]

Quels sont les signes d’une dacryocystite ?

Dans la forme aiguë, la zone du sac lacrymal, située près de la racine du nez et du coin interne de l’œil, devient généralement rouge, gonflée et douloureuse. [1] [2] L’œil peut larmoyer excessivement parce que l’évacuation des larmes est perturbée, tandis que la région périoculaire peut devenir rouge, humide ou purulente. [1] Lors de l’examen, une pression sur le sac peut provoquer un reflux de sécrétions épaisses ou purulentes par les points lacrymaux, mais cette manœuvre appartient à l’évaluation clinique et ne constitue pas un autotest diagnostique. [2] [3] Une infection plus importante peut s’accompagner de fièvre ou former un abcès, c’est-à-dire une poche de pus susceptible de se rompre à travers la peau et de créer un trajet d’écoulement appelé fistule. [1] [3]

Dans la forme chronique, un larmoiement persistant peut être le seul symptôme. [3] Une tuméfaction peut aussi être visible au-dessus du sac lacrymal sans être très douloureuse, avec un écoulement ressemblant à du pus au coin interne de la paupière. [1] [2] La dacryocystite chronique est fréquemment associée à une conjonctivite chronique, mais un œil rouge ou larmoyant peut avoir de nombreuses autres causes et ne permet pas à lui seul de poser le diagnostic. [1] [3]

Pourquoi le canal lacrymal se bouche-t-il ?

L’obstruction peut être congénitale, notamment chez le nourrisson, ou acquise au cours de la vie. [3] Chez l’adulte, elle peut être sans cause clairement identifiée ou être secondaire à un traumatisme, une intervention nasale, une inflammation chronique, certains traitements ou, plus rarement, une tumeur du sac lacrymal ou des tissus voisins. [3] Le diabète, une immunodépression et certaines affections nasales ou sinusiennes peuvent aggraver la morbidité oculaire associée. [3] Un écoulement sanglant, une masse ferme et fixée, l’absence de réponse au traitement ou une récidive après chirurgie sont des présentations atypiques qui doivent faire rechercher une autre cause, notamment une tumeur du sac lacrymal. [3]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose d’abord sur l’histoire des symptômes et sur l’examen réalisé par le médecin. [1] [3] L’examen ophtalmologique évalue notamment la zone du sac lacrymal, les paupières, les points lacrymaux, la surface de l’œil, l’acuité visuelle, les pupilles et les mouvements oculaires. [3] Selon la présentation, des tests d’écoulement des larmes, une exploration des voies lacrymales, un examen nasal ou une imagerie peuvent être nécessaires pour localiser l’obstruction ou rechercher une complication. [3] En présence de fièvre, de troubles visuels, de protrusion de l’œil, de vision double ou de mouvements oculaires limités, le bilan peut comprendre des analyses et une imagerie urgente des orbites et des sinus afin de rechercher une extension de l’infection. [3] Le sondage et l’irrigation des voies lacrymales peuvent être utilisés dans certaines formes chroniques, mais ils sont contre-indiqués pendant l’inflammation aiguë. [3]

Quels sont les principes du traitement ?

La dacryocystite aiguë est habituellement traitée par des antibiotiques, souvent par voie orale dans les formes peu sévères et par voie intraveineuse lorsque l’infection est sévère ou associée à de la fièvre. [1] [2] Des compresses chaudes peuvent être proposées en complément du traitement médical. [1] [2] Lorsqu’un abcès s’est formé, un drainage chirurgical peut être nécessaire en plus des antibiotiques. [2] [3]

Le traitement de fond vise à rétablir l’évacuation des larmes afin de limiter la persistance des symptômes et les récidives. [1] [3] La dacryocystorhinostomie, ou DCR, crée un nouveau passage entre le sac lacrymal et la cavité nasale pour contourner l’obstruction. [2] [3] Cette intervention est le traitement principal de la dacryocystite chronique et peut être recommandée après le contrôle d’un épisode aigu pour prévenir une récidive. [1] [2] La DCR peut être réalisée par une voie externe ou par une voie endoscopique à travers le nez, le choix dépendant de l’anatomie, de la cause de l’obstruction, des antécédents et de l’évaluation chirurgicale. [3]

Quels signes nécessitent une prise en charge urgente ?

Une évaluation ophtalmologique urgente est nécessaire si le gonflement ou la rougeur s’étend à la paupière supérieure ou à la joue, si une douleur apparaît derrière l’œil, si les mouvements de l’œil deviennent limités, ou en cas de vision double, de protrusion de l’œil ou de baisse inexpliquée de la vision. [3] Une dacryocystite compliquée d’une cellulite orbitaire, d’une thrombose du sinus caverneux ou d’un sepsis impose une évaluation en urgence et une hospitalisation immédiate. [3] Les nourrissons, les enfants, les personnes diabétiques ou immunodéprimées présentent un risque accru de propagation de l’infection et nécessitent une vigilance particulière ainsi qu’une prise en charge rapide. [3]

Même sans signe d’extension, une forme aiguë doit être adressée rapidement à un ophtalmologiste afin d’organiser le traitement et d’évaluer la nécessité d’un geste chirurgical. [3]

Évolution, récidive et suivi

L’évolution est généralement favorable lorsque le diagnostic et le traitement sont suffisamment précoces. [3] Une amélioration de l’infection aiguë ne signifie toutefois pas que l’obstruction a disparu, et un larmoiement, des sécrétions ou de nouveaux épisodes peuvent persister ou récidiver. [1] [3] Le suivi sert à contrôler la disparition de l’infection, à réévaluer la perméabilité des voies lacrymales et à planifier le traitement de l’obstruction lorsqu’il reste nécessaire. [3] Une récidive, une persistance des symptômes ou un échec après DCR justifie une nouvelle évaluation ophtalmologique afin d’en rechercher la cause et d’adapter la prise en charge. [3]

Sources et références

[3] Dacryocystitis - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Chirurgien maxillo-facial