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Coqueluche : signes, prise en charge et prévention

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Infectiologie pédiatrique par ville

La coqueluche est une infection bactérienne des voies respiratoires, très contagieuse, transmise par voie aérienne lors de la toux, des éternuements ou de la parole. [3] Son évolution est prolongée, souvent sur plusieurs semaines et parfois plusieurs mois. [3] Les nourrissons de moins de six mois sont particulièrement exposés aux formes graves. [1] [4]

Quand demander rapidement de l’aide

Pour un enfant chez qui une coqueluche est possible, consultez le plus vite possible et adressez-vous aux urgences si nécessaire si le nourrisson a moins de trois mois et tousse, si les doigts ou le pourtour de la bouche deviennent bleutés pendant les quintes, ou si l’enfant fait des pauses respiratoires ou respire difficilement ou rapidement. [2] Le même recours rapide est nécessaire si l’enfant paraît anormalement endormi, a des convulsions ou un malaise, refuse de boire tout en vomissant et présente des signes de déshydratation, a beaucoup de fièvre ou paraît faible. [2] En cas de besoin, appelez le Samu au 15, les pompiers au 18 ou le numéro d’urgence européen 112. [2]

En l’absence des situations urgentes décrites ci-dessus, consultez un médecin traitant ou un pédiatre si vous ou votre enfant avez une toux en quintes avec spasmes, ou une toux qui persiste plus de sept jours et s’aggrave. [2] Consultez également si un nourrisson âgé de trois à six mois tousse, ou si vous ou votre enfant avez été en contact avec une personne atteinte de coqueluche et que vos vaccinations ne sont pas à jour. [2] Une coqueluche confirmée chez un nourrisson de moins de trois mois impose une hospitalisation pour le traitement et la surveillance respiratoire ; après cet âge, l’hospitalisation est discutée selon la tolérance de la maladie. [3] [1]

Quels signes peuvent évoquer une coqueluche ?

La toux peut évoluer en accès soudains, violents et répétés, avec spasmes, difficulté à respirer, visage rouge ou bleuté, vomissements après les quintes ou longue inspiration aiguë appelée « chant du coq ». [4] Ces signes ne sont pas toujours présents, notamment chez l’adulte : une toux qui persiste et s’aggrave au-delà d’une semaine peut aussi faire évoquer une coqueluche et justifie une évaluation médicale. [4] [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le médecin évalue la toux et recherche notamment l’existence de cas de coqueluche dans l’entourage. [1] La confirmation repose principalement sur une PCR réalisée à partir d’un prélèvement nasopharyngé profond ; elle peut détecter l’agent infectieux jusqu’à trois semaines après le début de la toux, mais sa sensibilité diminue avec le temps. [3] Si la personne à l’origine du cas tousse depuis plus de trois semaines, le médecin peut préférer effectuer la PCR chez un membre de l’entourage qui commence à tousser. [3] La sérologie de la coqueluche n’est plus recommandée en pratique courante et n’est plus remboursée ; une PCR respiratoire multiplex n’est pas le test de première intention devant une suspicion spécifique, mais peut être utile lorsque le tableau n’est pas spécifique. [3]

Traitement de la personne malade

Chez un nourrisson, un enfant ou un adulte ayant une coqueluche suspectée ou confirmée, le traitement antibiotique prescrit doit être commencé dès que possible et dans les trois premières semaines d’évolution. [3] Le traitement repose principalement sur un antibiotique de la famille des macrolides et vise à réduire le portage de la bactérie et la contagiosité ; il agit peu sur l’évolution de la maladie lorsque le diagnostic est tardif. [3] [1] Chez le nouveau-né, les macrolides augmentent le risque de sténose hypertrophique du pylore, davantage avec l’érythromycine qu’avec les autres macrolides ; ce risque doit être pris en compte par le prescripteur. [3] Le cotrimoxazole, qui peut être employé lorsque les macrolides sont contre-indiqués, ne doit pas être utilisé chez un nourrisson de moins de six semaines. [3]

N’utilisez pas d’antitussif ni de fluidifiant bronchique contre la coqueluche : ils sont inefficaces et sont contre-indiqués chez le nourrisson avant l’âge de deux ans. [1]

Que faire après un contact avec une personne malade ?

Après un contact proche avec un cas confirmé pendant sa période contagieuse, demandez rapidement à un médecin ou à un pédiatre si un traitement antibiotique préventif est nécessaire. [3] Cette antibioprophylaxie est indiquée pour tous les nourrissons de moins de six mois, même vaccinés, ainsi que pour les nourrissons de sept à onze mois ayant reçu moins de deux doses de vaccin. [3] Elle est également indiquée chez les personnes fragiles — personnes de plus de 80 ans, immunodéprimées, atteintes d’une maladie respiratoire chronique ou d’obésité, et femmes enceintes au troisième trimestre — lorsque leur dernier rappel remonte à plus de cinq ans, sauf coqueluche avérée depuis moins de dix ans. [3] Chez les autres enfants et adultes, elle est indiquée lorsque la dernière vaccination remonte à plus de cinq ans et que la personne est en contact avec un nourrisson ou une personne fragile, sauf coqueluche avérée depuis moins de dix ans. [3] Lorsqu’elle est indiquée, l’antibioprophylaxie doit commencer le plus tôt possible : le dernier contact doit dater de moins de vingt et un jours pour un nourrisson de moins de onze mois non ou incomplètement vacciné avec moins de deux doses, et de moins de quatorze jours dans les autres situations. [3] Le traitement antibiotique préventif est le même que le traitement curatif et doit être prescrit par un médecin. [3]

Limiter la transmission

Lorsqu’une coqueluche est diagnostiquée, l’enfant ou l’adulte reste à domicile, informe selon le cas la crèche, la nourrice, l’établissement scolaire ou le lieu de travail, et évite les contacts avec les nourrissons et les personnes insuffisamment vaccinées pendant la période d’éviction. [2] Après le début d’un traitement antibiotique adapté, le maintien à domicile dure trois jours avec l’azithromycine et cinq jours avec un autre traitement adapté. [2] [3] Pour un enfant scolarisé dont la coqueluche est suspectée, l’éviction se poursuit tant que le diagnostic n’est pas écarté ; si la maladie est confirmée et qu’aucun antibiotique n’est donné, elle se poursuit jusqu’à trois semaines après le début de la toux. [2] [3] Autour de la personne malade, lavez-vous les mains et portez un masque pour réduire la transmission. [3]

Évolution et soins à domicile

En l’absence d’un signe d’alerte ou d’une indication d’hospitalisation, la toux régresse progressivement pendant une convalescence qui peut durer plusieurs semaines. [1] Pour un enfant suivi à domicile, proposez souvent de petites quantités d’eau, surtout s’il vomit, ainsi que de petites quantités de nourriture. [2] Maintenez l’enfant en position verticale avant et après l’avoir nourri afin de réduire les régurgitations et les vomissements et de l’aider à respirer. [2]

Prévenir la coqueluche par la vaccination

La protection vaccinale contre la coqueluche diminue avec le temps et nécessite des rappels. [3] La vaccination est obligatoire pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018. [3] Comme les recommandations peuvent évoluer, faites vérifier la vaccination et les rappels nécessaires en vous reportant au calendrier vaccinal français en vigueur. [3]

Pour protéger le nouveau-né avant sa propre vaccination, la vaccination contre la coqueluche est recommandée à chaque grossesse à partir du deuxième trimestre, de préférence entre vingt et trente-six semaines d’aménorrhée. [5] La femme enceinte peut en parler avec son médecin ou sa sage-femme. [5] Si la mère n’a pas été vaccinée pendant la grossesse, la vaccination est réalisée après l’accouchement, avant la sortie de maternité, même en cas d’allaitement. [5]

Sources et références

[1] Coqueluche : consultation, traitement et évolution | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[2] Comment réagir en cas de coqueluche ? | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

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