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Constipation chez l’adulte

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Gastro-entérologie par ville

La constipation correspond à une diminution de la fréquence des selles associée à une difficulté pour les évacuer. [1] Elle peut être passagère ou être considérée comme chronique lorsque les symptômes persistent depuis plus de six mois. [1]

Quand demander de l’aide ?

Si vous êtes constipé, que vous vomissez, avez des douleurs abdominales et ne parvenez plus à émettre de gaz, contactez sans tarder le service d’aide médicale d’urgence au 15 ou au 112, car une occlusion intestinale est possible. [3]

Si la constipation s’accompagne de fièvre et de fortes douleurs dans le ventre, consultez votre médecin traitant dans la journée. [3]

En l’absence des situations urgentes décrites ci-dessus, consultez votre médecin traitant dans les jours qui viennent si vous avez plus de 50 ans et présentez une constipation récente, d’emblée importante, ou si vous avez du sang dans les selles. [3] Consultez également dans les jours qui viennent si vous êtes suivi pour une maladie chronique du côlon, ou si vous avez une autre maladie chronique telle qu’une maladie rénale chronique, un diabète ou une maladie de Parkinson. [3] Le même délai s’applique en cas de constipation pendant la grossesse ou l’allaitement, de douleurs abdominales persistantes, de glaires dans les selles, d’alternance avec des diarrhées ou d’impossibilité de retenir les selles. [3] Consultez aussi dans les jours qui viennent si une constipation nouvelle, sans raison apparente, ne cède pas spontanément, si vous perdez du poids, si vous prenez un médicament favorisant la constipation ou si les mesures d’hygiène de vie ne suffisent pas. [3]

En l’absence de toutes les situations précédentes, vous pouvez appliquer les conseils pratiques, utiliser si besoin un médicament d’automédication adapté et surveiller votre état lorsque la constipation dure depuis quelques jours, sans autre symptôme, dans un contexte favorisant comme un voyage ou un changement d’alimentation. [3] Cette surveillance est également possible pour un nouvel épisode semblable à un épisode déjà évalué, lorsque votre médecin vous en a expliqué la cause et les mesures à prendre. [3] En cas de doute, contactez votre médecin traitant. [3]

Quels signes évoquent une constipation ?

La fréquence normale des selles varie beaucoup d’une personne à l’autre, d’environ trois selles par jour à trois par semaine. [1] Une constipation peut être évoquée lorsque le rythme habituel se ralentit jusqu’à moins de trois selles par semaine, ou lorsque les selles deviennent plus dures et difficiles, voire douloureuses, à évacuer. [1] Les selles peuvent aussi être peu abondantes, donner une impression d’évacuation incomplète et s’accompagner d’inconfort abdominal, de crampes ou de ballonnements. [1] Une alternance de selles liquides et dures peut correspondre à une fausse diarrhée sur constipation. [1]

Quels facteurs peuvent favoriser la constipation ?

Une constipation occasionnelle peut survenir lors d’un voyage, d’un changement d’alimentation, d’un stress, d’une immobilisation, d’un alitement ou d’une hospitalisation. [1] Elle peut aussi être favorisée par les derniers mois de la grossesse, la prise temporaire d’un médicament ou le fait de se retenir malgré le besoin d’aller à la selle. [1] Une alimentation pauvre en fibres associée à une consommation insuffisante d’eau, une faible activité physique et la sédentarité favorisent également la constipation. [1] Certains antidouleurs, anticonvulsivants, antidépresseurs, diurétiques ou médicaments contre l’acidité gastrique peuvent entraîner une constipation. [1] Plus rarement, une constipation peut être liée à une maladie du côlon ou du rectum, ou être présente au cours d’une autre maladie comme un diabète, une hypothyroïdie, une maladie de Parkinson ou une sclérose en plaques. [1]

Comment la constipation est-elle évaluée ?

Le médecin recherche les habitudes de vie, les facteurs susceptibles d’être en cause, les médicaments pris et le retentissement de la constipation sur la vie quotidienne. [2] L’interrogatoire et l’examen clinique suffisent le plus souvent pour diagnostiquer la constipation et en rechercher l’origine. [2] Des examens complémentaires peuvent être demandés si le médecin recherche une maladie particulière. [2]

Que faire au quotidien ?

Allez aux toilettes dès que l’envie apparaît, prenez votre temps sans pousser excessivement et essayez un horaire régulier, par exemple une demi-heure à une heure après un repas. [3] Un marchepied sous les pieds peut favoriser la progression des selles dans le canal anal. [3]

Augmentez progressivement les aliments riches en fibres sur plusieurs semaines afin de limiter les douleurs, les gaz et les ballonnements ; une consommation d’au moins 25 grammes de fibres par jour est recommandée. [3] Les légumes, les fruits, les légumineuses et les produits céréaliers complets sont des sources de fibres. [3] Buvez régulièrement, au moins 1,5 litre par jour en l’absence de contre-indication médicale, notamment pour permettre aux fibres de retenir suffisamment d’eau. [3]

Une activité physique quotidienne et la réduction du temps passé sans bouger contribuent à stimuler le transit intestinal. [1] [3]

Quelle place pour les médicaments ?

Si les mesures d’hygiène de vie et d’alimentation ne suffisent pas, un laxatif peut être utilisé en complément ; demandez conseil à un pharmacien pour choisir un produit adapté, car les propriétés, contre-indications et précautions diffèrent selon les laxatifs. [3] Les laxatifs osmotiques attirent l’eau dans l’intestin pour ramollir les selles, tandis que les laxatifs de lest gonflent en présence d’eau et nécessitent de boire suffisamment pour agir. [2] [3] N’utilisez pas de laxatif lubrifiant si vous avez des troubles de la déglutition, notamment si vous êtes âgé, en raison du risque de fausse route avec inhalation du produit. [3] Les laxatifs stimulants doivent être prescrits médicalement pour une courte durée, car leur usage prolongé expose à une accoutumance et à une diminution du potassium dans le sang. [2]

En automédication, respectez les contre-indications, la dose maximale, la fréquence des prises et l’intervalle minimal indiqués dans la notice. [3] Sauf avis médical contraire, n’associez pas et n’alternez pas des laxatifs de compositions différentes, et n’utilisez pas de laxatif de façon prolongée sans avis médical. [3] Si vous pensez qu’un traitement habituel provoque ou aggrave votre constipation, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien ; le médecin peut, si possible, l’arrêter ou le remplacer. [1] [2] Si un laxatif provoque des effets indésirables, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien. [2]

Lorsque la constipation est liée à une maladie, le traitement porte d’abord sur cette cause ; une rééducation périnéale peut être nécessaire dans certains cas. [2]

Quelle évolution et quelles complications ?

Une constipation passagère disparaît le plus souvent avec sa cause ou grâce aux mesures d’hygiène alimentaire ; lorsque la constipation résulte d’une maladie, son amélioration dépend aussi du traitement de cette maladie. [2] Des efforts répétés de poussée peuvent aggraver des hémorroïdes ou une fissure anale. [2] D’autres complications peuvent survenir, particulièrement chez la personne âgée, notamment une occlusion intestinale, une incontinence anale, une rétention urinaire ou une ulcération rectale avec saignement. [2] L’abus de certains laxatifs peut entraîner une accoutumance, aggraver la constipation et provoquer des pertes d’eau, de vitamines ou de sels minéraux, notamment de potassium. [2]

Sources et références

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
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Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

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  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

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Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Gastro-entérologue et hépatologue
Chirurgie générale, digestive et de l’obésité