Aller au contenu principal

Conflit fémoro-acétabulaire : mécanisme, formes et options de traitement

Trouver un professionnel

Chirurgie arthroscopique par ville

Le conflit fémoro-acétabulaire, aussi appelé conflit de hanche, correspond à des contacts répétés anormaux entre l’extrémité supérieure du fémur et le bord de l’acétabulum, la cavité osseuse du bassin qui reçoit la tête du fémur. [1] [2] Ces contacts sont liés à une morphologie anormale du fémur, de l’acétabulum ou des deux structures. [1] [2] Ils peuvent provoquer une douleur de hanche, limiter les mouvements et endommager le labrum acétabulaire, qui borde l’articulation, ainsi que le cartilage voisin. [1] [2]

Comment le conflit se produit-il ?

Le conflit apparaît lorsque la forme des os favorise un contact entre la partie proximale du fémur et le rebord de l’acétabulum pendant certains mouvements de hanche. [1] [2] Les contacts mécaniques répétés sont notamment décrits pendant les activités sportives, en particulier lors des mouvements associant flexion et rotation interne de la hanche. [1] À la longue, ces contacts peuvent léser le labrum et s’étendre au cartilage acétabulaire. [1] [2]

Quelles sont les différentes formes ?

Trois formes morphologiques sont décrites : la forme cam, la forme pincer et la forme mixte. [1] [2] La forme cam correspond à une anomalie située du côté du fémur, tandis que la forme pincer concerne l’acétabulum ; la forme mixte associe les deux. [1] [2] La morphologie osseuse n’est toutefois qu’un élément du mécanisme décrit, qui comprend aussi le contact anormal, sa répétition au cours du mouvement et les lésions des tissus mous. [2]

Quels sont les principes du traitement ?

Le traitement du syndrome de conflit fémoro-acétabulaire peut être non chirurgical ou chirurgical. [1] [2] Les passages disponibles ne détaillent pas les mesures non chirurgicales ni les critères permettant de choisir entre les différentes options. [1] [2] Lorsqu’une opération est réalisée, elle vise notamment à corriger la morphologie responsable du contact et à préserver ou restaurer le rôle du labrum acétabulaire. [1] [2] L’arthroscopie permet d’intervenir dans l’articulation par de petits points d’accès, mais elle ne remplace pas les autres techniques chirurgicales dans toutes les situations anatomiques. [1] [2] Certaines anomalies importantes, comme une dysplasie de hanche, un acétabulum très profond, des lésions cartilagineuses étendues ou une mobilité très réduite, peuvent limiter l’indication de l’arthroscopie. [1]

Quels sont les résultats et les limites de l’arthroscopie ?

Une méta-analyse portant sur 923 patients opérés par arthroscopie a rapporté une amélioration des scores de symptômes et de fonction après l’intervention, que la capsule articulaire ait été refermée ou non. [2] Cette méta-analyse ne permet cependant pas de déterminer une stratégie universelle de fermeture de la capsule, car les résultats variaient selon les scores étudiés et les caractéristiques des patients pouvaient influencer l’issue. [2] Elle ne réunissait que sept études, avec des effectifs limités et une qualité méthodologique jugée globalement insuffisante ou incertaine par ses auteurs. [2]

Les complications surveillées dans ces études comprenaient notamment une infection, une thrombose veineuse profonde, une atteinte nerveuse, un engourdissement et une ossification anormale autour de la hanche. [2] Une nouvelle intervention peut également être nécessaire chez certains patients après une première arthroscopie. [2]

Peut-on prévenir l’évolution par une opération précoce ?

L’intérêt d’une chirurgie préventive chez les jeunes présentant une morphologie de conflit fémoro-acétabulaire sans symptôme demeure controversé dans la littérature examinée. [1] Les passages disponibles ne permettent donc pas de présenter l’opération comme une mesure préventive systématique en l’absence de symptômes. [1]

Sources et références

[1] Hip Arthroscopy for Femoracetabular Impingement in China: A Review and Meta‐Analysis

www.ebi.ac.uk · Version : 2021-08-01 · Consulté le 2026-09-16

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées