Cervicite : causes, symptômes, diagnostic et prise en charge

Trouver un professionnel
La cervicite est une inflammation du col de l’utérus, c’est-à-dire de la partie basse et étroite de l’utérus qui s’ouvre dans le vagin. [1] Elle peut être provoquée par une infection, notamment une infection sexuellement transmissible, mais il existe également des causes non infectieuses. [1] [2] La cervicite peut passer inaperçue ou entraîner des pertes vaginales inhabituelles, des saignements en dehors des règles ou après un rapport sexuel, et parfois des douleurs pendant les rapports. [1] [2] Son évaluation repose sur un examen gynécologique et sur des prélèvements destinés à rechercher une infection. [1] [2]
Quelles sont les causes d’une cervicite ?
Une cervicite apparue récemment est habituellement d’origine infectieuse, tandis qu’une inflammation chronique n’est généralement pas liée à une infection. [1] [2] Parmi les causes infectieuses figurent Chlamydia trachomatis, Neisseria gonorrhoeae, le virus de l’herpès simplex, Trichomonas vaginalis et Mycoplasma genitalium. [2] Chlamydia trachomatis est présenté comme la cause infectieuse la plus fréquente, devant Neisseria gonorrhoeae. [1] [2] Une vaginose bactérienne ou une trichomonase touchant le vagin peut également s’accompagner d’une inflammation du col. [1] [2] Malgré les recherches, aucun agent infectieux n’est parfois identifié. [1] [2]
Les causes non infectieuses décrites comprennent certaines interventions gynécologiques, un objet ou un dispositif vaginal laissé en place, des produits chimiques irritants et des allergènes comme le latex. [1] [2] Les produits concernés peuvent notamment être des irrigations vaginales ainsi que certaines crèmes ou certains gels contraceptifs. [1] [2]
Quels symptômes peuvent apparaître ?
Une cervicite peut ne provoquer aucun symptôme et être découverte au cours d’un examen pelvien réalisé pour une autre raison. [1] Lorsqu’elles sont présentes, les pertes vaginales peuvent être inhabituelles, épaisses, jaunâtres ou purulentes. [1] [2] Des saignements peuvent survenir entre les règles ou après un rapport sexuel. [1] [2] Certaines personnes ressentent une douleur pendant les rapports sexuels. [1] [2] Une rougeur ou une irritation du vagin et de la région entourant son ouverture peut aussi être observée. [1]
Les manifestations associées dépendent en partie de la cause et de l’éventuelle extension de l’inflammation. [1] [2] Une fièvre et une douleur dans le bas de l’abdomen peuvent notamment accompagner une maladie inflammatoire pelvienne. [1] Des vésicules, des douleurs ou des ulcérations vulvaires ou vaginales peuvent orienter l’évaluation vers une infection par le virus de l’herpès simplex. [2]
Comment la cervicite est-elle évaluée ?
Des pertes vaginales inhabituelles et persistantes, des saignements en dehors des règles ou des douleurs pendant les rapports justifient une consultation médicale. [1] Pendant l’examen pelvien, le médecin recherche notamment des sécrétions provenant du col, une rougeur et un gonflement. [1] [2] Il peut également vérifier si le col saigne facilement au contact d’un écouvillon, ce qui correspond à une friabilité cervicale. [1] [2] Un écoulement purulent ou mucopurulent provenant du col et sa friabilité sont des éléments en faveur du diagnostic. [2]
Des prélèvements sont réalisés pour rechercher les agents responsables d’infections sexuellement transmissibles. [1] [2] L’évaluation peut notamment rechercher une infection à Chlamydia, une gonorrhée, une trichomonase ou une vaginose bactérienne. [1] [2] Le médecin recherche aussi les signes d’une maladie inflammatoire pelvienne lorsque le contexte clinique la fait suspecter. [2]
Quels sont les principes du traitement ?
Le traitement dépend de la cause identifiée ou suspectée. [1] [2] Une cervicite bactérienne est habituellement traitée par des antibiotiques dirigés notamment contre Chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhoeae. [1] [2] Dans certaines situations, le médecin peut commencer un traitement avant le retour des résultats, notamment lorsque la suspicion d’infection est élevée ou que le suivi est incertain. [2] Le traitement est ensuite ajusté en fonction des résultats microbiologiques. [1] [2] En cas d’infection par le virus de l’herpès simplex, les antiviraux peuvent contrôler les poussées sans éliminer définitivement l’infection. [1] [2]
Une cervicite qui persiste après un traitement doit être réévaluée afin de rechercher notamment une réinfection à Chlamydia trachomatis ou Neisseria gonorrhoeae. [2] Mycoplasma genitalium peut être recherché dans certaines cervicites persistantes qui ne sont attribuées ni à une infection à Chlamydia ni à une gonorrhée. [2]
Quels sont les risques et quel suivi est proposé ?
Une cervicite infectieuse peut s’étendre au-delà du col et atteindre la paroi de l’utérus, les trompes ou les ovaires. [1] [2] Cette extension peut provoquer une endométrite ou une maladie inflammatoire pelvienne. [1] [2]
Lorsqu’une infection sexuellement transmissible bactérienne est identifiée, les partenaires sexuels doivent être dépistés et traités simultanément. [1] [2] Les rapports sexuels doivent être évités jusqu’à l’élimination de l’infection chez la personne traitée et chez ses partenaires. [1] [2] Après une infection à Chlamydia, une gonorrhée ou une trichomonase confirmée, un nouveau test est recommandé trois mois après le traitement en raison du risque fréquent de réinfection. [1] [2]
Sources et références
[1] Cervicite - Santé de la femme - Manuels MSD pour le grand public
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-11
[2] Cervicite - Gynécologie et obstétrique - Édition professionnelle du Manuel MSD
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation
- Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
- Peut être remboursée selon conditions *
* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.
Téléconsultation : préparer votre rendez-vous
Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.
Avant le rendez-vous
- Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
- Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
- Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.
Organiser la suite
Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.
En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.
Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.