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Candidose : formes, symptômes, diagnostic et traitement

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La candidose est une infection provoquée par des levures du genre Candida, le plus souvent Candida albicans. [1] Ces levures sont normalement présentes sur la peau, les muqueuses, dans l’intestin et dans la région génitale sans nécessairement provoquer de maladie. [1] [5] Une candidose apparaît lorsque Candida prolifère de manière excessive ou envahit des tissus, notamment après une perturbation de l’équilibre microbien ou lorsque les défenses immunitaires sont affaiblies. [5] Le terme recouvre des infections localisées généralement superficielles et des infections invasives beaucoup plus graves, qui peuvent atteindre le sang et différents organes. [1] [3]

Quelles sont les principales formes de candidose ?

Les formes les plus fréquentes touchent la bouche, la peau ou la région vulvovaginale. [1] Une atteinte de l’œsophage peut également survenir, surtout chez les personnes dont l’immunité est affaiblie. [1] [5] La candidose invasive correspond à la diffusion de l’infection dans la circulation sanguine ou dans des organes tels que le cœur, le cerveau, les reins, la rate ou les yeux. [1] [3] La candidémie désigne plus précisément la présence de Candida dans le sang et constitue une infection grave. [1]

Quels symptômes peuvent évoquer une candidose ?

Les manifestations varient selon la partie du corps atteinte et ne permettent pas toujours, à elles seules, d’identifier la cause. [4] [5] Le muguet buccal peut provoquer des plaques ou des taches blanc crème douloureuses dans la bouche, une langue rouge et sensible ainsi que des fissures aux commissures des lèvres. [1] Une candidose de l’œsophage peut entraîner une douleur ou une difficulté lors de la déglutition. [1] [3] Sur la peau, l’infection peut se manifester par une éruption rouge, irritante, prurigineuse et parfois squameuse, en particulier dans les zones chaudes et humides. [4]

La candidose vulvovaginale peut provoquer des démangeaisons ou des brûlures de la vulve et du vagin, une rougeur, un gonflement et des douleurs pendant les rapports sexuels. [2] Les pertes vaginales sont souvent blanches et épaisses, mais leur aspect peut varier et elles peuvent même être absentes. [2] [5] La candidose vulvovaginale n’est pas considérée comme une infection sexuellement transmissible. [2] Des pertes inhabituelles qui persistent plusieurs jours ou d’autres symptômes vaginaux justifient une consultation médicale afin d’en rechercher la cause. [2]

Une candidose invasive peut provoquer de la fièvre, une baisse dangereuse de la pression artérielle, une diminution des urines et une défaillance de plusieurs organes. [1] [3] Une atteinte de la rétine ou de l’intérieur de l’œil peut laisser des séquelles visuelles irréversibles allant jusqu’à la cécité. [1] [3] Les formes disséminées sont évolutives, potentiellement mortelles et nécessitent un traitement rapide. [1] [3]

Quels facteurs favorisent une candidose ?

Les candidoses superficielles peuvent survenir chez une personne dont l’immunité est normale, mais elles sont plus fréquentes ou persistantes en cas de diabète, de cancer ou d’immunodépression. [1] La grossesse est également associée à un risque accru de candidose vulvovaginale. [2] Les antibiotiques peuvent favoriser la prolifération de Candida en éliminant des bactéries qui limitent habituellement son développement. [1] [2] Une candidose buccale ou œsophagienne est notamment favorisée par une immunodépression, certains traitements immunosuppresseurs ou antibiotiques et, pour la bouche, le port de prothèses dentaires. [5] [6]

La candidose invasive survient principalement chez des personnes hospitalisées, gravement malades ou immunodéprimées. [1] [3] Le risque augmente notamment en présence d’un cathéter veineux central, d’une nutrition intraveineuse, après une chirurgie abdominale majeure ou lors d’un traitement antibiotique à large spectre. [3] [5] La présence de Candida sur la peau, dans la bouche, le vagin, les selles ou les urines ne prouve toutefois pas à elle seule une infection invasive, car cette levure peut y être présente normalement. [3]

Comment le diagnostic est-il établi ?

L’évaluation dépend de la localisation suspectée, des symptômes, des facteurs de risque et de la gravité de l’état général. [5] Certaines candidoses superficielles peuvent être reconnues à l’examen clinique, mais leurs symptômes peuvent ressembler à ceux d’autres infections ou maladies inflammatoires. [1] [5] Le diagnostic peut être confirmé par l’examen au microscope et la mise en culture d’un prélèvement provenant de la zone atteinte. [1] Pour une candidose vulvovaginale, l’examen peut comprendre un prélèvement des pertes vaginales, analysé au microscope et parfois mis en culture. [2] Des symptômes persistants ou récidivants peuvent conduire à rechercher d’autres causes et à identifier l’espèce de Candida ainsi que sa sensibilité aux antifongiques. [5]

En cas de suspicion d’infection invasive, des hémocultures, des prélèvements de tissus et certains tests sanguins ou moléculaires peuvent être utilisés. [1] [3] La détection de Candida dans le sang ou dans un autre site normalement stérile apporte un argument déterminant en faveur d’une infection invasive. [3] [5] Les résultats doivent être interprétés avec le contexte clinique, car certaines cultures sanguines peuvent rester négatives malgré une candidose disséminée et certains marqueurs fongiques ne sont pas spécifiques de Candida. [5]

Quels sont les principes du traitement ?

Le traitement repose sur des médicaments antifongiques, choisis selon la localisation, la gravité, l’espèce de Candida, la sensibilité du champignon et l’état de santé de la personne. [1] [5] Une candidose limitée à la peau, à la bouche ou au vagin peut être traitée par un antifongique appliqué localement, tandis qu’un traitement oral peut être utilisé dans certaines situations. [1] Une candidose de l’œsophage nécessite un traitement antifongique systémique, administré par voie orale ou intraveineuse selon la situation. [3] [7] Une candidémie ou une candidose invasive est généralement traitée à l’hôpital par des antifongiques intraveineux, souvent une échinocandine au début du traitement. [1] [3] Une adaptation du traitement peut ensuite être décidée selon l’évolution clinique, l’espèce identifiée et les résultats de sensibilité aux antifongiques. [3] [5]

La prise en charge comprend aussi, lorsque cela est possible, le contrôle des facteurs favorisants tels qu’un diabète déséquilibré ou une immunodépression. [1] [3] Lors d’une infection sanguine, un dispositif médical infecté ou susceptible d’être la source de l’infection peut devoir être retiré par l’équipe soignante. [1] [5] Les récidives ou l’échec d’un premier traitement nécessitent de vérifier le diagnostic, de rechercher un facteur favorisant et d’envisager une résistance ou une espèce moins sensible. [3] [5] [6]

Prévention et suivi des facteurs favorisants

La prévention repose notamment sur la prise en charge des facteurs modifiables, comme un diabète mal contrôlé, et sur la limitation des traitements antibiotiques inutiles. [5] Chez les personnes utilisant un corticoïde inhalé, se rincer la bouche avec de l’eau après chaque utilisation peut réduire le risque de candidose buccale. [5] Une bonne hygiène des prothèses dentaires contribue à prévenir ou à limiter les candidoses buccales qui leur sont associées. [6] Pour les candidoses vulvovaginales, maintenir la vulve sèche et porter des vêtements amples et respirants peut réduire l’humidité qui favorise la prolifération des levures. [2]

Sources et références

[1] Candidose - Infections - Manuels MSD pour le grand public

Manuels MSD · Consulté le 2026-09-11

[4] Les faits en bref:Candidose - Manuels MSD pour le grand public

Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13

[5] Candidiasis - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

[6] Oral Candidiasis - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

[7] Esophageal Candidiasis - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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