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Premier épisode de bronchiolite aiguë chez le nourrisson de moins de 12 mois

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Pédiatrie par ville

La bronchiolite aiguë est une infection virale des petites bronches, le plus souvent liée au virus respiratoire syncytial ou VRS. [1] Elle commence généralement comme un rhume, puis une toux et une respiration rapide, sifflante ou gênée peuvent apparaître, avec parfois des difficultés à boire ou à dormir. [1] Le diagnostic est posé par un médecin après l’examen du nourrisson. [3]

Quand appeler sans tarder les secours

Pour un nourrisson ayant des symptômes de bronchiolite, appelez sans tarder le Samu au 15 ou le 112 s’il a moins de 2 mois, s’il est né avant 36 semaines d’aménorrhée, ou s’il a une maladie cardiaque ou respiratoire, un déficit immunitaire ou un handicap qui l’empêche de tousser efficacement. [2]

Appelez également sans tarder le 15 ou le 112 s’il boit moins de la moitié de ses biberons pendant trois repas consécutifs, ne parvient pas à téter ou vomit systématiquement. [2]

Appelez sans tarder le 15 ou le 112 s’il dort tout le temps et manque de tonus, ou si, au contraire, il pleure de façon inhabituelle, est très agité et ne parvient pas à s’endormir. [2]

Appelez sans tarder le 15 ou le 112 s’il devient pâle et geint, si ses lèvres ou ses doigts bleuissent, ou s’il respire de plus en plus difficilement avec une respiration rapide et courte, irrégulière ou lente, des pauses respiratoires, un battement des narines ou un creusement entre les côtes ou au-dessus des clavicules. [2] En cas de difficulté à entendre ou à parler, le numéro d’urgence accessible par SMS ou fax est le 114. [2]

Quand consulter dans la journée

En l’absence des situations urgentes décrites ci-dessus, si le nourrisson a plus de 2 mois, garde un bon état général et continue à s’alimenter, contactez un médecin sans attendre afin qu’il soit examiné dans la journée. [2] En l’absence de signe imposant un appel urgent, consultez de nouveau dans la journée si les symptômes s’aggravent ou si, après quelques jours, la fièvre augmente et les sécrétions deviennent épaisses, jaunes ou verdâtres. [2]

Évaluation médicale et hospitalisation

Le médecin évalue notamment la respiration, l’alimentation, l’âge, l’état général, les maladies associées et les possibilités de surveillance et de recours aux soins à domicile. [3] [5] Une forme grave nécessite une hospitalisation, tandis que l’hospitalisation d’une forme modérée est décidée au cas par cas selon l’examen, les besoins en oxygène ou en soutien alimentaire, la vulnérabilité du nourrisson et son environnement. [5] Pour un premier épisode sans complication, les analyses biologiques, la recherche de virus et la radiographie du thorax ne sont pas réalisées systématiquement. [3] [5] Une radiographie peut néanmoins être discutée dans les formes les plus graves ou lorsqu’un autre diagnostic est envisagé. [5]

Soins et surveillance à domicile

Lorsque le retour à domicile est possible après l’examen, lavez le nez du nourrisson avec du sérum physiologique avant les repas et aussi souvent que nécessaire, selon la technique expliquée par le professionnel qui le suit. [2] [3] [6] Quand il est éveillé, vous pouvez le garder droit pour l’aider à respirer, mais pour dormir, couchez-le toujours sur le dos et à plat comme habituellement. [2] [5] Poursuivez son lait habituel ou l’allaitement et fractionnez les repas en petites quantités s’il se fatigue ; si la tétée est difficile, le lait maternel peut être tiré. [2] [5] Ces adaptations alimentaires ne doivent pas retarder l’appel au 15 ou au 112 si le nourrisson boit moins de la moitié de ses biberons pendant trois repas consécutifs, ne parvient pas à téter ou vomit systématiquement. [2] [5] Surveillez particulièrement sa respiration, son alimentation, son comportement et sa température pendant les deux à trois premiers jours, période durant laquelle les symptômes peuvent s’aggraver. [2] [6] Aérez régulièrement sa chambre, maintenez-y une température ne dépassant pas 19 °C et ne l’exposez pas à la fumée de tabac. [2] [6] Gardez le nourrisson à la maison pendant toute la phase aiguë de la bronchiolite. [2] [3]

Médicaments et kinésithérapie

La prise en charge repose principalement sur la désobstruction du nez, le maintien de l’alimentation et de l’hydratation, le couchage sécurisé et la surveillance. [3] [5] Ne donnez pas de médicament contre la toux ni de fluidifiant bronchique : ces médicaments sont contre-indiqués chez le petit enfant. [2] [5] Les bronchodilatateurs et les corticoïdes ne sont pas recommandés pour traiter un premier épisode de bronchiolite aiguë. [5] Les antibiotiques n’agissent pas sur la bronchiolite virale et ne sont utilisés que si une infection bactérienne associée est documentée ou fortement suspectée. [3] [5] La kinésithérapie respiratoire de désencombrement bronchique n’est pas recommandée en routine lors d’un premier épisode, et les techniques par drainage postural, vibrations ou clapping sont contre-indiquées. [5] Une kinésithérapie peut toutefois être discutée par le médecin en présence de certaines maladies associées, notamment respiratoires chroniques ou neuromusculaires. [5]

Évolution habituelle

La phase aiguë dure en moyenne une dizaine de jours et une toux légère isolée peut persister jusqu’à quatre semaines. [6] Consultez de nouveau plus tôt si l’état du nourrisson s’aggrave, sans attendre la fin de cette durée habituelle. [3] Si, après quatre semaines, l’enfant reste gêné pour respirer, consultez de nouveau son médecin. [6]

Prévenir les infections à VRS

Le VRS se transmet par les sécrétions respiratoires, les mains et les objets contaminés, y compris à partir d’un adulte ou d’un enfant qui n’a aucun symptôme ou seulement un rhume. [1] [4] Pour réduire le risque, lavez-vous les mains avant et après les contacts avec le bébé, limitez les contacts avec les personnes malades, ne partagez pas les biberons, sucettes ou couverts, aérez le logement et protégez le nourrisson de la fumée de tabac. [4] Deux approches préventives visent à réduire le risque d’infection à VRS chez le nourrisson : la vaccination de la mère pendant la grossesse ou l’administration d’un anticorps monoclonal au nouveau-né ou au nourrisson. [4] La vaccination pendant la grossesse vise à protéger le nourrisson de la naissance jusqu’à l’âge de 6 mois grâce aux anticorps maternels. [4] L’anticorps monoclonal est administré directement au nourrisson ; le professionnel qui suit l’enfant détermine l’option et la période adaptées selon la vaccination maternelle, la naissance, la saison et une éventuelle vulnérabilité. [4] Même après l’administration de nirsévimab, les gestes barrières restent nécessaires pendant toute la saison épidémique. [4]

Sources et références

[1] Reconnaître la bronchiolite | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[2] Bronchiolite : que faire ? | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[4] Prévenir la survenue de la bronchiolite | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[5] HASCNPP_BRONCHIOLITE_TEXTE_RECOMMANDATIONS_2019

HAS · Version : 2019-11 · Consulté le 2026-09-11

[6] Bronchiolite — B6

HAS · Version : 2019-11 · Consulté le 2026-09-11

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Spécialités médicales concernées

Pédiatre, option pneumopédiatrie
Pneumologue, option soins intensifs respiratoires