Asthme induit par l’aspirine : définition et démarche diagnostique

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L’asthme induit par l’aspirine désigne une réaction asthmatique déclenchée par l’aspirine chez certaines personnes atteintes d’asthme. [1] Cette sensibilité peut s’accompagner d’une réaction à certains anti-inflammatoires non stéroïdiens, appelés AINS. [1] La revue de 2004 ne décrit pas les symptômes permettant de reconnaître une réaction ni les signes imposant une prise en charge urgente. [1]
Comment la sensibilité à l’aspirine a-t-elle été évaluée ?
Les études réunies dans la revue ont évalué la réaction à l’aspirine à partir d’un test de provocation orale, des antécédents rapportés par le patient, ou d’une combinaison de ces deux méthodes. [1] Dans ces études, une provocation était considérée comme positive lorsqu’elle entraînait une diminution d’au moins 20 % du volume expiratoire maximal en une seconde dans les trois ou quatre heures suivant l’exposition. [1] Le volume expiratoire maximal en une seconde correspond au volume d’air expiré pendant la première seconde d’une expiration forcée. [1] La revue considérait qu’un test de provocation n’était pas nécessaire en présence d’antécédents non équivoques d’asthme induit par l’aspirine, car elle jugeait alors ce test contraire à l’éthique. [1]
Pourquoi les seuls antécédents peuvent-ils être insuffisants ?
Les estimations de fréquence étaient nettement différentes selon qu’elles reposaient sur une provocation orale ou sur les seuls antécédents déclarés. [1] Chez les adultes asthmatiques non sélectionnés, la fréquence regroupée était de 21 % avec la provocation orale, contre 3 % avec les seuls antécédents rapportés. [1] Ces estimations ne doivent toutefois pas être considérées comme des chiffres actuels certains, car la qualité des études n’avait pas été évaluée et plusieurs méthodes d’étude avaient été regroupées. [1] Les auteurs de l’analyse critique indiquaient ainsi qu’il n’était pas possible de se prononcer sur la fiabilité de la conclusion principale de la revue. [1]
Aspirine, AINS et paracétamol : que montre la revue ?
La revue rapporte une sensibilité croisée fréquente avec l’ibuprofène, le naproxène et le diclofénac chez les personnes étudiées ayant un asthme induit par l’aspirine. [1] Une sensibilité croisée au paracétamol était également rapportée, mais moins souvent que pour les AINS étudiés. [1] L’analyse critique souligne que les résultats concernant les AINS provenaient d’un petit nombre d’études et pouvaient manquer de fiabilité. [1] La revue recommandait que les personnes asthmatiques soient informées des risques associés à l’aspirine et aux AINS. [1]
Quand un test de provocation était-il envisagé ?
Selon les auteurs de la revue, un test de provocation formel était justifié lorsqu’un traitement par aspirine ou par AINS était cliniquement nécessaire et que sa sécurité restait incertaine. [1] Cette revue de 2004 ne précise cependant ni le cadre médical actuel de ce test, ni ses contre-indications, ni les mesures nécessaires pour prendre en charge une réaction provoquée. [1]
Sources et références
[1] Systematic review of prevalence of aspirin induced asthma and its implications for clinical practice - Database of Abstracts of Reviews of Effects (DARE): Quality-assessed Reviews - NCBI Bookshelf
www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16
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