Arrêt cardiaque : reconnaître l’urgence et agir

L’arrêt cardiaque est l’arrêt de l’activité mécanique du cœur et de la circulation du sang vers le cerveau et les autres organes. [1] Sans traitement immédiat, le manque d’oxygène endommage les organes et entraîne la mort. [1] L’arrêt respiratoire et l’arrêt cardiaque sont distincts, mais, sans traitement, l’un peut conduire à l’autre. [1]
Que faire immédiatement ?
En France, si une personne ne réagit pas à la stimulation ET ne respire pas ou respire anormalement, notamment en haletant, commencez immédiatement une réanimation cardiopulmonaire (RCP) et appelez le 112, sans chercher d’abord son pouls. [2] Le service d’urgence peut vous guider par téléphone pour pratiquer la RCP. [2]
Si au moins deux secouristes sont présents, l’un commence immédiatement la RCP tandis que l’autre appelle les secours et récupère un défibrillateur automatique externe (DAE), si possible. [2] Ne retardez pas la RCP pour aller chercher le DAE et utilisez celui-ci dès qu’il est disponible, en suivant ses instructions. [2] Le DAE analyse le rythme cardiaque et ne délivre un choc que s’il détecte un rythme pouvant être traité par défibrillation. [2]
Compressions seules ou RCP avec insufflations ?
Dans les premières minutes d’un arrêt cardiaque chez un adolescent ou un adulte, une RCP par compressions thoraciques seules est une option pour un secouriste qui n’est pas formé aux insufflations ou ne peut pas les pratiquer. [2]
Chez un enfant, un nourrisson ou une personne dont l’arrêt paraît lié à un problème respiratoire, la RCP associant compressions et insufflations peut être préférable si le secouriste est formé. [2] Si le secouriste ne peut pas ou ne veut pas pratiquer les insufflations, il doit néanmoins commencer immédiatement les compressions thoraciques, y compris dans ces situations. [2]
Comment l’arrêt cardiaque se manifeste-t-il ?
Une personne en arrêt cardiaque reste immobile, ne répond ni aux questions ni à la stimulation et ne respire pas ou présente une respiration anormale, haletante et irrégulière. [2] Un arrêt cardiaque soudain correspond à une cessation inattendue de la circulation, souvent sans avertissement ; l’effondrement peut parfois s’accompagner de brèves secousses ressemblant à une convulsion. [1]
Quelles peuvent être les causes ?
Chez l’adulte, l’arrêt cardiaque soudain est le plus souvent associé à une maladie cardiaque, mais il peut aussi survenir lors d’une embolie pulmonaire, d’une hémorragie importante, d’un traumatisme, d’une détresse respiratoire, d’un trouble métabolique ou d’un surdosage médicamenteux. [1]
Chez le nourrisson et l’enfant, l’insuffisance respiratoire est une cause majeure d’arrêt cardiaque ; un arrêt soudain sans symptômes respiratoires préalables peut notamment être lié à une anomalie du rythme ou de la structure du cœur. [1]
Évaluation par les équipes de soins
Pendant la prise en charge immédiate, les professionnels établissent le diagnostic clinique devant l’association d’une inconscience, d’une absence de respiration et d’une absence de pouls ; cette vérification professionnelle ne doit pas conduire un témoin à retarder la RCP pour rechercher lui-même le pouls. [1] [2] L’équipe surveille le rythme cardiaque et recherche sans attendre une cause potentiellement traitable, même si celle-ci ne peut pas toujours être identifiée pendant la RCP. [1]
Prise en charge spécialisée
Les équipes de secours et de réanimation poursuivent une RCP de haute qualité, défibrillent rapidement une fibrillation ou une tachycardie ventriculaire, administrent précocement de l’adrénaline si le rythme n’est pas choquable et traitent la cause lorsqu’elle peut être corrigée. [1]
Après le retour de la circulation
Après le retour des pouls, les équipes préhospitalières et hospitalières recherchent et traitent la cause, stabilisent la personne, préviennent un nouvel arrêt et cherchent à limiter les conséquences neurologiques. [1] Une surveillance et des traitements avancés restent nécessaires ; une rééducation peut ensuite être proposée selon les séquelles. [2] Certaines personnes réanimées présentent à court ou à long terme une confusion, une baisse de vigilance, un coma, des convulsions ou d’autres troubles cognitifs liés à l’atteinte cérébrale. [1]
Se préparer à agir
Une formation à la RCP et à l’utilisation d’un DAE, renouvelée périodiquement, aide à mémoriser les gestes et à tenir compte de l’évolution des procédures. [2]
Sources et références
[1] Arrêt cardiaque - Réanimation - Édition professionnelle du Manuel MSD
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-11
[2] Arrêt cardiaque et réanimation cardiopulmonaire (RCP) - Troubles cardiaques et vasculaires - Manuels MSD pour le grand public
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
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