Aphasie Primaire Progressive Non Fluente : Guide Complet 2025 | Symptômes, Traitements

L'aphasie primaire progressive non fluente représente une forme particulière de démence qui affecte principalement le langage. Cette pathologie neurodégénérative touche environ 3 000 personnes en France selon les dernières données de l'INSERM. Contrairement aux aphasies classiques, elle évolue progressivement sur plusieurs années, impactant d'abord l'expression orale avant de s'étendre à d'autres fonctions cognitives.
Téléconsultation et Aphasie primaire progressive non fluente
Téléconsultation non recommandéeL'aphasie primaire progressive non fluente nécessite une évaluation neurologique spécialisée approfondie incluant des tests cognitifs standardisés, un examen neurologique complet et souvent une imagerie cérébrale. Le diagnostic différentiel complexe et la nécessité d'une prise en charge multidisciplinaire rendent la téléconsultation insuffisante pour l'évaluation initiale.
Ce qui peut être évalué à distance
Évaluation préliminaire des troubles du langage par observation de la parole spontanée et de la compréhension. Description des difficultés de production verbale et de leur évolution dans le temps. Analyse de l'historique des symptômes et de leur progression. Évaluation de l'impact fonctionnel sur les activités quotidiennes. Coordination du suivi avec l'équipe de soins déjà en place.
Ce qui nécessite une consultation en présentiel
Examen neurologique complet pour rechercher des signes associés. Tests cognitifs standardisés (évaluation du langage, de la mémoire, des fonctions exécutives). Prescription et interprétation d'examens d'imagerie cérébrale (IRM, TEP-scan). Évaluation orthophonique spécialisée pour le bilan initial et le suivi.
La téléconsultation ne remplace pas une prise en charge urgente. En cas de signes de gravité, contactez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.
Limites de la téléconsultation
Situations nécessitant une consultation en présentiel :
Évaluation neurologique initiale avec examen des réflexes et de la motricité. Réalisation de tests cognitifs standardisés nécessitant une passation en face à face. Prescription d'examens complémentaires spécialisés (imagerie, biologie). Mise en place d'une prise en charge multidisciplinaire coordonnée.
Situations nécessitant une prise en charge en urgence :
Apparition brutale de nouveaux déficits neurologiques suggérant un AVC. Troubles de la déglutition avec risque de fausse route. État confusionnel aigu ou agitation importante nécessitant une évaluation et une prise en charge immédiates.
Quand appeler le 15 (SAMU)
Signes de gravité nécessitant un appel immédiat :
- Apparition soudaine de nouveaux déficits neurologiques (faiblesse, troubles visuels, troubles de l'équilibre)
- Troubles de la déglutition avec épisodes de fausse route ou difficultés alimentaires majeures
- État confusionnel aigu avec désorientation temporelle et spatiale
- Troubles comportementaux sévères avec agitation ou idées suicidaires
La téléconsultation ne remplace jamais l'urgence. En cas de doute sur la gravité de votre état, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.
Spécialité recommandée
Neurologue — consultation en présentiel indispensable
L'aphasie primaire progressive nécessite impérativement une évaluation neurologique spécialisée en présentiel pour réaliser les tests cognitifs appropriés, l'examen neurologique complet et coordonner les examens complémentaires indispensables au diagnostic.
Aphasie primaire progressive non fluente : Définition et Vue d'Ensemble
L'aphasie primaire progressive non fluente (APPNF) appartient à la famille des démences fronto-temporales. Cette pathologie se caractérise par une détérioration progressive et sélective du langage, particulièrement de l'expression orale [1]. Contrairement aux aphasies post-AVC, elle évolue lentement sur plusieurs années.
La Haute Autorité de Santé définit cette maladie comme un trouble neurodégénératif primaire affectant les aires du langage dans l'hémisphère dominant [2]. Les patients conservent initialement leurs autres fonctions cognitives, ce qui distingue cette pathologie de la maladie d'Alzheimer.
D'ailleurs, le terme "non fluente" fait référence à la difficulté croissante à produire un discours fluide. Les phrases deviennent courtes, hachées, avec des efforts considérables pour trouver les mots justes [3]. Cette caractéristique constitue le signe distinctif de cette forme d'aphasie progressive.
En fait, trois variantes principales d'aphasie primaire progressive existent : la forme non fluente, la forme sémantique et la forme logopénique. Chacune présente des particularités cliniques et anatomiques spécifiques selon les dernières classifications internationales [4].
Épidémiologie en France et dans le Monde
Les données épidémiologiques françaises révèlent une prévalence d'environ 2 à 4 cas pour 100 000 habitants selon Santé Publique France [5]. Cette pathologie représente 20 à 25% de l'ensemble des démences fronto-temporales diagnostiquées en France [6].
L'incidence annuelle est estimée à 0,5 à 1 nouveau cas pour 100 000 habitants par an. Ces chiffres placent la France dans la moyenne européenne, avec des variations régionales notables selon les registres de l'INSERM [7]. Les régions urbaines montrent une légère surreprésentation, possiblement liée à un meilleur accès au diagnostic spécialisé.
Concernant la répartition par âge, l'APPNF touche principalement les personnes entre 50 et 70 ans, avec un âge moyen de début à 62 ans [8]. Contrairement à d'autres démences, elle présente une répartition équilibrée entre hommes et femmes, sans prédominance significative d'un sexe.
Au niveau international, les États-Unis rapportent des taux similaires, tandis que les pays nordiques montrent une prévalence légèrement supérieure. Cette différence pourrait s'expliquer par des facteurs génétiques ou environnementaux encore mal compris [9].
Les Causes et Facteurs de Risque
Les causes exactes de l'aphasie primaire progressive non fluente restent largement méconnues. Cependant, les recherches récentes identifient plusieurs mécanismes physiopathologiques impliqués [10]. La dégénérescence des neurones dans les régions fronto-temporales gauches constitue le processus central de cette maladie.
Les facteurs génétiques jouent un rôle important dans environ 10 à 15% des cas. Des mutations dans les gènes MAPT, GRN et C9orf72 ont été identifiées chez certains patients selon les dernières études de l'INSERM [11]. Ces formes familiales présentent souvent un début plus précoce et une évolution plus rapide.
Parmi les facteurs de risque environnementaux, les traumatismes crâniens répétés et certaines expositions professionnelles sont suspectés. Une étude française de 2024 suggère également un lien avec le stress chronique et l'isolement social [12]. Néanmoins, ces associations restent à confirmer par des études plus larges.
L'important à retenir : aucun facteur de risque modifiable n'a été formellement établi à ce jour. La recherche se concentre désormais sur l'identification de biomarqueurs précoces pour améliorer le diagnostic et développer des thérapies ciblées [13].
Comment Reconnaître les Symptômes ?
Les premiers symptômes de l'APPNF apparaissent généralement de manière insidieuse. Vous pourriez d'abord remarquer des difficultés à trouver vos mots lors de conversations habituelles [14]. Ces troubles, appelés manque du mot, s'accompagnent progressivement d'une réduction de la fluidité verbale.
Le discours devient progressivement plus laborieux et haché. Les phrases se raccourcissent, les pauses s'allongent entre les mots. Cette évolution contraste avec la préservation de la compréhension, qui reste longtemps intacte selon les critères diagnostiques actuels [15].
D'autres signes caractéristiques incluent des difficultés croissantes avec la grammaire et la syntaxe. Vous pourriez omettre les petits mots de liaison ou avoir du mal à conjuguer correctement les verbes. L'écriture se trouve également affectée, avec des erreurs similaires à celles observées dans le langage oral [16].
Rassurez-vous, la compréhension et les autres fonctions cognitives restent préservées dans les stades initiaux. Cette particularité distingue l'APPNF d'autres formes de démence et constitue un élément diagnostique important [17]. Les troubles de la mémoire, s'ils surviennent, apparaissent généralement plus tardivement dans l'évolution.
Le Parcours Diagnostic Étape par Étape
Le diagnostic de l'APPNF nécessite une approche multidisciplinaire coordonnée. La première étape consiste en une évaluation neurologique complète par un spécialiste des troubles du langage [18]. Cette consultation permet d'écarter d'autres causes d'aphasie, notamment vasculaires ou tumorales.
L'évaluation orthophonique constitue un élément central du diagnostic. Des tests standardisés comme le BDAE (Boston Diagnostic Aphasia Examination) permettent de caractériser précisément les troubles du langage [19]. Ces examens évaluent la fluence, la compréhension, la répétition et la dénomination.
Les examens d'imagerie complètent le bilan diagnostique. L'IRM cérébrale révèle généralement une atrophie des régions fronto-temporales gauches, particulièrement marquée dans l'aire de Broca [20]. La TEP-scan au FDG peut montrer un hypométabolisme dans ces mêmes régions avant même l'apparition de l'atrophie visible.
Bon à savoir : les biomarqueurs dans le liquide céphalorachidien gagnent en importance. Les innovations 2024 incluent le dosage de nouvelles protéines spécifiques des démences fronto-temporales, améliorant la précision diagnostique [21]. Ces avancées permettent un diagnostic plus précoce et plus fiable.
Les Traitements Disponibles Aujourd'hui
Actuellement, aucun traitement curatif n'existe pour l'aphasie primaire progressive non fluente. Cependant, plusieurs approches thérapeutiques peuvent ralentir l'évolution et améliorer la qualité de vie [22]. La prise en charge repose principalement sur des interventions non médicamenteuses personnalisées.
L'orthophonie représente le pilier du traitement. Des séances régulières permettent de maintenir les capacités de communication le plus longtemps possible. Les techniques incluent la rééducation de la fluence, l'entraînement à la dénomination et l'apprentissage de stratégies compensatoires [23].
Les approches technologiques se développent rapidement. Des applications mobiles spécialisées et des dispositifs de communication assistée offrent de nouvelles possibilités. Ces outils, validés par des études récentes, permettent aux patients de maintenir leur autonomie communicationnelle [24].
Concernant les traitements médicamenteux, les inhibiteurs de la cholinestérase montrent des résultats mitigés. Certaines études suggèrent un bénéfice modeste, mais les recommandations officielles restent prudentes [25]. La recherche explore également l'utilisation d'anti-inflammatoires et de neuroprotecteurs.
Innovations Thérapeutiques et Recherche 2024-2025
L'année 2024 marque un tournant dans la recherche sur l'APPNF avec plusieurs innovations prometteuses. Les thérapies géniques ciblant les mutations spécifiques font l'objet d'essais cliniques de phase II en France [26]. Ces approches visent à ralentir ou stopper la dégénérescence neuronale à sa source.
La stimulation cérébrale non invasive connaît des développements remarquables. La stimulation magnétique transcrânienne répétitive (rTMS) appliquée aux aires du langage montre des résultats encourageants dans des études pilotes françaises [27]. Cette technique pourrait améliorer temporairement les performances linguistiques.
Les biomarqueurs sanguins révolutionnent le diagnostic précoce. Une équipe de l'INSERM a développé en 2024 un test sanguin capable de détecter la pathologie 2 à 3 ans avant l'apparition des symptômes [28]. Cette avancée ouvre la voie à des interventions thérapeutiques plus précoces et potentiellement plus efficaces.
En fait, l'intelligence artificielle transforme également la prise en charge. Des algorithmes d'apprentissage automatique analysent désormais les patterns de langage pour prédire l'évolution de la maladie [29]. Ces outils aident les cliniciens à personnaliser les traitements et à optimiser le suivi des patients.
Vivre au Quotidien avec Aphasie primaire progressive non fluente
Adapter votre quotidien à l'APPNF nécessite des ajustements progressifs mais réalisables. L'important est de maintenir vos activités sociales et professionnelles le plus longtemps possible [30]. Des aménagements simples peuvent considérablement améliorer votre qualité de vie.
Au niveau professionnel, discutez précocement avec votre employeur des adaptations possibles. La réduction du temps de travail, l'aménagement des tâches ou le télétravail peuvent prolonger votre activité [31]. La médecine du travail joue un rôle crucial dans cette démarche d'accompagnement.
Les relations familiales évoluent nécessairement avec la progression de la maladie. Une communication ouverte avec vos proches facilite l'adaptation mutuelle. Des formations spécifiques existent pour les aidants, leur apprenant à communiquer efficacement malgré les troubles du langage [32].
Concrètement, plusieurs stratégies pratiques s'avèrent utiles au quotidien. Utilisez des gestes, des images ou des applications mobiles pour compléter votre expression orale. Planifiez vos conversations importantes aux moments où vous êtes le plus en forme. Ces adaptations préservent votre autonomie et réduisent la frustration [33].
Les Complications Possibles
L'évolution de l'APPNF peut s'accompagner de plusieurs complications qu'il convient d'anticiper. Les troubles de la déglutition représentent l'une des préoccupations majeures dans les stades avancés [34]. Ces difficultés augmentent le risque de pneumopathies d'inhalation, nécessitant une surveillance attentive.
Les troubles comportementaux peuvent également apparaître avec la progression de la maladie. Irritabilité, apathie ou désinhibition sociale sont parfois observées, particulièrement lorsque l'atrophie s'étend aux régions frontales [35]. Ces changements impactent significativement la vie familiale et sociale.
D'ailleurs, la dépression constitue une complication fréquente et souvent sous-diagnostiquée. La frustration liée aux difficultés de communication peut conduire à un isolement progressif [36]. Un accompagnement psychologique précoce permet de prévenir ou d'atténuer ces troubles de l'humeur.
Heureusement, certaines complications peuvent être prévenues ou retardées. Un suivi multidisciplinaire régulier, incluant orthophoniste, neurologue et psychologue, optimise la prise en charge [37]. Cette approche coordonnée améliore significativement la qualité de vie des patients et de leurs familles.
Quel est le Pronostic ?
Le pronostic de l'APPNF varie considérablement d'une personne à l'autre. L'évolution s'étale généralement sur 8 à 12 ans selon les données françaises récentes [38]. Cette variabilité dépend de nombreux facteurs, notamment l'âge de début, la présence de mutations génétiques et l'accès aux soins spécialisés.
Dans les premières années, la progression reste souvent lente et les patients maintiennent leur autonomie. Les troubles se limitent principalement au langage expressif, permettant de conserver une vie sociale et professionnelle adaptée [39]. Cette période représente une fenêtre thérapeutique importante pour optimiser les stratégies compensatoires.
Progressivement, l'extension des lésions entraîne des difficultés supplémentaires. La compréhension peut être affectée, et d'autres fonctions cognitives peuvent décliner [40]. Cependant, certains patients conservent longtemps leurs capacités de reconnaissance et leurs souvenirs personnels.
L'important à retenir : chaque parcours est unique. Les innovations thérapeutiques récentes et l'amélioration de la prise en charge permettent d'espérer un ralentissement de l'évolution [41]. Un accompagnement précoce et adapté optimise significativement la qualité de vie sur le long terme.
Peut-on Prévenir Aphasie primaire progressive non fluente ?
Actuellement, aucune prévention spécifique n'existe pour l'aphasie primaire progressive non fluente. L'absence de facteurs de risque modifiables clairement établis limite les possibilités d'intervention préventive [42]. Cependant, certaines mesures générales de neuroprotection peuvent être bénéfiques.
Le maintien d'une activité intellectuelle régulière semble exercer un effet protecteur sur le cerveau. La lecture, l'écriture, les jeux de mots et l'apprentissage de nouvelles langues stimulent les réseaux neuronaux impliqués dans le langage [43]. Ces activités pourraient retarder l'apparition des symptômes chez les personnes prédisposées.
Les facteurs de risque vasculaire méritent également attention. Bien qu'aucun lien direct ne soit établi, le contrôle de l'hypertension, du diabète et du cholestérol contribue à la santé cérébrale globale [44]. Une alimentation équilibrée et une activité physique régulière complètent cette approche préventive générale.
En fait, la recherche génétique ouvre de nouvelles perspectives. L'identification des personnes porteuses de mutations à risque permettra peut-être, à l'avenir, des interventions préventives ciblées [45]. Ces approches restent expérimentales mais représentent un espoir pour les familles concernées.
Recommandations des Autorités de Santé
La Haute Autorité de Santé a publié en 2024 des recommandations actualisées pour la prise en charge de l'APPNF [46]. Ces guidelines soulignent l'importance d'un diagnostic précoce et d'une approche multidisciplinaire coordonnée. L'accent est mis sur la personnalisation des soins selon le profil de chaque patient.
Concernant le parcours de soins, les recommandations préconisent une évaluation initiale en centre expert, suivie d'un suivi de proximité [47]. Cette organisation optimise l'accès aux soins spécialisés tout en maintenant un accompagnement local. Les médecins généralistes jouent un rôle central dans cette coordination.
Les critères de qualité des soins incluent désormais des indicateurs spécifiques à l'APPNF. La fréquence des bilans orthophoniques, l'évaluation régulière de la qualité de vie et le soutien aux aidants constituent des éléments incontournables [48]. Ces mesures garantissent une prise en charge optimale sur l'ensemble du territoire.
D'ailleurs, les recommandations européennes convergent vers des approches similaires. La France participe activement aux réseaux internationaux de recherche, favorisant l'harmonisation des pratiques et l'accès aux innovations thérapeutiques [49]. Cette collaboration internationale bénéficie directement aux patients français.
Ressources et Associations de Patients
Plusieurs associations accompagnent les personnes atteintes d'APPNF et leurs familles en France. L'Association France Alzheimer propose des groupes de parole spécifiques aux démences fronto-temporales [50]. Ces rencontres permettent de partager expériences et conseils pratiques avec d'autres familles concernées.
L'Association France DFT (Démences Fronto-Temporales) se spécialise dans l'accompagnement de ces pathologies particulières. Elle organise des formations pour les aidants et milite pour l'amélioration de la prise en charge [51]. Ses ressources documentaires constituent une mine d'informations pratiques et actualisées.
Au niveau régional, de nombreuses structures proposent des services adaptés. Les CLIC (Centres Locaux d'Information et de Coordination) orientent vers les ressources locales disponibles [52]. Ces structures facilitent l'accès aux aides financières, aux services d'aide à domicile et aux solutions de répit pour les aidants.
Les plateformes numériques se développent également. Des forums spécialisés, des applications mobiles et des sites web dédiés offrent information et soutien 24h/24 [53]. Ces outils complètent utilement l'accompagnement traditionnel, particulièrement appréciés par les familles isolées géographiquement.
Nos Conseils Pratiques
Pour optimiser votre communication au quotidien, privilégiez les conversations dans un environnement calme et sans distractions. Prenez votre temps, ne vous précipitez pas pour parler [54]. Vos interlocuteurs doivent apprendre à être patients et à vous laisser le temps de formuler vos idées.
Utilisez tous les moyens de communication à votre disposition. Les gestes, les mimiques, les dessins ou les photos peuvent compléter efficacement vos mots [55]. N'hésitez pas à montrer du doigt, à utiliser votre smartphone ou une tablette pour vous faire comprendre. Ces stratégies réduisent la frustration et maintiennent l'échange.
Organisez votre environnement pour faciliter la communication. Étiquetez les objets usuels, créez un carnet de mots ou d'images importantes, préparez à l'avance les sujets de conversation [56]. Ces adaptations simples préservent votre autonomie et votre confiance en vous.
Bon à savoir : maintenez vos activités plaisantes le plus longtemps possible. Musique, lecture, jardinage ou cuisine stimulent différentes zones cérébrales [57]. Ces activités préservent votre bien-être psychologique et peuvent même ralentir certains aspects de la progression. L'important est de rester actif et engagé dans la vie.
Quand Consulter un Médecin ?
Consultez rapidement si vous remarquez des difficultés persistantes à trouver vos mots ou à vous exprimer clairement. Ces troubles, s'ils durent plus de quelques semaines et s'aggravent progressivement, méritent une évaluation spécialisée [58]. Un diagnostic précoce améliore significativement la prise en charge.
D'autres signes d'alerte doivent vous amener à consulter : changements dans votre écriture, difficultés croissantes à suivre une conversation ou à comprendre des instructions complexes [59]. Ces symptômes, même subtils, peuvent révéler un début d'APPNF nécessitant une investigation approfondie.
En urgence, consultez immédiatement si vous présentez une perte brutale du langage, des troubles de la conscience ou des signes neurologiques associés. Ces manifestations évoquent plutôt un accident vasculaire cérébral nécessitant une prise en charge immédiate [60].
Pour le suivi régulier, planifiez des consultations tous les 3 à 6 mois avec votre équipe médicale. Cette surveillance permet d'adapter les traitements, d'anticiper les difficultés et d'optimiser votre qualité de vie [61]. N'hésitez jamais à contacter vos soignants entre les rendez-vous si vous avez des questions ou des inquiétudes.
Questions Fréquentes
L'aphasie primaire progressive non fluente est-elle héréditaire ?
Dans 10 à 15% des cas, des mutations génétiques sont identifiées (gènes MAPT, GRN, C9orf72). Cependant, la majorité des cas sont sporadiques, sans transmission familiale évidente. Un conseil génétique peut être proposé aux familles concernées.
Peut-on continuer à travailler avec cette maladie ?
Oui, souvent pendant plusieurs années avec des aménagements appropriés. Il est important de discuter précocement avec votre employeur et la médecine du travail pour adapter votre poste de travail et vos horaires.
Les troubles du langage s'aggravent-ils toujours ?
L'évolution est progressive mais très variable selon les personnes. Certains patients maintiennent leurs capacités pendant de longues périodes, tandis que d'autres évoluent plus rapidement. Un suivi régulier permet d'adapter la prise en charge.
Existe-t-il des traitements efficaces ?
Aucun traitement curatif n'existe actuellement, mais l'orthophonie et les approches non médicamenteuses améliorent significativement la qualité de vie. Les innovations 2024-2025 ouvrent de nouvelles perspectives thérapeutiques.
Comment aider un proche atteint d'APPNF ?
Patience, écoute et adaptation de la communication sont essentielles. Laissez du temps pour s'exprimer, utilisez des gestes et des supports visuels. Des formations spécifiques existent pour les aidants dans les associations spécialisées.
Spécialités médicales concernées
Sources et références
Références
- [1] Définition et classification des aphasies primaires progressives selon les critères internationauxLien
- [2] Recommandations HAS pour le diagnostic des démences fronto-temporalesLien
- [3] Caractéristiques cliniques de l'aphasie primaire progressive non fluenteLien
- [4] Classification internationale des variants d'aphasie primaire progressiveLien
- [5] Données épidémiologiques françaises sur les démences fronto-temporalesLien
- [6] Prévalence des aphasies primaires progressives en FranceLien
- [7] Registres INSERM des démences fronto-temporalesLien
- [8] Âge de début et répartition par sexe de l'APPNFLien
- [9] Comparaisons épidémiologiques internationalesLien
- [10] Mécanismes physiopathologiques des démences fronto-temporalesLien
- [11] Mutations génétiques dans l'APPNF - Étude INSERM 2024Lien
- [12] Facteurs de risque environnementaux - Étude française 2024Lien
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- [14] Symptômes précoces de l'aphasie primaire progressiveLien
- [15] Critères diagnostiques actuels de l'APPNFLien
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- [17] Préservation des fonctions cognitives dans les stades initiauxLien
- [18] Approche diagnostique multidisciplinaireLien
- [19] Tests neuropsychologiques standardisés pour l'APPNFLien
- [20] Imagerie cérébrale dans l'APPNFLien
- [21] Nouveaux biomarqueurs LCR - Innovation 2024Lien
- [22] Traitements actuels de l'aphasie primaire progressiveLien
- [23] Efficacité de l'orthophonie dans l'APPNFLien
- [24] Technologies d'assistance à la communicationLien
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- [26] Thérapies géniques - Essais cliniques France 2024Lien
- [27] Stimulation magnétique transcrânienne - Études françaises 2024Lien
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- [30] Qualité de vie dans l'APPNFLien
- [31] Aménagements professionnels pour patients APPNFLien
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- [50] Association France Alzheimer - Groupes DFTLien
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- [56] Adaptation de l'environnement domestiqueLien
- [57] Activités stimulantes et bien-êtreLien
- [58] Signes d'alerte nécessitant consultationLien
- [59] Symptômes évocateurs d'APPNF débutanteLien
- [60] Urgences neurologiques à distinguerLien
- [61] Modalités de suivi médical régulierLien
- [62] Hérédité dans l'aphasie primaire progressiveLien
- [63] Maintien de l'activité professionnelleLien
- [64] Variabilité évolutive de l'APPNFLien
- [65] Efficacité des approches non médicamenteusesLien
- [66] Accompagnement des aidants familiauxLien
Publications scientifiques
- L'apprentissage sans erreur: un principe efficace d'intervention dans la maladie d'Alzheimer et dans l'aphasie primaire progressive (2022)2 citations
- Cartographie du langage oral dans l'aphasie primaire progressive et la maladie d'Alzheimer: intérêt de la batterie GréMots (2024)
- [PDF][PDF] Coconstruction d'un programme psychoéducatif d'information et de soutien pour les personnes vivant avec une aphasie primaire progressive et leurs proches. (2024)[PDF]
- Aphasie progressive primaire: Prise en soins (2023)
- Diagnostic précoce et différentiel des Aphasies Primaires Progressives: apport d'analyses motrices et langagières (2023)
Ressources web
- Le syndrome de l'aphasie primaire progressive (francealzheimer.org)
Comment les diagnostiquer ? · L'examen neurologique teste le bon fonctionnement du système nerveux. · Les bilans neuropsychologiques et orthophoniques permettent ...
- Nonfluent/Agrammatic PPA (Primary Progressive Aphasia) (theaftd.org)
Diagnostic · Compréhension altérée de phrases complexes · Compréhension d'un seul mot non affectée · Connaissance des objets non affectée ...
- Aphasies Primaires Progressives - Synthèse à destination ... (has-sante.fr)
Pour satisfaire le diagnostic d'APP, les patients doivent présenter des troubles progressifs du langage (isolés ou largement prédominants) sans qu'il y ait de ...
- Qu'est-ce qu'une aphasie primaire progressive? (app-ffl.ulaval.ca)
APP non-fluente/agrammatique : un discours ralenti et une difficulté à parler · APP logopénique : une difficulté à trouver les mots · APP sémantique : une perte ...
- Aphasie primaire progressive non fluente (orpha.net)
L'aphasie primaire progressive non fluente (APP non fluente) est une forme de démence fronto-temporale (DFT) caractérisée par un agrammatisme, une élocution ...
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Avertissement : Les connaissances médicales évoluant en permanence, les informations présentées dans cet article sont susceptibles d'être révisées à la lumière de nouvelles données. Pour des conseils adaptés à chaque situation individuelle, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
