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Anémie : symptômes, causes, diagnostic et principes du traitement

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L’anémie correspond à un taux d’hémoglobine anormalement bas dans le sang. [8] L’hémoglobine est contenue dans les globules rouges et permet de transporter l’oxygène vers les organes. [8] L’anémie n’est pas une maladie unique, mais la manifestation d’un problème sous-jacent qu’il faut rechercher, même lorsqu’elle provoque peu de symptômes. [3] Elle peut résulter d’une production insuffisante de globules rouges, d’un saignement ou d’une destruction anormalement rapide des globules rouges. [8]

Quels symptômes peuvent faire penser à une anémie ?

Une anémie légère peut entraîner peu de symptômes, voire aucun, notamment lorsqu’elle s’est installée lentement. [1] Quand l’anémie s’accentue, elle peut provoquer une pâleur, une fatigue persistante, un essoufflement d’abord à l’effort puis parfois au repos, des palpitations ou des maux de tête. [1] Des étourdissements, des vertiges, une faiblesse au lever ainsi que des difficultés de concentration, de mémoire ou dans les activités habituelles sont également possibles. [1] Ces manifestations ne sont pas propres à l’anémie et ne permettent ni de confirmer sa présence ni d’en reconnaître la cause. [3] La gravité des symptômes dépend notamment de l’importance de l’anémie, de sa rapidité d’installation et des capacités cardiaques et respiratoires de la personne. [1] [3]

La présence d’un ou de plusieurs symptômes évocateurs justifie une consultation médicale. [1] Une consultation est également nécessaire en cas de règles devenues plus abondantes ou prolongées, de saignements entre les règles, de sang rouge ou noir dans les selles, de sang dans les urines ou de sang craché ou vomi. [4] Une vigilance particulière est indiquée en présence d’un saignement chez une personne qui prend un anticoagulant ou un anti-inflammatoire, car ces traitements peuvent favoriser les saignements. [4]

Quelles sont les principales causes d’anémie ?

Un défaut de production peut être lié à une carence en fer, en vitamine B12 ou en vitamine B9, éléments nécessaires à la fabrication de l’hémoglobine et des globules rouges. [8] Une maladie inflammatoire chronique peut perturber l’utilisation du fer sans qu’il existe nécessairement une véritable carence en fer. [6] Une maladie rénale chronique peut provoquer une anémie en diminuant la production d’érythropoïétine, hormone qui stimule la moelle osseuse. [8] Plus rarement, une maladie, un médicament ou un produit toxique peut perturber directement le fonctionnement de la moelle osseuse. [8]

Une anémie peut aussi être provoquée par une perte de sang importante ou par de petits saignements répétés et prolongés. [8] Les pertes peuvent notamment être gynécologiques, digestives ou urinaires et rester invisibles pendant un certain temps. [6] Enfin, certaines anémies sont dues à une destruction prématurée des globules rouges, appelée hémolyse, que la moelle osseuse tente de compenser en augmentant leur production. [8] La carence en fer est une cause fréquente d’anémie, mais toute anémie ne doit pas être assimilée à un manque de fer. [8] [6]

Comment le diagnostic est-il posé ?

Le diagnostic repose sur une prise de sang comprenant une numération formule sanguine, aussi appelée NFS ou hémogramme, et le dosage de l’hémoglobine. [1] Dans les sources françaises destinées aux patients, l’anémie de l’adulte est définie par une hémoglobine inférieure à 13 g/dl chez l’homme et à 12 g/dl chez la femme. [1] [8] À partir du deuxième trimestre de grossesse, le seuil indiqué est de 10,5 g/dl. [1] [8] Chez l’enfant, les valeurs normales varient selon l’âge et doivent donc être interprétées avec des références adaptées à l’étape de croissance. [2] [3]

Le volume globulaire moyen, ou VGM, renseigne sur la taille des globules rouges et aide à classer l’anémie comme microcytaire, normocytaire ou macrocytaire. [1] [3] Un VGM bas peut notamment orienter vers une carence en fer, une inflammation ou une maladie génétique, tandis qu’un VGM élevé peut être lié à une carence en vitamine B12 ou B9. [1] La numération des réticulocytes, qui sont de jeunes globules rouges, renseigne sur la réponse de la moelle osseuse. [1] [3] Une réponse élevée peut évoquer une compensation après une perte de sang ou une destruction des globules rouges, alors qu’une réponse basse ou normale malgré l’anémie oriente vers une production insuffisante. [3]

Comment recherche-t-on la cause ?

Les examens complémentaires sont choisis en fonction des résultats de la NFS, des symptômes, des antécédents et du contexte clinique. [1] [3] Ils peuvent comprendre un dosage de la ferritine pour évaluer les réserves de fer, ainsi que des dosages des vitamines B12 et B9 ou une analyse spécialisée de l’hémoglobine. [1] Une ferritine basse soutient le diagnostic de carence en fer, mais une inflammation peut maintenir la ferritine à un niveau normal ou élevé et compliquer son interprétation. [2] Selon la situation, la recherche d’un saignement peut nécessiter une analyse d’urine, un examen gynécologique, une échographie, une endoscopie digestive ou une coloscopie. [1] Un myélogramme, qui analyse la moelle osseuse, n’est réalisé que dans certaines situations et nécessite une prise en charge spécialisée en milieu hospitalier. [1]

Quels sont les principes du traitement ?

Le traitement dépend de la cause de l’anémie, du taux d’hémoglobine et de la tolérance des symptômes. [9] Une carence confirmée peut conduire le médecin à prescrire du fer, de la vitamine B12 ou de la vitamine B9 selon le déficit identifié. [9] Dans l’anémie par carence en fer, la correction du déficit doit être associée au traitement de sa cause, par exemple un saignement ou une maladie digestive. [7] Le fer est le plus souvent administré par voie orale, tandis qu’une perfusion peut être indiquée en cas d’inefficacité ou de mauvaise absorption du traitement oral, ou lorsque les pertes dépassent les capacités d’absorption digestive. [7] Le fer oral peut colorer les selles en noir, provoquer des douleurs abdominales et interagir avec certains médicaments. [7] Les comprimés de fer doivent être conservés hors de portée des jeunes enfants, car une ingestion accidentelle importante peut être toxique. [7] Une transfusion sanguine peut être nécessaire dans certaines anémies très graves, mais elle ne remplace pas la recherche et le traitement de la cause. [9] [5] Les anémies liées à une maladie rénale, inflammatoire, médullaire, hémolytique ou génétique nécessitent des traitements différents, adaptés au mécanisme identifié. [9]

Quels risques et quel suivi ?

Une anémie sévère, rapidement installée ou prolongée peut aggraver une maladie cardiaque ou une insuffisance respiratoire préexistante. [1] Le suivi dépend de la cause, car l’amélioration de l’hémoglobine ne suffit pas toujours à montrer que le problème responsable est corrigé. [7] [3] Pour l’anémie par carence en fer, des prises de sang contrôlent la normalisation de la numération formule sanguine et la reconstitution des réserves évaluées par la ferritine. [7] Si les résultats ne se normalisent pas, le médecin recherche notamment une prise irrégulière du traitement, une mauvaise absorption ou la persistance d’un saignement non diagnostiqué. [7]

Peut-on prévenir une anémie ?

Une alimentation variée et équilibrée contribue à prévenir certaines anémies liées à un manque de fer ou de vitamines, mais elle ne prévient pas toutes les causes d’anémie. [4] [8] Les besoins en fer sont particulièrement importants pendant la croissance, à l’adolescence et pendant la grossesse. [4] La prévention passe aussi par la consultation en cas de saignement, même minime mais répété, afin d’en rechercher l’origine. [4]

Sources et références

[1] Symptômes et diagnostic de l'anémie | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[7] Traitement de l’anémie par carence en fer | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

[8] Comprendre l’anémie : définition et causes | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

[9] Traitement de l’anémie | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

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