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Anémie par carence en fer : symptômes, diagnostic, causes et traitement

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L’anémie par carence en fer, également appelée anémie ferriprive ou anémie martiale, correspond à une baisse de l’hémoglobine provoquée par un manque de fer. [3] Le fer est indispensable à la fabrication de l’hémoglobine, substance des globules rouges qui transporte l’oxygène vers les organes. [3] Cette anémie peut rester silencieuse au début, puis entraîner notamment fatigue, pâleur et essoufflement lorsqu’elle s’accentue. [1] Le diagnostic repose sur une prise de sang, mais la prise en charge doit aussi rechercher et traiter la cause du manque de fer. [1] [4]

Quelle différence entre carence en fer et anémie ?

La carence en fer commence par une diminution des réserves de l’organisme et précède l’anémie. [3] Si le déficit persiste, la moelle osseuse fabrique moins d’hémoglobine et l’anémie apparaît. [3] Les globules rouges deviennent alors généralement plus petits et moins riches en hémoglobine, ce qui définit une anémie microcytaire hypochrome. [1] Une anémie liée à l’inflammation peut au contraire résulter d’une mauvaise utilisation du fer sans véritable épuisement des réserves, ce qui en fait une situation distincte. [3]

Quels symptômes peuvent apparaître ?

L’anémie par carence en fer s’installe souvent progressivement et peut ne provoquer aucun symptôme à son début. [1] Elle est parfois découverte fortuitement lors d’un bilan sanguin demandé pour une autre raison. [1] Lorsque la baisse de l’hémoglobine devient plus importante, elle peut provoquer une pâleur, une fatigue, un essoufflement à l’effort, des maux de tête, des vertiges ou des étourdissements. [1] Une faiblesse en se levant d’une chaise, des difficultés de concentration ou d’apprentissage, une irritabilité et un syndrome des jambes sans repos sont également possibles. [1] Une peau ou des cheveux secs ainsi que des ongles cassants peuvent être associés au manque de fer. [1] Ces manifestations ne suffisent pas à établir le diagnostic, car celui-ci nécessite un bilan sanguin. [1]

Quelles sont les principales causes ?

Chez l’adulte, l’anémie par carence en fer est le plus souvent causée par de faibles pertes de sang qui se prolongent dans le temps. [3] Ces pertes peuvent être digestives, gynécologiques ou urologiques et rester invisibles. [3] Parmi les causes possibles figurent notamment un ulcère gastroduodénal, un polype ou un cancer colorectal, un fibrome utérin, une endométriose ou une maladie de la vessie. [3] Les règles très abondantes ou prolongées et les saignements entre les règles peuvent aussi entraîner une perte visible de fer. [3] Les anticoagulants et les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent favoriser les saignements. [3]

Une alimentation qui apporte trop peu de fer par rapport aux besoins peut également être en cause. [3] Les besoins sont particulièrement élevés pendant la petite enfance, l’adolescence et la grossesse. [3] [2] Un régime végétarien ou végétalien strict peut exposer à une insuffisance d’apport en fer s’il ne couvre pas les besoins. [3] Plus rarement, une maladie digestive comme la maladie cœliaque ou la maladie de Crohn réduit l’absorption du fer. [3] Chez le jeune enfant, le manque de fer peut retentir sur le développement psychomoteur et les défenses immunitaires. [3]

Comment le diagnostic est-il établi ?

En présence de symptômes évoquant une anémie, une consultation médicale est nécessaire afin de réaliser un examen clinique et de prescrire un bilan sanguin. [1] La mesure de l’hémoglobine confirme l’anémie lorsque le résultat est inférieur à la valeur de référence adaptée à l’âge, au sexe et, le cas échéant, à la grossesse. [1] [3] L’hémogramme mesure aussi le volume globulaire moyen et la concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine, souvent abaissés dans l’anémie ferriprive. [1] Le dosage de la ferritine évalue les réserves de fer et une valeur trop basse authentifie la carence. [1] La ferritine doit toutefois être interprétée dans son contexte, car elle peut rester normale ou augmenter en présence d’une inflammation malgré un manque de fer. [1] Dans certaines situations, le médecin complète le bilan par le dosage du fer sérique et de la transferrine. [1]

Une fois la carence confirmée, l’évaluation ne s’arrête pas au résultat de la prise de sang : sa cause doit être recherchée. [1] Le médecin s’intéresse notamment à l’alimentation, à une éventuelle mauvaise absorption digestive et à la présence de pertes sanguines visibles ou invisibles. [1] Selon la situation, cette recherche peut comporter une analyse des selles ou des urines, un examen gynécologique, une endoscopie digestive, une coloscopie ou une échographie abdominopelvienne. [1] Un avis spécialisé en gynécologie, gastro-entérologie ou urologie est parfois nécessaire. [1]

Comment l’anémie par carence en fer est-elle traitée ?

Le traitement associe la reconstitution des réserves en fer et la prise en charge de la cause de la carence. [4] Le fer est le plus souvent prescrit par voie orale sous forme de comprimés ou de sirop chez l’enfant. [4] Selon la source française disponible, ce traitement oral est généralement poursuivi pendant au moins trois mois, puis adapté au contrôle clinique et biologique. [4] Le fer oral peut noircir les selles et provoquer des douleurs abdominales. [4] Il peut aussi interagir avec certains médicaments, notamment des traitements contre l’ostéoporose ou l’acidité gastrique. [4] Il est donc important de signaler les autres traitements pris au médecin ou au pharmacien et de ne modifier la dose qu’avec l’accord du médecin. [4] Les comprimés de fer doivent être conservés hors de portée des jeunes enfants, car une ingestion accidentelle importante peut être toxique. [4]

Une perfusion de fer peut être indiquée lorsque le traitement oral ne corrige pas l’anémie, lorsque les pertes dépassent les capacités d’absorption digestive ou dans certaines maladies inflammatoires intestinales. [4] Une transfusion sanguine n’est envisagée que très exceptionnellement, notamment au début du traitement lorsqu’un saignement brutal a provoqué une anémie importante ou lorsque les symptômes sont mal supportés. [4] Le traitement du fer ne remplace pas celui d’un ulcère, d’un fibrome, d’un polype, d’une maladie cœliaque ou d’une maladie inflammatoire digestive qui entretient la carence. [4]

Quel suivi est nécessaire pendant le traitement ?

Une amélioration des symptômes est attendue après quelques semaines de traitement par fer. [4] Des prises de sang de surveillance vérifient la normalisation de la numération formule sanguine et la reconstitution des réserves mesurées par la ferritine. [4] L’hémoglobine commence habituellement à augmenter avant la ferritine, dont la normalisation est plus lente. [4] Pour un traitement oral, la page française disponible indique un contrôle de la ferritine après trois mois, selon des modalités fixées par le médecin. [4] L’arrêt du traitement est envisagé lorsque les réserves sont redevenues normales et ne doit pas être décidé uniquement sur la disparition des symptômes. [4] Si les résultats ne se normalisent pas, le médecin recherche notamment une prise irrégulière du traitement, une mauvaise absorption, une cause de saignement non diagnostiquée ou la poursuite des pertes sanguines. [4]

Comment réduire le risque de carence et quand consulter ?

Une alimentation variée et équilibrée contribue à prévenir les anémies dues à un manque de fer. [2] Les sources alimentaires de fer comprennent notamment les viandes, poissons et fruits de mer, les légumineuses, les noix, les céréales, le jaune d’œuf et les légumes à feuilles vertes. [2] Le fer issu de la chair animale est mieux absorbé que le fer non héminique présent dans de nombreux aliments végétaux ou animaux. [2] Les besoins alimentaires doivent être particulièrement surveillés pendant la croissance, à l’adolescence et au cours de la grossesse. [2]

Un saignement même minime mais répété justifie une consultation médicale. [2] Il convient notamment de consulter en cas de règles devenues plus abondantes ou prolongées, de saignements entre les règles ou de sang observé dans les selles ou les urines. [2] La présence de sang dans des crachats ou des vomissements nécessite également un avis médical. [2] Une vigilance particulière est nécessaire chez les personnes traitées par anticoagulants ou anti-inflammatoires, car ces médicaments favorisent les saignements. [2]

Sources et références

[4] Traitement de l’anémie par carence en fer | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

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Spécialités médicales concernées

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