Selon des informations de presse relayées le 28 septembre 2026, des pharmaciens ont demandé à l'ANSM de faire basculer 33 médicaments aujourd'hui disponibles uniquement sur ordonnance vers un statut de vente libre. Ces produits concernent deux troubles très courants : les mycoses et la rhinite allergique saisonnière, plus connue sous le nom de rhume des foins. Voici ce que l'on sait de cette demande et pourquoi ces médicaments restent, pour l'instant, réservés à la prescription.
L'essentiel
- Des représentants des pharmaciens ont sollicité l'ANSM pour un passage en vente libre de 33 médicaments actuellement sous ordonnance.
- Ces médicaments concernent principalement les traitements des mycoses et de la rhinite allergique saisonnière.
- Le statut de prescription actuel reste inchangé tant que l'ANSM n'a pas rendu sa décision.
- La liste précise des 33 médicaments visés n'a pas été rendue publique à ce stade.
Ce que demandent les représentants des pharmaciens
D'après une information relayée par la presse le 28 septembre 2026, des représentants des pharmaciens ont déposé une demande auprès de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) pour que 33 médicaments actuellement disponibles uniquement sur ordonnance puissent être vendus librement en pharmacie, sans passage préalable chez un médecin.
Ces médicaments concerneraient deux catégories de troubles très fréquents : les mycoses (de la peau, des ongles ou des muqueuses) et la rhinite allergique saisonnière, communément appelée rhume des foins.
- La liste complète et détaillée des 33 médicaments concernés n'a pas été communiquée publiquement à ce jour.
- Les informations disponibles indiquent que la demande concerne des traitements contre les mycoses et la rhinite allergique saisonnière.
- Le calendrier d'examen de la demande par l'ANSM n'a pas été précisé publiquement.
Pourquoi ces médicaments sont-ils aujourd'hui réservés à l'ordonnance ?
En France, c'est l'ANSM qui détermine, pour chaque médicament, s'il peut être vendu librement en pharmacie ou seulement sur présentation d'une ordonnance. Cette classification repose notamment sur l'évaluation du rapport entre bénéfices et risques, ainsi que sur la capacité d'un patient à identifier seul son trouble sans risquer une erreur de diagnostic.
Pour les mycoses
Une mycose cutanée ou des ongles peut ressembler à d'autres affections de la peau, comme le rappellent les fiches médicales consacrées à l'onychomycose et aux mycoses cutanées sur ce site. Un traitement mal ciblé peut retarder la prise en charge d'un problème différent, ou ne pas suffire si l'infection est plus étendue qu'il n'y paraît. Certains traitements antifongiques, en particulier ceux pris par voie orale, comportent aussi des précautions d'emploi qui justifient un avis médical préalable.
Pour la rhinite allergique saisonnière
Certains traitements de la rhinite allergique sont déjà accessibles sans ordonnance, comme certains antihistaminiques à dose définie. D'autres restent soumis à prescription, notamment lorsqu'ils sont associés à des corticoïdes ou destinés à des formes plus sévères. Le passage à un usage prolongé sans avis médical peut aussi masquer une allergie plus complexe ou un asthme associé.
Quelles catégories de médicaments seraient concernées
D'après les informations disponibles, les 33 médicaments viseraient deux grandes familles de traitements :
- Des traitements antifongiques utilisés contre les mycoses de la peau, des ongles (onychomycose) ou des muqueuses.
- Des traitements contre la rhinite allergique saisonnière (rhume des foins), qui touche selon les fiches médicales du site près de 25 à 30 % des adultes en France.
Les noms commerciaux, dosages et formes galéniques précis des 33 médicaments n'ont pas été communiqués publiquement.
Comment l'ANSM examine ce type de demande
Une demande de changement de statut ne se traduit pas automatiquement par une décision favorable. L'ANSM s'appuie généralement sur les données de pharmacovigilance disponibles, sur l'expérience d'usage du médicament et sur l'avis de commissions spécialisées avant de faire évoluer le statut d'un produit.
Les éléments pris en compte incluent notamment le risque de retard de diagnostic, le risque de mésusage en cas d'automédication répétée, et la possibilité que les symptômes masquent un problème plus sérieux.
Ce qui ne change pas aujourd'hui : que faire en attendant
Tant que l'ANSM n'a pas rendu de décision, le statut actuel des 33 médicaments reste inchangé : ils nécessitent toujours une ordonnance pour être délivrés.
- En cas de suspicion de mycose cutanée, des ongles ou génitale, un avis médical permet de confirmer le diagnostic avant tout traitement.
- En cas de symptômes de rhinite allergique saisonnière (éternuements, nez qui coule, yeux qui piquent), un médecin ou un pharmacien peut orienter vers un traitement adapté, notamment lors des pics polliniques signalés par les indices Atmo France.
- Évitez de cumuler plusieurs traitements ou de reprendre une ancienne ordonnance sans avis, en particulier si les symptômes évoluent ou ne s'améliorent pas.
En cas de doute sur un diagnostic ou de symptômes persistants malgré un traitement, une consultation, y compris en téléconsultation, reste recommandée.
Questions fréquentes
Puis-je déjà acheter ces médicaments sans ordonnance ?
Non. Tant que l'ANSM n'a pas examiné et validé la demande, le statut actuel de ces 33 médicaments reste inchangé : une ordonnance est toujours nécessaire pour se les procurer en pharmacie.
Quels sont exactement les 33 médicaments concernés par cette demande ?
La liste précise et détaillée n'a pas été rendue publique à ce jour. Les informations disponibles indiquent qu'elle concerne des traitements contre les mycoses et contre la rhinite allergique saisonnière.
Si j'ai une mycose ou une allergie saisonnière, dois-je attendre la décision de l'ANSM ?
Non, il n'est pas nécessaire d'attendre. Un médecin ou un pharmacien peut évaluer vos symptômes dès maintenant et orienter vers un traitement adapté à votre situation, sur ordonnance si besoin.