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Ventriculographie isotopique : objectif, déroulement et résultats de l’examen

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Scintigraphie des cavités cardiaques par ville

La ventriculographie isotopique est un examen d’imagerie en médecine nucléaire qui évalue la manière dont le cœur pompe le sang, au repos et parfois pendant un effort. [2] Elle utilise un produit radiopharmaceutique administré par voie veineuse, une gamma-caméra et un ordinateur pour produire des images du sang circulant dans les cavités cardiaques. [2] [3] Cet examen est aussi appelé ventriculographie nucléaire, angiographie isotopique, angiocardiographie isotopique ou MUGA. [2]

Que mesure la ventriculographie isotopique ?

La ventriculographie isotopique sert principalement à mesurer la fonction de pompage des ventricules, qui sont les cavités inférieures du cœur. [2] Elle peut notamment évaluer la fraction d’éjection du ventricule gauche ou du ventricule droit. [1] [3] La fraction d’éjection est exprimée en pourcentage et renseigne sur la force avec laquelle le cœur propulse le sang vers le reste du corps. [2] L’examen peut également étudier la taille des cavités, les mouvements des parois ventriculaires et certains mouvements anormaux du sang entre les cavités. [2]

L’acquisition est synchronisée avec l’électrocardiogramme afin de relier les images aux différentes phases des battements du cœur. [2] [3] L’évolution de la radioactivité mesurée dans une zone correspondant au ventricule permet de construire une courbe utilisée pour calculer la fraction d’éjection. [3]

Pourquoi cet examen peut-il être demandé ?

La ventriculographie isotopique peut être demandée pour rechercher ou surveiller une anomalie de la contraction des ventricules. [2] Elle est notamment utilisée pour mesurer la fonction cardiaque avant certains traitements anticancéreux susceptibles d’endommager le cœur. [1] [2] Elle peut aussi servir à surveiller l’effet de ces traitements sur le cœur et à rechercher des effets secondaires tardifs après un cancer. [2] Dans l’insuffisance cardiaque, elle peut contribuer à l’évaluation reproductible de la fonction du ventricule droit ou du ventricule gauche. [3]

Comment se préparer à une ventriculographie isotopique ?

Avant l’examen, il est important de signaler au personnel de médecine nucléaire une grossesse, une possibilité de grossesse ou un allaitement. [2] Il faut également indiquer si un autre examen de médecine nucléaire a été réalisé récemment. [2] Le service peut demander la liste des médicaments pris et, en contexte oncologique, la date de la dernière séance de chimiothérapie. [2]

Lorsque l’examen comprend une épreuve d’effort, les consignes peuvent inclure un jeûne de quatre à six heures ainsi que l’évitement préalable de la caféine et du tabac. [2] Des vêtements comportant des éléments métalliques peuvent devoir être retirés ou remplacés par une tenue d’hôpital. [2] Les lunettes, bijoux ou autres objets susceptibles de perturber les images peuvent aussi devoir être enlevés. [2]

Comment se déroule l’examen ?

La ventriculographie isotopique est généralement réalisée dans un service hospitalier de médecine nucléaire, le plus souvent sans hospitalisation pour la nuit. [2] L’examen dure souvent environ une heure, mais il peut être plus long lorsqu’il comprend des exercices. [2] Des électrodes sont placées sur le thorax pour enregistrer le rythme cardiaque et synchroniser les images avec les battements du cœur. [2] [3] Un produit radiopharmaceutique est administré par voie veineuse afin que la gamma-caméra puisse suivre le sang présent dans les cavités cardiaques. [2] [3]

La gamma-caméra détecte le rayonnement émis par le produit et transmet les informations à un ordinateur qui reconstruit les images. [2] Il est nécessaire de rester immobile pendant les acquisitions pour obtenir des images exploitables. [2] Plusieurs positions peuvent être demandées afin d’observer le cœur sous différents angles et de mieux séparer les ventricules droit et gauche. [2] [3] Si une étude à l’effort est prévue, il peut être demandé de marcher sur un tapis roulant ou de pédaler sur un vélo entre les acquisitions. [2]

Que se passe-t-il après l’examen ?

Le produit radioactif est progressivement éliminé du corps, notamment par les urines et les selles. [2] Son élimination complète peut prendre de quelques heures à quelques jours. [2] Boire beaucoup de liquide après l’examen peut aider à évacuer le produit radiopharmaceutique. [2]

Quels sont les risques et les effets indésirables possibles ?

La ventriculographie isotopique expose à une petite dose de rayonnement liée au produit radiopharmaceutique. [2] La dose administrée dépend du type d’examen et du protocole utilisé. [2] Une réaction allergique au produit radioactif est possible, mais elle est décrite comme extrêmement rare. [2]

Comment comprendre les résultats et leurs limites ?

Le compte rendu indique notamment la fraction d’éjection, exprimée en pourcentage, et peut décrire les mouvements des parois du cœur. [2] [3] Le calcul dépend de la délimitation correcte des ventricules, de la qualité de la synchronisation avec l’électrocardiogramme et du contrôle visuel des valeurs obtenues. [3] Les méthodes planaires et tomographiques ne produisent pas nécessairement les mêmes estimations, et la tomographie peut réduire certaines limites de l’évaluation planaire. [1] Un pourcentage isolé ne doit donc pas être interprété sans tenir compte de la méthode employée, du contexte médical et des examens antérieurs. [1] [3]

Lorsque le résultat est considéré comme anormal, le médecin peut proposer d’autres examens, une surveillance, des soins ou un traitement adaptés à la situation. [2] En oncologie, l’évolution de la fonction cardiaque peut notamment être prise en compte pour apprécier la poursuite d’un traitement susceptible d’être toxique pour le cœur. [1] [2]

Sources et références

[3] Microsoft Word - Thèse Clara Flourens.docx

pepite-depot.univ-lille.fr · Consulté le 2026-09-15

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