Aller au contenu principal

Vasospasme intracrânien après une hémorragie sous-arachnoïdienne

Trouver un professionnel

Anévrisme cérébral par ville

Le vasospasme intracrânien correspond ici à un rétrécissement des artères cérébrales pouvant apparaître après une hémorragie sous-arachnoïdienne provoquée par la rupture d’un anévrisme. [2] Ce rétrécissement peut diminuer l’apport sanguin au cerveau et contribuer à un déficit neurologique ischémique retardé, voire à un infarctus cérébral. [2] Un vasospasme visible sur une imagerie n’entraîne cependant pas nécessairement de manifestation neurologique, ce qui impose de distinguer l’anomalie radiologique de la forme clinique symptomatique. [2] Les informations disponibles ici ne permettent pas d’étendre cette description à toutes les autres causes possibles de vasoconstriction intracrânienne. [2] [1]

Pourquoi ce vasospasme peut-il survenir ?

Après la rupture d’un anévrisme cérébral, du sang se répand dans l’espace situé entre les enveloppes du cerveau, ce qui constitue une hémorragie sous-arachnoïdienne. [1] [2] Les mécanismes exacts du vasospasme restent imparfaitement compris, mais son risque est étroitement lié à la quantité de sang sous-arachnoïdien ou intraventriculaire. [2] Le vasospasme constitue une complication secondaire distincte des lésions initiales dues à la rupture de l’anévrisme, de l’hydrocéphalie et du risque de nouveau saignement. [2] Ces différentes complications peuvent néanmoins provoquer une aggravation neurologique et doivent être différenciées lors de l’évaluation médicale. [2]

Vasospasme radiologique et vasospasme symptomatique

Le vasospasme radiologique désigne une constriction des artères cérébrales constatée par un examen d’imagerie vasculaire. [2] Le vasospasme symptomatique correspond à l’apparition d’un déficit neurologique attribuable au territoire de l’artère rétrécie. [2] La présence d’une artère rétrécie ne suffit donc pas, à elle seule, à démontrer que le vasospasme explique l’état neurologique du patient. [2] Inversement, l’examen clinique peut être difficile chez une personne dont l’état neurologique initial limite les réponses, ce qui renforce le rôle de la surveillance et des examens complémentaires. [2] Les éléments ci-dessous concernant la surveillance et les traitements hémodynamiques ou endovasculaires reposent sur une revue publiée en 2014 : ils décrivent des principes de prise en charge spécialisée, mais ne suffisent pas à établir leur place actuelle dans la stratégie thérapeutique en 2026. [2]

Comment le vasospasme est-il recherché ?

L’angiographie cérébrale est l’examen radiologique de référence pour confirmer un vasospasme, mais son caractère invasif ne permet pas de l’utiliser comme surveillance quotidienne chez tous les patients. [2] Elle montre directement le calibre des artères et peut également donner accès, dans certaines situations, à un traitement endovasculaire. [2] Le Doppler transcrânien estime indirectement le calibre des vaisseaux en mesurant la vitesse de circulation du sang. [2] Ses résultats dépendent notamment de l’artère étudiée, de la qualité de la fenêtre échographique, des traitements modifiant la circulation et de la variabilité entre opérateurs ou établissements. [2] Le suivi de l’évolution des vitesses au fil des examens peut servir de signal d’alerte, sans remplacer à lui seul l’évaluation clinique et l’imagerie de confirmation. [2] L’angioscanner et le scanner de perfusion peuvent aussi contribuer à la détection, mais leurs performances et leur place varient selon les situations cliniques. [2]

Prévenir les complications ischémiques

L’objectif de la prévention est de réduire le risque de déficit neurologique ischémique sévère après l’hémorragie sous-arachnoïdienne. [1] [2] En France, la nimodipine par voie orale est autorisée pour prévenir les déficits neurologiques ischémiques sévères consécutifs à une hémorragie sous-arachnoïdienne d’origine anévrismale. [1] Ce médicament est soumis à prescription hospitalière et ne constitue pas un traitement à entreprendre de sa propre initiative. [1] La nimodipine agit préférentiellement sur les petites artères cérébrales en favorisant leur dilatation et l’augmentation du débit sanguin cérébral. [1] Son bénéfice clinique ne signifie toutefois pas qu’elle fasse systématiquement disparaître le rétrécissement visible à l’angiographie. [2]

La nimodipine peut abaisser la pression artérielle, avec un risque de diminution de la pression assurant la perfusion du cerveau. [1] Elle est contre-indiquée avec la rifampicine ainsi qu’avec certains antiépileptiques inducteurs enzymatiques, dont le phénobarbital, la phénytoïne et la carbamazépine. [1] D’autres médicaments peuvent augmenter ou diminuer son effet, ce qui justifie de signaler à l’équipe soignante l’ensemble des traitements pris. [1] Le pamplemousse et son jus doivent être évités pendant le traitement, car ils peuvent augmenter les concentrations de nimodipine et renforcer son effet hypotenseur. [1]

Prise en charge d’un vasospasme symptomatique

Lorsqu’un vasospasme compromet la circulation cérébrale, la prise en charge vise à préserver l’apport de sang et d’oxygène au cerveau tout en contrôlant la pression intracrânienne. [2] Le maintien d’un volume sanguin circulant normal fait partie des principes décrits, tandis qu’une augmentation excessive du volume peut entraîner des complications pulmonaires, cardiaques, rénales ou cérébrales. [2] Une élévation médicalement contrôlée de la pression artérielle peut améliorer le débit dans un territoire ischémique non infarci, mais elle n’a pas démontré qu’elle prévenait à elle seule l’apparition du vasospasme radiologique. [2] Dans certaines formes, une angioplastie par ballonnet ou l’administration intra-artérielle d’un vasodilatateur peut être envisagée par une équipe spécialisée. [2] L’angioplastie est surtout décrite pour les grosses artères, tandis que les vasodilatateurs intra-artériels peuvent atteindre des territoires plus distaux. [2] Ces interventions ne sont pas dénuées de risques, notamment la perforation d’un vaisseau pour l’angioplastie et l’hypotension systémique pour les vasodilatateurs. [2] Le choix dépend donc de l’état neurologique, des résultats de l’imagerie, de la localisation du rétrécissement et de la balance entre bénéfices attendus et complications. [2]

Ce qu’il faut retenir

Le diagnostic de vasospasme ne peut pas être établi à partir d’un symptôme isolé ou d’une seule mesure, car il repose sur le rapprochement entre l’évolution neurologique et les examens vasculaires. [2] Sa surveillance et son traitement relèvent d’une prise en charge hospitalière spécialisée après l’hémorragie sous-arachnoïdienne. [2] [1] La prévention par nimodipine, la surveillance de la circulation cérébrale et les éventuels traitements endovasculaires répondent à des objectifs différents et ne sont pas interchangeables. [1] [2]

Sources et références

[1] Base de Données Publique des Médicaments

base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr · Consulté le 2026-09-11

[2] Treatment of Intracranial Vasospasm Following Subarachnoid Hemorrhage

www.ebi.ac.uk · Version : 2014-05-20 · Consulté le 2026-09-16

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Médecin vasculaire, angiologue, phlébologue