Aller au contenu principal

Artériopathies intracrâniennes : principales formes, risques et diagnostic

Les artériopathies intracrâniennes désignent une famille de maladies qui touchent les artères situées dans le crâne et peuvent provoquer leur rétrécissement. [2] Il ne s’agit pas d’une maladie unique : le rétrécissement peut notamment être lié à l’athérosclérose, à une maladie de moyamoya, à une vascularite ou à une dissection artérielle. [2] Cette distinction est importante, car des atteintes d’apparence proche sur les premiers examens peuvent avoir des mécanismes, une évolution et des besoins de prise en charge différents. [2]

Pourquoi les artères intracrâniennes sont-elles particulières ?

Les artères intracrâniennes ont un petit diamètre, suivent souvent un trajet sinueux et donnent de nombreuses petites branches qui pénètrent dans le tissu cérébral. [2] Elles cheminent dans l’espace sous-arachnoïdien, au contact du liquide cérébrospinal, alors que les artères extracrâniennes sont entourées de tissu conjonctif. [2] Leur paroi comporte relativement moins de fibres élastiques ainsi que des couches moyenne et externe plus fines que celles des artères extracrâniennes. [2] Leur petite taille et leur localisation profonde rendent leur étude par l’imagerie et l’obtention de prélèvements tissulaires difficiles. [2]

Quelles sont les principales formes ?

Dans l’athérosclérose intracrânienne, une plaque se développe dans la paroi et peut rétrécir l’artère. [2] Ces plaques sont souvent plus fibreuses et comportent moins fréquemment un cœur riche en lipides que les plaques observées dans les artères carotides extracrâniennes. [2]

La maladie de moyamoya entraîne une obstruction progressive de la partie terminale des artères carotides internes et s’accompagne de la formation d’un réseau vasculaire collatéral anormal. [2] Son diagnostic repose sur l’aspect des artères en angiographie ou en imagerie par résonance magnétique et sur l’exclusion d’autres causes possibles. [2]

Une dissection intracrânienne correspond à une rupture de certaines couches de la paroi artérielle, susceptible de créer un hématome dans la paroi, un double chenal ou un pseudo-anévrisme. [2] Elle peut provoquer une ischémie en rétrécissant l’artère, en favorisant la migration d’un caillot ou en obstruant de petites branches perforantes. [2] Une rupture de l’artère disséquée peut également être à l’origine d’une hémorragie sous-arachnoïdienne. [2]

Les vascularites du système nerveux central regroupent de nombreuses affections caractérisées par une inflammation des parois vasculaires. [2] Elles peuvent atteindre des artères de différents calibres, y compris de petits vaisseaux qui restent en dessous de la résolution des techniques d’imagerie habituelles. [2] Le syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible peut aussi se manifester par des rétrécissements intracrâniens, généralement associés à une réversibilité des anomalies vasculaires au cours du suivi. [2]

Quels signes doivent faire rechercher une atteinte cérébrovasculaire ?

Une artériopathie intracrânienne peut être découverte dans le contexte d’un accident vasculaire cérébral ischémique, mais certaines formes ou certains rétrécissements peuvent être asymptomatiques. [2] Une dissection peut être évoquée devant un mal de tête soudain, tandis que le syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible se manifeste fréquemment par des céphalées sévères. [2] Ces manifestations ne permettent pas à elles seules d’identifier la cause du rétrécissement artériel. [2]

Une faiblesse ou un engourdissement soudain d’un côté du visage ou d’un bras, une déformation de la bouche, un trouble brutal de la parole ou un trouble visuel peuvent correspondre à un accident ischémique transitoire ou à un accident vasculaire cérébral. [1] Dans cette situation, il faut demander immédiatement une ambulance et une évaluation hospitalière, même si les symptômes disparaissent pendant l’attente. [1] Au début, il n’est pas possible de distinguer avec certitude un accident ischémique transitoire d’un accident vasculaire cérébral constitué à partir de la seule évolution immédiate des symptômes. [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Les examens d’imagerie conventionnels montrent surtout le calibre intérieur de l’artère et permettent de repérer une sténose, c’est-à-dire un rétrécissement, ou une occlusion. [2] L’aspect du rétrécissement ne suffit cependant pas toujours à distinguer l’athérosclérose, la maladie de moyamoya, une vascularite ou une dissection. [2] Le diagnostic doit donc tenir compte de l’âge, des symptômes, des facteurs de risque, des examens cliniques et biologiques ainsi que de l’évolution observée sur des images successives. [2]

L’IRM à haute résolution de la paroi vasculaire, aussi appelée HR-VWI, cherche à visualiser directement la paroi des petites artères intracrâniennes. [2] Elle peut être utilisée lorsqu’une cause non athéroscléreuse est suspectée, pour évaluer l’activité d’une atteinte, rechercher une maladie sans rétrécissement visible sur l’imagerie habituelle ou suivre son évolution. [2] Un épaississement excentré peut orienter vers une plaque athéroscléreuse, tandis qu’un épaississement concentrique avec rehaussement peut être observé au cours d’une vascularite. [2] La présence d’un lambeau de paroi, d’un hématome intramural ou d’un double chenal renforce la suspicion de dissection. [2]

Quelles sont les limites de l’imagerie de la paroi ?

Aucun aspect isolé de l’IRM de paroi ne permet de différencier avec certitude toutes les artériopathies intracrâniennes. [2] Un flux sanguin lent peut donner l’impression trompeuse que la paroi est épaissie ou rehaussée. [2] Des petits vaisseaux nourriciers de la paroi ou des veines voisines peuvent également imiter une anomalie artérielle. [2] Un rehaussement après injection peut traduire une inflammation, mais aussi une néovascularisation ou une fibrose, ce qui limite sa spécificité. [2] Une imagerie négative n’exclut pas une vascularite atteignant de petits vaisseaux ni une dissection dont les signes restent trop fins pour la résolution disponible. [2] L’interprétation nécessite ainsi une confrontation entre les images, l’histoire clinique, les résultats des autres examens et parfois les changements constatés au cours du suivi. [2]

Sources et références

[1] Transient ischaemic attack (TIA) - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

[2] Emerging Concept of Intracranial Arterial Diseases: The Role of High Resolution Vessel Wall MRI

www.ebi.ac.uk · Version : 2024-01-30 · Consulté le 2026-09-16

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Médecin vasculaire, angiologue, phlébologue