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Tumeurs du testicule : signes, diagnostic et principes de la chirurgie

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Cancérologie urologique par ville

Les tumeurs du testicule ne correspondent pas à une maladie unique : elles regroupent plusieurs types de lésions, dont certaines sont malignes et d’autres bénignes. [2] Elles se révèlent le plus souvent par une masse ou une augmentation de volume ferme, indolore et située dans un seul testicule, mais une douleur ou une gêne est également possible. [2] Une masse testiculaire nécessite une évaluation médicale rapide, car l’examen, l’échographie et les analyses sanguines servent à préciser sa nature sans toujours permettre de conclure avant l’analyse du tissu. [1] [2]

Quels sont les principaux types de tumeurs testiculaires ?

Les cancers du testicule sont principalement répartis entre les tumeurs germinales, qui comprennent notamment les séminomes et les tumeurs germinales non séminomateuses, et les tumeurs non germinales, beaucoup moins fréquentes. [2] Les tumeurs germinales représentent plus de 95 % des tumeurs testiculaires décrites dans la synthèse disponible, et plus de la moitié sont des séminomes. [2] Les tumeurs issues des cellules des cordons sexuels et du stroma comprennent notamment les tumeurs à cellules de Leydig ou de Sertoli, qui sont rarement malignes. [2] Une masse à l’intérieur du testicule peut aussi correspondre à une lésion non cancéreuse ou à une autre affection, par exemple un hématome, un infarctus, un abcès, une cicatrice fibreuse ou une inflammation. [2] Chez l’enfant avant la puberté, de nombreuses tumeurs testiculaires sont bénignes, alors qu’une tumeur solide chez une personne après la puberté présente plus souvent un caractère malin. [2]

Quels signes doivent conduire à consulter ?

Une boule, un gonflement, une modification de la forme ou de la consistance d’un testicule, ou un testicule devenu plus volumineux que l’autre justifient une évaluation médicale rapide. [1] Une tumeur peut aussi provoquer une pesanteur ou une douleur sourde dans l’aine ou le bas-ventre, une sensibilité des seins ou une augmentation du volume mammaire. [2] Dans une maladie avancée, une perte de poids, une douleur lombaire, une masse abdominale, une douleur thoracique, une toux ou des crachats sanglants peuvent être associés à une atteinte des ganglions rétropéritonéaux ou des poumons. [2] La douleur isolée n’est habituellement pas le signe principal d’un cancer du testicule, qui se manifeste plus souvent par une masse ou un gonflement. [1] [2]

Une douleur testiculaire soudaine et intense exige une évaluation hospitalière immédiate, car elle peut être provoquée par une torsion du testicule susceptible d’entraîner sa perte si elle n’est pas traitée rapidement. [1] [2] La même urgence s’applique lorsque la douleur testiculaire s’accompagne de nausées, de vomissements ou d’une douleur abdominale. [1] Une douleur qui dure plus d’une heure ou persiste au repos nécessite également une prise en charge hospitalière immédiate. [1]

Quels facteurs sont associés au cancer du testicule ?

La cryptorchidie, c’est-à-dire un testicule qui n’est pas descendu normalement dans le scrotum, et les antécédents familiaux sont des facteurs de risque traditionnellement associés au cancer du testicule. [2] Les tumeurs malignes testiculaires sont particulièrement observées chez les hommes âgés de 15 à 35 ans, sans que cette tranche d’âge exclue une tumeur chez une personne plus jeune ou plus âgée. [2]

Comment une tumeur testiculaire est-elle évaluée ?

L’examen clinique recherche notamment une masse solide du testicule, souvent indolore. [2] L’échographie permet de repérer la grande majorité des lésions du tissu testiculaire et d’en étudier le caractère solide, la structure et la vascularisation. [2] Une masse testiculaire vascularisée est considérée comme potentiellement cancéreuse, mais l’échographie peut aussi montrer des aspects variables et ne suffit pas toujours à distinguer une lésion bénigne d’une tumeur maligne. [2] Des analyses sanguines recherchent notamment l’alpha-fœtoprotéine, la bêta-hCG et la LDH, appelées marqueurs tumoraux. [2] Une augmentation de ces marqueurs peut accompagner certaines tumeurs germinales, mais elle ne confirme pas à elle seule le diagnostic et tous les types de tumeurs ne provoquent pas la même élévation. [2] Une alpha-fœtoprotéine élevée n’est pas compatible avec un séminome pur et conduit à considérer la présence d’une composante non séminomateuse. [2]

L’imagerie par résonance magnétique peut être utilisée dans certains cas équivoques, notamment lorsque ses résultats sont susceptibles de modifier le choix entre l’ablation du testicule et une chirurgie conservatrice. [2] Le scanner du thorax, de l’abdomen et du pelvis participe au bilan d’extension d’une tumeur, mais il ne distingue pas à lui seul une tumeur testiculaire bénigne d’une tumeur maligne. [2] L’analyse anatomopathologique du tissu retiré apporte le diagnostic définitif lorsqu’une tumeur solide suspecte conduit à une intervention. [2]

Quelle est la place de la chirurgie ?

En cas de tumeur solide connue ou suspectée d’être maligne, l’orchidectomie radicale par voie inguinale consiste à retirer le testicule en passant par l’aine. [2] Cette intervention a une fonction à la fois diagnostique, puisqu’elle fournit le tissu à analyser, et thérapeutique. [2] La voie inguinale est utilisée pour éviter de perturber les voies lymphatiques du scrotum et de favoriser la dissémination de cellules malignes ou une récidive locale. [2]

Une chirurgie conservatrice, ou orchidectomie partielle, vise à retirer la lésion tout en préservant autant que possible le tissu testiculaire et ses fonctions. [2] Elle n’est pas proposée pour la majorité des tumeurs équivoques ou probablement malignes et reste réservée à des situations sélectionnées, notamment une petite tumeur, un testicule unique ou des tumeurs bilatérales. [2] Elle nécessite une analyse immédiate de la lésion pendant l’opération par un anatomopathologiste expérimenté. [2] Si cette analyse est suspecte ou ne permet pas de conclure, l’intervention est convertie en orchidectomie radicale. [2] Même lorsqu’elle conserve le testicule, cette chirurgie expose à une récidive locale, à une atrophie testiculaire, à une infertilité et à un déficit en testostérone, ce qui impose un suivi prolongé. [2]

Fertilité, hormones et prothèse testiculaire

Les testicules produisent les spermatozoïdes et des hormones, notamment la testostérone. [2] Avant une orchidectomie, la possibilité de conserver du sperme doit être discutée en raison du risque d’infertilité après l’intervention. [2] La pose facultative d’une prothèse testiculaire peut également être abordée avant l’opération. [2] Ces échanges sont également nécessaires lorsqu’une chirurgie conservatrice est envisagée, car sa réussite et la préservation de la fonction du testicule ne sont pas garanties. [2]

Sources et références

[1] Testicle pain - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

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Spécialités médicales concernées

Chirurgie digestive, générale et oncologique
Chirurgien endocrinien
Chirurgien viscéral et digestif