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Tumeurs du poumon : données générales et focus sur les tumeurs neuroendocrines

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Chirurgie thoracique par ville

L’expression « tumeurs du poumon » recouvre un ensemble plus large que les seules tumeurs neuroendocrines bronchiques, qui constituent un sous-type rare. [2] [1] Les manifestations, les examens nécessaires, le traitement et le pronostic peuvent dépendre du type précis de tumeur. [1] Les informations cliniques détaillées ci-dessous concernent donc les tumeurs neuroendocrines des bronches et ne doivent pas être généralisées à toutes les tumeurs pulmonaires. [1]

Quelle place occupent les tumeurs pulmonaires dans la mortalité en France ?

En France, les statistiques de mortalité regroupent notamment les tumeurs malignes de la trachée, des bronches et du poumon dans une même catégorie. [2] En 2022, cette catégorie représentait 18 % des décès par tumeur, avec un taux de mortalité standardisé de 45,3 pour 100 000 habitants. [2] Les hommes représentaient 66,7 % de ces décès. [2] Ces chiffres décrivent les décès enregistrés dans la population et non le pronostic personnel d’une personne chez laquelle une tumeur vient d’être découverte. [2]

Que sont les tumeurs neuroendocrines bronchiques ?

Les tumeurs neuroendocrines bronchiques prennent naissance dans des cellules neuroendocrines de la muqueuse des bronches. [1] Elles sont décrites comme rares et généralement lentes à se développer. [1] Certaines tumeurs neuroendocrines produisent des substances hormonales, mais cette activité est moins fréquente lorsque leur origine est pulmonaire. [1]

Quels signes peuvent accompagner une tumeur neuroendocrine pulmonaire ?

Jusqu’à la moitié des personnes atteintes peuvent ne présenter aucun symptôme, la tumeur étant alors parfois découverte fortuitement lors d’une imagerie réalisée pour une autre raison. [1] Lorsqu’ils existent, les symptômes les plus courants sont liés à l’obstruction des voies aériennes, avec notamment une toux, un essoufflement ou des sifflements respiratoires. [1] Des pneumonies récidivantes, du sang dans les expectorations ou une douleur thoracique peuvent également survenir. [1] Les sifflements et l’essoufflement peuvent ressembler à de l’asthme, ce qui expose à une confusion diagnostique. [1]

Plus rarement, une production hormonale peut provoquer un syndrome carcinoïde associant notamment des bouffées vasomotrices, une diarrhée ou un bronchospasme. [1] D’autres syndromes hormonaux, comme un syndrome de Cushing lié à une production anormale d’ACTH, sont également possibles mais moins fréquents. [1]

Comment le diagnostic de ce sous-type est-il établi ?

Pour une tumeur neuroendocrine pulmonaire, le bilan commence souvent par une tomodensitométrie du thorax, aussi appelée scanner thoracique. [1] Le diagnostic repose sur l’analyse d’un prélèvement tumoral obtenu par biopsie au cours d’une bronchoscopie. [1] Une TEP-TDM au gallium 68-DOTATATE peut être utilisée pour rechercher une extension régionale ou des métastases. [1] En présence de signes évoquant un syndrome carcinoïde, des mesures urinaires de la sérotonine et de son métabolite peuvent contribuer au bilan, même si leur élévation est inhabituelle. [1]

Quels sont les principes du traitement des tumeurs neuroendocrines pulmonaires ?

Le traitement de ces tumeurs repose principalement sur leur exérèse chirurgicale. [1] Une chimiothérapie, une radiothérapie ou les deux peuvent parfois compléter la chirurgie. [1] Ces principes thérapeutiques concernent ce sous-type particulier et ne décrivent pas le traitement de toutes les tumeurs du poumon. [1]

Quelle évolution est décrite pour les tumeurs neuroendocrines pulmonaires ?

Le pronostic dépend du type précis de tumeur neuroendocrine pulmonaire. [1] Dans une cohorte danoise, la survie à cinq ans dépassait 90 % pour les tumeurs bien différenciées dites typiques, tandis qu’elle était plus faible pour les formes atypiques. [1] Ce résultat de cohorte ne permet pas de prévoir à lui seul l’évolution individuelle d’une personne. [1]

Sources et références

[2] Article - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

beh.santepubliquefrance.fr · Consulté le 2026-09-15

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Spécialités médicales concernées

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