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Tumeurs des bronches : signes et diagnostic du cancer bronchopulmonaire

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Oncologie thoracique par ville

Les informations disponibles ici concernent le cancer bronchopulmonaire, aussi appelé cancer du poumon ou cancer bronchique. [1] Une toux persistante, des crachats sanglants, un essoufflement récent ou une altération durable de l’état général peuvent conduire à rechercher ce cancer, mais ces manifestations peuvent aussi avoir d’autres causes. [1] Le diagnostic ne repose pas sur les symptômes seuls : il doit être confirmé par l’analyse au microscope de fragments de la tumeur prélevés lors d’une biopsie. [1]

Quels signes peuvent faire rechercher un cancer bronchopulmonaire ?

Le cancer bronchopulmonaire peut être découvert par hasard sur un examen radiologique effectué pour une autre raison, avant l’apparition de symptômes. [1] Lorsqu’ils sont présents, les symptômes respiratoires sont multiples et non spécifiques, ce qui signifie qu’ils peuvent également être observés dans d’autres maladies. [1] Les premiers signes peuvent notamment paraître banals chez une personne qui fume ou qui a fumé. [1]

Une toux apparue sans cause apparente et qui persiste peut être un signe révélateur. [1]

L’aggravation d’une toux chronique liée à une bronchopneumopathie chronique doit également être prise en compte. [1]

Des crachats contenant du sang, appelés hémoptysies, nécessitent un bilan à la recherche d’un éventuel cancer bronchopulmonaire. [1]

Un essoufflement récent, l’aggravation de difficultés respiratoires ou l’apparition de sifflements peuvent aussi conduire à rechercher une cause pulmonaire. [1]

Des douleurs dans le thorax ou les épaules, des bronchites ou pneumonies répétées et une voix devenue enrouée ou voilée font partie des manifestations possibles. [1]

Quels symptômes généraux peuvent être associés ?

Une fatigue anormale et prolongée, une perte récente d’appétit, des difficultés à avaler ou une perte de poids involontaire justifient un avis médical. [1] Un gonflement du cou et des paupières au réveil peut résulter de la compression de la veine cave supérieure par des ganglions situés dans le thorax. [1] Certaines manifestations éloignées des poumons peuvent appartenir à des syndromes paranéoplasiques associés au cancer. [1] Des métastases au cerveau, aux os ou au foie peuvent être responsables respectivement de maux de tête, de douleurs osseuses ou d’un ictère, aussi appelé jaunisse. [1]

Quand demander un avis médical ?

La présence de crachats sanglants ou la persistance anormale de symptômes pulmonaires ou généraux nécessite un bilan médical. [1] Il est important de consulter son médecin traitant devant un symptôme anormal persistant, que la personne fume, ait arrêté de fumer depuis longtemps ou n’ait jamais fumé. [1] Ces signes ne permettent pas de conclure soi-même à un cancer, car ils ne sont pas spécifiques. [1]

Comment se déroule la recherche du diagnostic ?

Le médecin traitant recherche notamment les facteurs de risque, dont le tabagisme, puis examine la personne. [1] Le bilan initial peut comprendre une radiographie pulmonaire et un scanner du thorax, le plus souvent réalisé avec l’injection d’un produit de contraste. [1] Un bilan sanguin peut vérifier le fonctionnement des reins et du foie avant la programmation d’un scanner avec injection. [1] En cas de suspicion d’une anomalie pulmonaire ou ganglionnaire dans le thorax, la poursuite du bilan est confiée à un spécialiste tel qu’un pneumologue, un cancérologue ou un chirurgien thoracique. [1]

Pourquoi une biopsie est-elle nécessaire ?

Le diagnostic de cancer du poumon ne peut être confirmé que par l’analyse anatomopathologique de fragments de la tumeur prélevés lors d’une biopsie. [1] Cette analyse détermine si les tissus sont cancéreux et précise le type de cancer, notamment à petites cellules ou non à petites cellules. [1] Dans certaines situations, elle recherche également des altérations moléculaires telles qu’une mutation du gène EGFR ou une translocation ALK ou ROS1. [1] La biopsie est généralement effectuée pendant une fibroscopie bronchique. [1] Si ce prélèvement est impossible, l’équipe peut prélever la tumeur ou du liquide pleural à travers la paroi du thorax, prélever des ganglions ou analyser les tissus retirés pendant une opération. [1]

Comment se passe une fibroscopie bronchique ?

La fibroscopie bronchique permet d’observer l’intérieur de la trachée et des bronches et d’y effectuer des prélèvements. [1] Le médecin introduit par une narine un tube fin, souple, éclairé et relié à une caméra afin d’examiner la paroi bronchique. [1] Des biopsies, des lavages au sérum physiologique ou des brossages de la paroi bronchique peuvent recueillir des tissus ou des cellules destinés à l’analyse. [1] L’examen est habituellement réalisé sous anesthésie locale de la gorge et dure entre 10 et 20 minutes. [1] La personne doit être à jeun depuis quatre heures et ne pas avoir fumé pendant les 24 heures précédant l’examen. [1] La fibroscopie est décrite comme désagréable mais non douloureuse. [1] De petits saignements du nez, quelques crachats de sang après une biopsie ou une fièvre transitoire peuvent survenir. [1] Une fibroscopie normale n’exclut pas un cancer situé loin des bronches accessibles par l’appareil. [1]

À quoi sert le bilan réalisé avant le traitement ?

Une fois le diagnostic établi, des examens adaptés à la situation recherchent l’extension locale du cancer et d’éventuelles métastases. [1] Ce bilan peut notamment comporter un scanner abdominal ou une IRM cérébrale. [1] La fonction respiratoire peut être évaluée par spirométrie avant une chirurgie. [1] L’équipe évalue également le risque cardiovasculaire et recherche d’éventuelles contre-indications à certains traitements. [1] Le type du cancer, la taille de la tumeur, son éventuelle extension aux organes voisins ainsi que l’atteinte des ganglions ou d’autres organes sont précisés au terme du bilan. [1] Ces résultats, associés à la fonction respiratoire, à l’état général et aux autres maladies de la personne, conditionnent le choix du traitement. [1]

Quelle prise en charge administrative est possible en France ?

En France, le médecin traitant peut demander la reconnaissance d’un cancer du poumon au titre d’une affection de longue durée. [1] Les examens et les soins en rapport avec ce cancer peuvent alors être pris en charge à 100 % sur la base des tarifs de remboursement de l’Assurance Maladie. [1]

Sources et références

[1] Symptômes et diagnostic du cancer du poumon | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

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Spécialités médicales concernées

Chirurgien thoracique et cardio-vasculaire
Chirurgie digestive, générale et oncologique