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Tumeurs rhabdoïdes : formes, prédisposition génétique et principes des soins

Les tumeurs rhabdoïdes sont des cancers rares et très agressifs qui surviennent principalement chez les nourrissons et les enfants de moins de trois ans. [1] [2] Elles peuvent se développer dans presque toutes les régions du corps, notamment dans le système nerveux central, le rein ou d'autres organes et tissus. [1] Une tumeur rhabdoïde ne signifie pas nécessairement qu'il existe une prédisposition héréditaire, car le syndrome de prédisposition aux tumeurs rhabdoïdes correspond à une situation génétique définie séparément. [1]

Quelles sont les principales formes de tumeur rhabdoïde ?

Dans le système nerveux central, la forme décrite est la tumeur tératoïde et rhabdoïde atypique, souvent abrégée ATRT dans la littérature médicale. [1] Les autres formes comprennent la tumeur rhabdoïde du rein et les tumeurs rhabdoïdes malignes extracrâniennes. [1] Les localisations extracrâniennes rapportées incluent notamment la tête et le cou, les muscles paravertébraux, le foie, la vessie, le médiastin, le rétropéritoine, le pelvis et le cœur. [1] La localisation est importante pour décrire la maladie, mais les passages disponibles ne permettent pas de détailler les symptômes ni les méthodes diagnostiques propres à chaque forme. [1]

Quelle différence avec le syndrome de prédisposition aux tumeurs rhabdoïdes ?

Le syndrome de prédisposition aux tumeurs rhabdoïdes, ou RTPS, expose à un risque fortement accru de développer ces cancers. [1] Il est associé à un variant génétique constitutionnel pathogène de SMARCB1 pour le RTPS1 ou de SMARCA4 pour le RTPS2. [1] Le diagnostic du syndrome repose sur l'identification de ce variant par une analyse génétique moléculaire chez une personne ayant une tumeur rhabdoïde, des antécédents familiaux de tumeur rhabdoïde ou plusieurs tumeurs déficientes en SMARCB1 ou SMARCA4. [1] Chez les personnes atteintes de RTPS, plusieurs tumeurs peuvent être présentes simultanément ou apparaître à des moments différents. [1] Plus de 70 % des personnes ayant ce syndrome présentent une maladie avant l'âge de douze mois, souvent avec des tumeurs simultanées au comportement agressif. [1]

Comment la prédisposition génétique peut-elle se transmettre ?

Le RTPS se transmet selon un mode autosomique dominant, ce qui signifie que chaque enfant d'une personne porteuse d'un variant pathogène constitutionnel de SMARCB1 ou SMARCA4 a un risque de 50 % d'hériter de ce variant. [1] La grande majorité des variants de SMARCB1 rapportés dans ce syndrome apparaissent toutefois de novo, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas hérités d'un parent. [1] À l'inverse, la plupart des personnes rapportées avec un RTPS lié à SMARCA4 avaient hérité le variant d'un parent qui n'avait pas d'antécédent de tumeur rhabdoïde ni de carcinome ovarien à petites cellules de type hypercalcémiant. [1] Cette différence s'explique par une pénétrance apparemment incomplète pour SMARCA4, ce qui signifie qu'une personne porteuse ne développe pas nécessairement une tumeur associée. [1] Même au sein d'une famille porteuse du même variant, les types de tumeurs associés au syndrome peuvent différer. [1]

Quels sont les principes généraux du traitement ?

Dans le syndrome de prédisposition aux tumeurs rhabdoïdes, les standards de prise en charge continuent d'évoluer en raison de la rareté de la maladie. [1] La plupart des personnes concernées reçoivent une stratégie intensive associant plusieurs modalités parmi la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie, selon les pratiques de l'établissement. [1] Ces traitements intensifs peuvent entraîner un taux élevé de complications secondaires chez les enfants atteints. [1] Des stratégies visant à réduire certains risques peuvent être envisagées, comme différer ou remplacer la radiothérapie par une chimiothérapie à forte dose ou une protonthérapie, mais ces possibilités ne constituent pas une règle applicable à toutes les tumeurs. [1] Un projet de recherche français souligne par ailleurs que les options thérapeutiques des tumeurs rhabdoïdes pédiatriques restent limitées et étudie des approches d'immunothérapie, sans établir qu'elles constituent un traitement standard. [2]

Quelle surveillance est proposée en cas de prédisposition génétique ?

La synthèse GeneReviews propose qu'une IRM du corps entier soit offerte au moment du diagnostic à toute personne porteuse d'un variant constitutionnel pathogène de SMARCB1 ou SMARCA4, quel que soit son âge. [1] Elle décrit ensuite une surveillance adaptée à l'âge, particulièrement rapprochée pendant les premières années de vie. [1] Cette surveillance associe selon l'âge un examen clinique et neurologique, une échographie de l'abdomen et du cou ainsi qu'une imagerie du cerveau, de la colonne vertébrale ou du corps entier. [1] L'évaluation des apparentés à risque, même s'ils ne présentent aucun symptôme, peut identifier ceux qui pourraient bénéficier précocement de cette surveillance tumorale. [1]

Existe-t-il des mesures de réduction du risque ?

Chez les femmes ayant un RTPS lié à SMARCA4, une ablation préventive bilatérale des trompes et des ovaires peut être discutée après la réalisation du projet parental en raison du risque de carcinome ovarien à petites cellules de type hypercalcémiant. [1] Les conséquences médicales et éthiques de cette intervention nécessitent une approche interdisciplinaire comprenant un accompagnement et une discussion individualisée. [1] Lorsqu'un variant familial de SMARCB1 ou SMARCA4 a été identifié, un diagnostic prénatal ou un diagnostic génétique préimplantatoire est également possible selon la synthèse disponible. [1]

Sources et références

[1] Rhabdoid Tumor Predisposition Syndrome - GeneReviews® - NCBI Bookshelf

GeneReviews, University of Washington, diffusion NCBI Bookshelf · Consulté le 2026-09-13

[2] FIN2

cdn.curie.fr · Consulté le 2026-09-15

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Spécialités médicales concernées

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