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Tularémie : transmission, symptômes, diagnostic, traitement et prévention

La tularémie est une infection causée par la bactérie Francisella tularensis. [2] [3] Elle peut être contractée au contact d’animaux infectés, après la piqûre d’un arthropode comme une tique, par inhalation de particules contaminées ou par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. [2] [3] La maladie ne se limite donc pas aux infections transmises par les tiques, même si elle fait partie des maladies vectorielles à tiques recensées en France. [1] [2] Ses manifestations dépendent notamment de la voie par laquelle la bactérie est entrée dans l’organisme et de la partie du corps atteinte. [2] [3]

Comment la tularémie se transmet-elle ?

Francisella tularensis est présente chez différents animaux, notamment les rongeurs, les lapins et les lièvres, tandis que des animaux sauvages ou domestiques peuvent être porteurs de la bactérie. [2] Une contamination est possible lors de la manipulation d’un animal infecté ou de sa carcasse, par exemple pendant le dépouillage du gibier. [2] [3] La bactérie peut aussi être transmise par une tique, une mouche du cerf, un taon, une puce ou un autre arthropode infecté. [2] [3] D’autres contaminations surviennent après l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, notamment de viande insuffisamment cuite, ou après l’inhalation de particules remises en suspension dans l’air. [2] [3] La tularémie ne se transmet pas d’une personne à une autre. [2] [3]

Quels sont les symptômes et les principales formes ?

Les symptômes commencent généralement deux à quatre jours après l’exposition, mais peuvent apparaître jusqu’à dix jours plus tard. [2] [3] Le début peut être brutal, avec fièvre, frissons, maux de tête, sueurs, douleurs musculaires, nausées et sensation de profond malaise. [2] [3] Ces manifestations générales ne suffisent pas à identifier la tularémie, car la présentation varie selon la forme de l’infection. [2] [3]

Dans la forme ulcéro-ganglionnaire, la plus fréquente, une lésion douloureuse évoluant vers un ulcère apparaît au point d’entrée cutané de la bactérie. [2] [3] Les ganglions proches de cette lésion augmentent de volume, deviennent douloureux et peuvent parfois suppurer. [2] [3] La forme ganglionnaire provoque des ganglions augmentés de volume et douloureux sans ulcération visible. [2] [3] La forme oculo-ganglionnaire associe un œil douloureux, rouge et gonflé à une atteinte des ganglions voisins. [2] [3] La forme oropharyngée peut provoquer un mal de gorge et un gonflement des ganglions du cou après l’ingestion de viande ou d’eau contaminée. [2] [3]

La forme pulmonaire peut résulter de l’inhalation de la bactérie ou de sa propagation vers les poumons par la circulation sanguine. [2] [3] Elle peut entraîner une toux sèche, un essoufflement et une douleur thoracique. [2] La forme dite typhoïdique correspond à une maladie générale avec forte fièvre, frissons et douleurs abdominales, sans ulcération ni augmentation caractéristique des ganglions. [2] [3] La forme septicémique est une infection généralisée rare et grave qui peut provoquer une chute de la tension artérielle, une atteinte respiratoire, des troubles de la coagulation et une défaillance de plusieurs organes. [2] [3]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose d’abord sur le rapprochement entre les symptômes, la forme clinique et une exposition compatible à des tiques, des animaux, de l’eau, des aliments ou des particules contaminés. [2] [3] Une fièvre d’apparition brutale associée à une ulcération et à des ganglions augmentés de volume peut notamment faire suspecter la maladie après un contact avec des lapins, des lièvres ou des rongeurs, ou après une exposition à un arthropode vecteur. [2] [3] Des prélèvements de sang, de liquide ganglionnaire, de pus, d’expectorations ou d’autres tissus atteints peuvent être analysés pour rechercher la bactérie. [2] [3] La culture peut confirmer l’infection, mais une culture courante peut rester négative si les conditions techniques adaptées ne sont pas utilisées. [3] La recherche d’anticorps et la PCR, qui détecte le matériel génétique bactérien, peuvent également contribuer à la confirmation. [2] [3] Le laboratoire doit être informé d’une suspicion de tularémie afin d’employer les méthodes appropriées et de respecter les précautions de sécurité nécessaires. [3]

Quels sont les principes du traitement ?

Le traitement de la tularémie repose sur des antibiotiques. [2] [3] Le choix de l’antibiotique et de sa voie d’administration dépend notamment de la gravité et de la forme clinique, les formes modérées à sévères pouvant nécessiter un traitement injectable. [2] [3] Un abcès volumineux peut rarement nécessiter un drainage chirurgical. [2] [3] L’isolement d’une personne atteinte n’est pas nécessaire puisque la maladie ne se transmet pas entre humains. [2]

Quels sont les risques et l’évolution possible ?

Avec un traitement adapté, presque toutes les personnes atteintes guérissent. [2] Sans traitement, les formes typhoïdique, pulmonaire et septicémique peuvent être particulièrement graves et mortelles. [2] [3] La bactérie peut se disséminer par le sang et atteindre notamment les poumons, les os, les membranes entourant le cœur ou l’abdomen, les valvules cardiaques ou les méninges. [2] [3] Parmi les complications décrites figurent la pneumonie, la méningite, la péritonite et, plus rarement, un abcès pulmonaire. [2] [3] Les rechutes sont rares, mais elles peuvent survenir lorsque le traitement est inadapté ou insuffisant. [2] [3]

Comment réduire le risque de tularémie ?

La prévention doit tenir compte des différentes voies de contamination et ne se limite pas à la protection contre les tiques. [2] [3] Dans les zones exposées aux tiques, des vêtements couvrants, des répulsifs appropriés et une inspection attentive du corps et des vêtements après une activité extérieure réduisent le risque de contact. [2] [3] Une tique découverte doit être retirée immédiatement. [2] [3] Le port de gants et d’un masque protège lors de la manipulation de lapins, de lièvres ou de rongeurs susceptibles d’être infectés. [2] [3] Le gibier et les oiseaux sauvages doivent être soigneusement cuits avant leur consommation. [2] [3] Une eau susceptible d’être contaminée doit être désinfectée avant son utilisation. [2] [3] Aucun vaccin contre la tularémie n’est actuellement disponible. [2] [3]

Sources et références

[2] Tularémie - Infections - Manuels MSD pour le grand public

Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13

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