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Troubles neurologiques du mouvement : formes, manifestations et évaluation

Les troubles neurologiques du mouvement regroupent différentes anomalies qui rendent un mouvement volontaire trop lent, insuffisant ou mal coordonné, ou qui provoquent des mouvements involontaires. [5] Ils peuvent résulter d’une atteinte ou d’un dysfonctionnement du cerveau, de la moelle épinière, des nerfs ou des muscles qui participent ensemble à la réalisation des mouvements. [5] L’expression « troubles de la motricité » est toutefois ambiguë, car elle peut également désigner un trouble développemental de la coordination chez l’enfant ou le dysfonctionnement moteur d’un organe comme l’œsophage. [2] [4] Cette fiche présente donc les troubles neurologiques du mouvement comme une famille, et non comme une maladie unique ayant une cause ou un traitement commun. [5]

Comment le système nerveux contrôle-t-il les mouvements ?

Le cortex cérébral et la moelle épinière participent à la réalisation des mouvements volontaires. [5] Les noyaux gris centraux, situés en profondeur dans le cerveau, contribuent à déclencher et à fluidifier ces mouvements, à supprimer certains mouvements involontaires et à adapter la posture. [5] Le cervelet coordonne les mouvements, leur précision et leur fluidité, tout en participant au maintien de l’équilibre. [5] La nature du trouble observé dépend ainsi de la partie du système moteur qui fonctionne mal ou qui a été lésée. [5]

Quelles sont les principales formes de troubles du mouvement ?

Une atteinte du cerveau, de la moelle épinière ou de leurs connexions peut entraîner une faiblesse ou une paralysie des muscles sollicités lors des mouvements volontaires, parfois avec des réflexes exagérés. [5] Un dysfonctionnement des noyaux gris centraux peut provoquer une diminution des mouvements ou, au contraire, des mouvements involontaires sans faiblesse musculaire associée. [5] Une atteinte du cervelet se manifeste plutôt par une perte de coordination, qui peut perturber l’équilibre et la marche. [5] Les médecins classent couramment ces troubles selon qu’ils diminuent ou ralentissent les mouvements, ou qu’ils augmentent l’activité motrice. [5]

La maladie de Parkinson est l’exemple le plus fréquent de trouble réduisant ou ralentissant les mouvements. [5] Les troubles associés à une augmentation des mouvements comprennent notamment le tremblement, les tics, la dystonie, la chorée, les myoclonies, l’akathisie et certaines stéréotypies. [5] Ces mouvements peuvent être rythmiques ou non rythmiques, lents ou rapides, et parfois prendre la forme d’une posture maintenue. [5] Certains tics peuvent être retenus temporairement, tandis que la chorée, les myoclonies ou l’hémiballisme peuvent être difficiles ou impossibles à supprimer complètement. [5] Une même maladie peut associer plusieurs phénomènes, comme la maladie de Parkinson qui peut comporter un tremblement involontaire et un ralentissement des mouvements volontaires. [5]

Quelles répercussions peuvent accompagner ces troubles ?

La gravité et l’évolution sont très variables : certains troubles sont temporaires et peu gênants, tandis que d’autres sont sérieux et progressifs. [5] Les formes progressives peuvent altérer la marche, l’équilibre, l’usage des mains ou la parole. [5] Dans plusieurs maladies du mouvement, les difficultés peuvent également concerner la respiration, la toux, la déglutition, la voix et la communication. [6] Un trouble de la déglutition peut exposer à la dénutrition, à la déshydratation, à une mauvaise prise des médicaments par voie orale, à des hospitalisations et à une augmentation du risque de décès. [6] Les troubles de la parole peuvent réduire l’intelligibilité, gêner les relations sociales et diminuer progressivement l’autonomie. [6]

Comment l’évaluation est-elle orientée ?

Décrire précisément si les mouvements sont ralentis, involontaires ou mal coordonnés aide le médecin à rechercher leur origine. [5] Lorsque la respiration, l’alimentation ou la communication sont concernées, l’évaluation peut réunir les observations du clinicien, le ressenti du patient et les informations apportées par un proche. [6] Ces appréciations cliniques restent en partie subjectives et peuvent être complétées par des examens instrumentaux donnant des mesures objectives. [6] En cas de difficulté avec des aliments ou des liquides, un examen instrumental de la déglutition peut être proposé, notamment parce qu’une aspiration vers les voies respiratoires peut survenir sans toux visible. [6] L’évaluation de la parole peut examiner la respiration, la voix, l’articulation, la résonance, le rythme et l’intelligibilité afin de caractériser le trouble et d’en suivre l’évolution. [6]

Quels sont les principes généraux des soins et du suivi ?

Le traitement d’un trouble neurologique du mouvement dépend de sa cause, ce qui exclut une prise en charge identique pour toutes les formes. [5] Lorsque la respiration, la déglutition ou la parole sont touchées, une évaluation coordonnée entre neurologie et professionnels de la réadaptation peut préciser les difficultés et guider les interventions fonctionnelles. [6] Le suivi doit tenir compte du fait que certaines personnes sous-estiment leurs difficultés de déglutition et que les manifestations observées pendant une consultation peuvent ne pas refléter entièrement leur fonctionnement quotidien. [6] Le témoignage d’un proche peut alors compléter utilement celui du patient, notamment au sujet des repas, de la toux, de la voix et de la participation aux activités habituelles. [6]

La dyspraxie de l’enfant est-elle un trouble du mouvement au même sens ?

La dyspraxie, également appelée trouble développemental de la coordination, correspond chez l’enfant à une difficulté à réaliser certains gestes et certaines actions volontaires. [2] Elle peut perturber la coordination, l’orientation dans l’espace, l’écriture, l’habillage et d’autres apprentissages, alors même que les muscles sollicités fonctionnent normalement et que la consigne est comprise. [2] La maladresse isolée ne suffit pas à identifier une dyspraxie, car les manifestations sont diverses et d’intensité variable selon les enfants. [1] Lorsque les difficultés sont durables, un bilan médical global et pluridisciplinaire recherche notamment les troubles de la coordination, les difficultés visuospatiales et d’éventuels troubles associés. [1] La prise en charge est individualisée et peut associer rééducation, stratégies de compensation, soutien psychologique et adaptations de l’environnement scolaire ou familial. [3]

Pourquoi les troubles de la motricité d’un organe sont-ils différents ?

Un trouble de la motricité œsophagienne correspond à un dysfonctionnement de l’œsophage, et non à la famille neurologique des mouvements involontaires ou ralentis décrite dans cette fiche. [4] [5] Il peut se manifester par une difficulté à avaler, des douleurs thoraciques ou des brûlures d’estomac, et son bilan repose sur des examens digestifs choisis selon les symptômes. [4]

Sources et références

[2] Comprendre la dyspraxie de l'enfant | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

[6] Breathe, Eat, Talk: Three Essential Ingredients to Quality‐of‐Life Outcomes in Movement Disorders

www.ebi.ac.uk · Version : 2026-08-26 · Consulté le 2026-09-16

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