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Traumatismes du système nerveux central : cerveau et moelle épinière

Les traumatismes du système nerveux central regroupent ici les lésions traumatiques du cerveau, appelées traumatismes crâniocérébraux, et celles de la moelle épinière. [1] [3] Ces deux types de lésions peuvent provoquer des troubles moteurs ou neurologiques sévères et entraîner des conséquences durables pour la personne et ses proches. [2] [3] Leurs manifestations, leur localisation et leur évolution diffèrent toutefois, ce qui empêche de les considérer comme une seule lésion uniforme. [3]

Quels traumatismes sont concernés ?

Un traumatisme crâniocérébral atteint le cerveau et peut comporter plusieurs zones de lésion, notamment au point d'impact et parfois à distance de celui-ci. [3] Lors d'un traumatisme modéré à sévère, le cerveau peut aussi subir des lésions axonales diffuses dues aux forces d'accélération, de décélération et de cisaillement. [3] Une lésion traumatique de la moelle épinière est généralement plus localisée, mais elle peut endommager les voies nerveuses ascendantes et descendantes qui traversent la région atteinte. [3]

Cette fiche ne couvre pas les traumatismes des nerfs périphériques, car les passages disponibles portent exclusivement sur le cerveau et la moelle épinière. [1] [2] [3]

Quels signes peuvent survenir ?

Les manifestations d'un traumatisme crâniocérébral dépendent notamment de la région du cerveau qui a été lésée. [3] Dans les formes sévères, elles peuvent concerner la motricité, la sensibilité, la mémoire, les capacités de raisonnement et d'organisation, les émotions, le comportement psychiatrique ou la communication. [3] Un coma peut également survenir dans les traumatismes crâniocérébraux sévères. [3]

Une lésion de la moelle épinière peut entraîner une perte complète ou partielle de la motricité et de la sensibilité sous le niveau de la lésion. [3] Elle peut aussi s'accompagner, à des degrés variables, de troubles de la vessie ou de l'intestin, de troubles sexuels, de spasticité et de douleurs d'origine nerveuse. [3] Une dysréflexie autonome fait également partie des complications neurologiques décrites après certaines lésions médullaires. [3]

Comment la lésion se développe-t-elle après le traumatisme ?

Les lésions du cerveau et de la moelle associent une atteinte primaire provoquée directement par la force mécanique et des atteintes secondaires qui apparaissent après le choc. [1] [2] L'atteinte primaire peut rompre les membranes cellulaires et endommager directement les tissus nerveux. [2] Elle peut aussi associer lacération, hémorragie, manque d'oxygénation des tissus, œdème et altération des barrières qui protègent le cerveau ou la moelle. [3]

Après cette lésion initiale, la libération de substances cellulaires et l'inflammation peuvent déclencher une cascade de dommages secondaires. [2] [3] Cette cascade fait notamment intervenir des radicaux libres, une surcharge en calcium et une toxicité liée au glutamate. [1] [3] Ces mécanismes se chevauchent et peuvent prolonger la dégénérescence des neurones et d'autres cellules nerveuses au-delà de la zone initialement lésée. [1] [3]

Quelle peut être l'évolution ?

La phase initiale est marquée par une mort cellulaire précoce et par la première réaction inflammatoire. [3] Durant la phase suivante, la dégénérescence secondaire peut continuer sous l'effet de l'inflammation, du manque d'oxygénation et d'autres réactions cellulaires. [3] Une cicatrice gliale se forme autour du centre de la lésion et contribue à isoler la zone endommagée, mais elle peut aussi freiner la repousse des prolongements nerveux. [3]

À la phase chronique, une inflammation persistante et une dégénérescence de faible intensité peuvent se maintenir. [3] Le système nerveux central possède une capacité limitée à remplacer spontanément les tissus perdus, ce qui contribue au risque de séquelles durables. [3] Les traumatismes graves peuvent ainsi nécessiter des soins et un accompagnement médical importants sur une longue période. [2]

Quels sont les principes de soins et les limites des traitements étudiés ?

Une revue scientifique de 2022 cite, parmi les prises en charge courantes, les soins de soutien, la décompression chirurgicale et la réadaptation ; cette liste ne constitue ni une recommandation individuelle ni une description du parcours de soins en France. [2] La revue publiée en 2022 indiquait qu'aucun traitement ne permettait alors de remplacer efficacement le tissu nerveux perdu. [3] Une partie importante de la recherche vise donc à limiter les lésions secondaires, à préserver les cellules encore viables ou à favoriser la réparation des circuits nerveux. [1] [3]

Au moment de la revue publiée en 2023, aucun inhibiteur de la phospholipase A2 cytosolique ou apparenté n'était approuvé cliniquement pour traiter les traumatismes du système nerveux central. [1] Les traitements visant la pyroptose, une forme inflammatoire de mort cellulaire, ont surtout été évalués sur des cellules ou chez l'animal. [2] Il n'existe pas, dans cette revue, de preuve clinique valide que l'inhibition de la pyroptose protège les personnes ayant subi un traumatisme du système nerveux central. [2]

Les thérapies cellulaires cherchent notamment à protéger les tissus menacés, à remplacer certaines cellules perdues ou à soutenir la régénération. [3] Leurs résultats précliniques encourageants ne démontrent pas à eux seuls une efficacité chez l'être humain. [3] Les essais cliniques cités après lésion médullaire rapportent une récupération fonctionnelle limitée ou l'absence d'amélioration fonctionnelle nette selon la préparation cellulaire étudiée. [3] Ces stratégies soulèvent en outre des questions de complications chirurgicales, d'immunosuppression, de rejet, de formation tumorale et de standardisation des cellules administrées. [3]

Sources et références

[1] Functions and mechanisms of cytosolic phospholipase A

www.ebi.ac.uk · Version : 2023-02-01 · Consulté le 2026-09-16

[2] Emerging Mechanisms and Targeted Therapy of Pyroptosis in Central Nervous System Trauma

www.ebi.ac.uk · Version : 2022-03-25 · Consulté le 2026-09-16

[3] Stem Cell Therapies for Central Nervous System Trauma: The 4 Ws—What, When, Where, and Why

www.ebi.ac.uk · Version : 2022-03-01 · Consulté le 2026-09-16

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