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Traumatismes de la cheville : entorse latérale, instabilité et prévention sportive

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Chirurgie de la cheville par ville

Les traumatismes de la cheville ne correspondent pas à une lésion unique : dans le contexte sportif étudié, les atteintes aiguës comprennent notamment les entorses, les fractures et les luxations. [4] Les données disponibles ici portent surtout sur l'entorse latérale, c'est-à-dire une atteinte traumatique aiguë des ligaments situés sur le côté externe de la cheville. [3] Elles ne permettent pas d'assimiler toute douleur survenue après un traumatisme à une entorse, car d'autres lésions aiguës de la cheville existent. [4]

Qu'est-ce qu'une entorse latérale de la cheville ?

L'entorse latérale se produit lorsque l'arrière du pied part excessivement vers l'intérieur, parfois avec une flexion plantaire et une adduction du pied, ce qui lèse le complexe ligamentaire externe. [3] Cette lésion entraîne habituellement une diminution initiale de la fonction et une incapacité d'importance variable. [3] Dans les sports comportant des sauts, des réceptions et des changements rapides de direction, une réception maladroite ou une inversion excessive peut dépasser la résistance des ligaments. [4]

Entorse isolée ou instabilité chronique : quelle différence ?

Après une entorse significative, certaines personnes récupèrent sans nouvel épisode de dérobement, sans récidive et sans sensation persistante d'instabilité. [3] L'instabilité chronique de cheville désigne au contraire les situations associant un antécédent d'entorse significative à des dérobements, des entorses répétées ou une sensation d'instabilité. [3] Elle peut s'accompagner de douleur persistante et de limitation fonctionnelle. [3] Cette instabilité a également été associée à une baisse de l'activité physique et à un risque plus élevé d'arthrose précoce, sans que ces complications surviennent chez toutes les personnes ayant eu une entorse. [3]

Que sait-on de la rééducation ?

La rééducation des lésions ligamentaires peut étudier la force, la mobilité, l'équilibre, le contrôle postural et la proprioception, c'est-à-dire la perception de la position et du mouvement de la cheville. [1] Une ancienne revue a proposé que les programmes cherchent notamment à améliorer la proprioception, mais les études incluses étaient petites, hétérogènes et de qualité incertaine. [1] Cette revue a jugé les preuves insuffisantes pour confirmer ses conclusions sur la meilleure combinaison d'exercices ou de supports. [1]

Des recherches récentes ont observé des différences dans certains domaines de l'attention, du contrôle inhibiteur ou de la mémoire visuelle chez des personnes ayant une instabilité chronique. [3] Ces résultats restent difficiles à interpréter, car la plupart des études présentaient un risque élevé de biais et ne permettent pas de savoir si ces différences précèdent ou suivent la lésion. [3] L'efficacité supplémentaire d'un entraînement spécifiquement neurocognitif par rapport à une rééducation conventionnelle n'est pas établie. [3]

Quelle place pour les chevillères dans la prévention sportive ?

Une synthèse consacrée aux sportifs adolescents a conclu à un niveau de preuve modéré en faveur des chevillères prophylactiques pour réduire l'incidence des traumatismes aigus de cheville, particulièrement au football américain et au basket-ball. [2] Cette conclusion issue d'une population sportive adolescente ne détermine pas à elle seule l'intérêt d'une chevillère pour tous les âges, tous les sports ou tous les types de traumatismes. [2] Le bandage adhésif et la chevillère sont deux supports distincts : le premier est appliqué directement autour de la cheville, tandis que la seconde est un dispositif portable et réutilisable. [4] Les chevillères peuvent être souples, semi-rigides ou rigides, avec un compromis variable entre mobilité et stabilité. [4]

Sources et références

[3] Neurocognitive Deficits Related to Ligamentous Ankle Injuries: A Systematic Review

www.ebi.ac.uk · Version : 2026-02-25 · Consulté le 2026-09-16

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