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Terreurs nocturnes : manifestations, évaluation et conduite à tenir

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Psychologie de l'enfant par ville

Une terreur nocturne est une parasomnie, c’est-à-dire un comportement physique ou verbal inhabituel qui se produit pendant le sommeil. [1] [2] Elle survient surtout chez l’enfant et se manifeste par un éveil incomplet accompagné d’une peur intense, alors que l’enfant reste peu conscient de son environnement. [2] Contrairement au cauchemar, qui est associé au sommeil paradoxal, la terreur nocturne se produit habituellement pendant le sommeil lent profond et ne laisse généralement aucun souvenir au réveil. [1] [2]

Comment reconnaître une terreur nocturne ?

L’épisode apparaît le plus souvent dans le premier tiers de la nuit, au cours du sommeil lent profond. [2] L’enfant peut crier, s’agiter ou se débattre avec une apparence de panique, sans avoir conscience des personnes ni de ce qui l’entoure. [2] Une accélération du rythme cardiaque ou de la respiration, une dilatation des pupilles et une transpiration importante peuvent accompagner l’épisode. [2] L’enfant répond souvent peu aux paroles et aux tentatives de réconfort, et il peut être très difficile de le réveiller complètement. [2] Il se rendort généralement après l’épisode et n’en garde le plus souvent aucun souvenir. [2]

Terreur nocturne ou cauchemar : quelle différence ?

Les terreurs nocturnes appartiennent aux parasomnies du sommeil lent profond, comme le somnambulisme, tandis que les cauchemars surviennent pendant le sommeil paradoxal, phase particulièrement propice aux rêves dont un souvenir peut persister au réveil. [1] [2] L’absence habituelle de souvenir, la difficulté à réveiller l’enfant et son manque de réaction pendant l’épisode orientent davantage vers une terreur nocturne que vers un cauchemar. [2] D’autres phénomènes nocturnes, notamment certaines crises épileptiques, le somnambulisme ou des troubles respiratoires du sommeil, peuvent néanmoins présenter des ressemblances. [2]

Quels facteurs peuvent favoriser les épisodes ?

La cause exacte des terreurs nocturnes n’est pas clairement établie. [2] Des associations sont décrites avec la fièvre ou une maladie, le manque de sommeil, l’épuisement et le stress émotionnel, sans que ces éléments suffisent à eux seuls à expliquer chaque épisode. [2] Les parasomnies peuvent aussi être favorisées par des perturbations de l’organisation normale du sommeil, et une composante familiale est parfois observée. [1] [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic est avant tout clinique et repose sur une description précise de l’épisode par les proches qui y ont assisté. [2] Le récit porte notamment sur le moment de survenue, les mouvements ou les cris, les réactions aux sollicitations et l’existence ou non d’un souvenir au réveil. [2] Un électroencéphalogramme ou une polysomnographie peut être demandé chez certains enfants lorsqu’il faut notamment écarter une crise épileptique nocturne. [2] La polysomnographie enregistre l’activité cérébrale, l’activité musculaire, les mouvements des yeux ainsi que des paramètres cardiaques et respiratoires afin de caractériser le sommeil et certains troubles nocturnes. [1] Cet examen est rarement nécessaire dans une présentation habituelle de terreurs nocturnes chez l’enfant. [2]

Que faire pendant un épisode ?

La prise en charge immédiate consiste principalement à accompagner et à réconforter l’enfant tout en assurant sa sécurité. [2] L’environnement doit limiter l’accès aux fenêtres, aux escaliers et aux autres endroits où des mouvements incontrôlés pourraient entraîner une blessure. [2] Les tentatives de réveil peuvent être inefficaces, car l’enfant demeure dans un état intermédiaire entre sommeil et éveil et répond souvent peu aux sollicitations. [2]

Quels sont les principes de prise en charge ?

Dans les formes habituelles de l’enfant, il n’existe pas de traitement spécifique et l’accompagnement repose surtout sur l’information des proches, le réconfort et la prévention des blessures. [2] Les médicaments ne sont pas présentés comme un traitement habituel des terreurs nocturnes dans la synthèse clinique disponible. [2] Lorsqu’un stress important ou des conflits contribuent aux épisodes, un accompagnement thérapeutique et des techniques d’adaptation peuvent être proposés. [2] Une bonne hygiène de sommeil est également encouragée, le manque de sommeil et l’épuisement faisant partie des facteurs associés aux terreurs nocturnes. [2]

Quelle est l’évolution habituelle ?

L’évolution est généralement favorable chez l’enfant, et la plupart dépassent ces épisodes au cours de l’enfance. [2] Des mouvements importants peuvent toutefois perturber la qualité de vie de l’enfant ou de sa famille et exposer à des blessures si l’environnement n’est pas sécurisé. [2] Les terreurs nocturnes sont rares chez l’adulte et peuvent alors conduire à rechercher un trouble neurologique sous-jacent. [2]

Sources et références

[1] Sommeil · Inserm, La science pour la santé

Inserm · Consulté le 2026-09-11

[2] Night Terrors - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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