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Syndrome de Hajdu-Cheney : définition et limites des traitements étudiés

Le syndrome de Hajdu-Cheney est une maladie squelettique héréditaire rare causée par des mutations du gène NOTCH2. [2] La perte osseuse peut être sévère et progressive, mais les informations disponibles ici ne permettent pas de décrire la fréquence ni la variabilité de l’ensemble des manifestations. [2]

Une maladie à distinguer des autres ostéolyses génétiques

L’expression « ostéolyse multicentrique » ne désigne pas nécessairement le syndrome de Hajdu-Cheney. [2] [1] L’ostéolyse multicentrique avec nodulose et arthropathie, ou MONA, est une autre dysplasie squelettique caractérisée notamment par une ostéolyse progressive, une ostéoporose, des nodules sous-cutanés et une atteinte progressive des articulations. [1] La MONA est associée à deux variants pathogènes du gène MMP2 et se transmet sur un mode autosomique récessif, tandis que le syndrome de Hajdu-Cheney est associé au gène NOTCH2. [2] [1] Ces deux diagnostics ne sont donc pas interchangeables, même si leurs manifestations osseuses peuvent comporter une ostéolyse. [2] [1]

Ce qu’illustre un cas clinique publié

Une publication de 2023 rapporte le cas d’une femme de 43 ans présentant une acro-ostéolyse progressive et des fractures répétées depuis l’âge de 29 ans. [2] Dans ce cas, un séquençage de nouvelle génération a confirmé le syndrome en identifiant une mutation de NOTCH2. [2] Un cas isolé ne permet cependant pas de déterminer à lui seul les manifestations habituelles, leur âge de début ou l’évolution attendue chez une autre personne. [2]

Des traitements encore insuffisamment établis

Les auteurs de la publication de 2023 indiquent qu’il n’existait pas de recommandations thérapeutiques établies à l’échelle internationale pour cette maladie rare. [2] Ils soulignent également que les précédents cas traités par différents médicaments de l’ostéoporose n’avaient pas établi l’existence d’un traitement curatif capable d’empêcher la progression de la maladie. [2] Chez la patiente rapportée, un traitement exploratoire pendant un an a été associé à une augmentation de la densité minérale osseuse à plusieurs sites et à l’absence d’aggravation observée de l’acro-ostéolyse durant cette période. [2] Les auteurs présentent cette approche comme une option possible à évaluer, et non comme un traitement dont l’efficacité générale serait démontrée. [2] Ces données ne suffisent donc pas à déterminer quel traitement convient à une personne donnée ni à établir une stratégie générale de suivi. [2]

Sources et références

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Spécialités médicales concernées

Chirurgien endocrinien
Chirurgien plastique et esthétique