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Troubles du rythme et de la conduction cardiaque

Les troubles du rythme et de la conduction cardiaque forment une famille d’anomalies électriques dans lesquelles les battements sont trop rapides, trop lents ou irréguliers, ou dans lesquelles les signaux électriques circulent anormalement dans le cœur. [5] Une accélération régulière pendant un effort ou une forte émotion peut être une adaptation normale : lorsqu’une anomalie est suspectée, le médecin traitant, puis le cardiologue selon le bilan, en déterminent le sous-type sans conclure à partir d’une fréquence isolée. [5] [1] [4]

Un trouble peut ne provoquer aucun signe ou se manifester par des palpitations, des battements lents accompagnés de fatigue, d’essoufflement ou de vertiges, une impression de pause, une perte d’équilibre, une chute, un malaise ou une brève perte de connaissance. [1] L’intensité des symptômes ne suffit pas à juger de la gravité : certaines arythmies dangereuses peuvent être silencieuses, tandis que d’autres, sans conséquence grave, peuvent être très gênantes. [2]

Quand appeler les secours

En France, si des palpitations s’accompagnent d’une douleur ou d’une oppression dans la poitrine et de tout signe évoquant un infarctus du myocarde, appelez immédiatement le 15 ou le 112. [1]

Si une personne perd connaissance, ne réagit pas quand on lui parle ou la stimule, et ne respire pas ou respire de façon très irrégulière, considérez qu’il peut s’agir d’un arrêt cardiaque et agissez sans attendre. [1] Appelez le 15 ou le 112, commencez immédiatement le massage cardiaque jusqu’à l’arrivée du SAMU et, si d’autres personnes sont présentes, demandez-leur d’aller chercher un défibrillateur puis utilisez-le s’il est disponible. [1]

Risques possibles

Certains troubles sont sans conséquence importante, mais d’autres peuvent favoriser des caillots, un accident vasculaire cérébral, une aggravation de l’insuffisance cardiaque ou un arrêt cardiaque. [1] [2] La fibrillation auriculaire favorise particulièrement la formation de caillots, tandis que la tachycardie ventriculaire et la fibrillation ventriculaire peuvent conduire à un arrêt cardiaque et nécessitent une prise en charge urgente. [1] [5]

Évaluation et diagnostic

En dehors des situations urgentes décrites plus haut, des palpitations, un rythme lent accompagné de fatigue, d’essoufflement ou de vertiges, une impression de pause, un malaise, ou une anomalie découverte fortuitement sur un ECG doivent être évalués par un médecin. [1] Le médecin traitant examine la personne, prend le pouls et la tension artérielle et ausculte le cœur ; l’électrocardiogramme, ou ECG, est l’examen principal pour confirmer et caractériser un trouble du rythme. [1] Si les épisodes sont brefs ou intermittents, un Holter peut enregistrer l’activité électrique pendant plusieurs heures ou plusieurs jours ; un ECG d’effort peut être utile lorsque les troubles surviennent uniquement pendant l’effort. [1]

Selon le contexte, le bilan recherche une prise de médicament, une anomalie biologique, une maladie ou une malformation cardiaque et des facteurs de risque cardiovasculaire ; il peut comprendre des analyses sanguines, un échodoppler cardiaque et d’autres examens prescrits par le médecin ou le cardiologue. [1]

Prise en charge

Après confirmation et caractérisation du trouble, le cardiologue choisit un traitement adapté au sous-type, aux symptômes et au danger éventuel ; il peut être médicamenteux ou électrique, et sa surveillance est assurée avec le médecin traitant. [4] [1]

En cas de bradycardie, le médecin recherche notamment un médicament responsable et peut le supprimer ou le remplacer ; la personne ne doit pas modifier seule son traitement. [4] [3] Lorsqu’une bradycardie présente un danger, l’implantation d’un stimulateur cardiaque peut être nécessaire. [4]

Dans la fibrillation auriculaire, le traitement vise notamment à prévenir la formation de caillots et à ralentir les battements selon la prescription. [4] [1] Dans un trouble du rythme ventriculaire, les objectifs sont de prévenir les récidives et d’en limiter le retentissement cardiaque ; ces objectifs ne s’appliquent pas indistinctement à tous les troubles du rythme. [4]

Le choix d’un médicament dépend du trouble identifié : un trouble de la conduction peut contre-indiquer un bêtabloquant, et les médicaments antiarythmiques peuvent eux-mêmes aggraver ou provoquer une arythmie. [4] [2]

Une ablation par cathéter peut détruire une zone à l’origine de certains troubles, notamment certains flutters auriculaires, tachycardies jonctionnelles, maladies de Bouveret ou fibrillations atriales. [4] Une cardioversion électrique programmée, réalisée sous anesthésie générale, peut traiter certaines tachycardies qui persistent malgré le traitement médical, par exemple une fibrillation atriale. [4] Un défibrillateur automatique implantable peut être proposé pour des troubles ventriculaires graves afin de détecter une tachycardie excessive ou une fibrillation ventriculaire et de délivrer un choc si nécessaire. [4]

Traitement et suivi au quotidien

Lorsqu’un trouble est traité, respectez les consultations, ECG, bilans cardiovasculaires et prises de sang prescrits par le médecin traitant et le cardiologue, et signalez-leur tout symptôme nouveau inquiétant comme une douleur thoracique, un essoufflement, des vertiges ou un malaise. [3] N’arrêtez pas un traitement et ne prenez pas un nouveau médicament, notamment en automédication, sans en parler au médecin afin d’éviter une perte d’efficacité ou une interaction. [3]

Si vous prenez un anticoagulant, respectez la surveillance propre au médicament et signalez sa prise à tous les professionnels de santé ; avec un antivitamine K, effectuez les contrôles d’INR prescrits. [3] En cas de saignement pendant un traitement anticoagulant, contactez rapidement votre médecin ou rendez-vous aux urgences de l’hôpital le plus proche. [3]

Avec un stimulateur ou un défibrillateur implantable

Après l’implantation, surveillez la cicatrice et signalez au médecin une fièvre, un saignement ou une inflammation ; tant que la cicatrisation n’est pas complète, évitez les charges lourdes et les mouvements brusques de l’épaule du côté du boîtier. [3] Une fois l’appareil bien réglé, son contrôle par le centre d’implantation ou le cardiologue a lieu environ tous les six mois, mais cette fréquence peut changer selon l’appareil ou si un problème est identifié. [3] Portez toujours la carte de votre dispositif et demandez l’avis du cardiologue avant une IRM, car sa possibilité dépend notamment du modèle et des réglages du stimulateur. [3]

Prévention et activités

Selon l’état de votre cœur et les recommandations médicales, réduisez le risque cardiovasculaire au quotidien en essayant d’arrêter de fumer, en évitant le surpoids, en adoptant une alimentation équilibrée, en modérant l’alcool et en pratiquant une activité physique régulière adaptée. [3] Parlez de vos contraintes professionnelles au médecin traitant et au médecin du travail, et demandez l’avis de votre médecin avant un projet de voyage afin d’adapter ces activités à votre situation. [3]

Sources et références

[4] Traitement des troubles du rythme cardiaque | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

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