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pH-métrie œsophagienne : objectif, déroulement et interprétation

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pH-métrie par ville

La pH-métrie œsophagienne est un examen ambulatoire qui mesure pendant environ 24 heures l’exposition de l’œsophage à l’acidité. [2] [3] Elle sert principalement à confirmer ou à écarter un reflux gastro-œsophagien acide et à rechercher si les symptômes notés pendant l’enregistrement surviennent au même moment que les épisodes de reflux. [1] [3] [4] Cet examen ne doit pas être confondu avec une endoscopie, qui examine la muqueuse digestive, ni avec une manométrie, qui étudie la motricité de l’œsophage et le fonctionnement de sa jonction avec l’estomac. [1] [2]

Pourquoi une pH-métrie œsophagienne peut-elle être proposée ?

Les symptômes typiques du reflux, comme les brûlures derrière le sternum et les régurgitations, ne suffisent pas toujours à établir avec certitude leur origine. [1] [3] Une endoscopie normale n’exclut pas non plus un reflux, car elle est normale chez une proportion importante des patients concernés. [1] La pH-métrie peut donc être demandée lorsque le reflux n’a pas encore été objectivé, notamment en l’absence de lésion endoscopique permettant déjà de l’établir. [1] [2] Elle peut aussi aider à étudier des symptômes atypiques, comme une toux ou certaines manifestations ORL, en recherchant leur relation temporelle avec les reflux enregistrés. [1] [3] [4] Avant une chirurgie antireflux, une mesure objective peut être utile pour confirmer le reflux et déterminer quels symptômes sont réellement susceptibles d’être améliorés par l’intervention. [1] [4] La pH-métrie ne diagnostique pas une hernie hiatale, même si elle peut rechercher et quantifier le reflux acide associé à cette anomalie anatomique. [2]

Quelle différence entre pH-métrie et pH-impédancemétrie ?

La pH-métrie conventionnelle repère les épisodes acides à partir de la baisse du pH dans l’œsophage, généralement sous le seuil de 4. [3] [4] Elle détecte moins bien les reflux faiblement acides ou non acides, car ceux-ci ne provoquent pas nécessairement une baisse du pH sous ce seuil. [3] [4] La pH-impédancemétrie associe la mesure du pH à des capteurs capables de détecter le déplacement d’un contenu liquide, gazeux ou mixte dans l’œsophage. [3] [4] Elle permet ainsi de caractériser des reflux acides, faiblement acides ou faiblement alcalins et peut être préférée lorsque des symptômes persistent malgré un traitement qui réduit l’acidité gastrique. [1] [3]

Comment se préparer à l’examen ?

Un jeûne de quatre à six heures avant la pose de la sonde est décrit dans le protocole de référence disponible. [3] Les consignes relatives aux inhibiteurs de la pompe à protons et aux autres médicaments qui diminuent l’acidité dépendent de la question posée par l’examen. [1] [3] Lorsque le diagnostic de reflux n’est pas encore établi, l’enregistrement peut être réalisé sans traitement antisécrétoire afin de rechercher un reflux acide. [1] [3] Lorsque le reflux est déjà documenté mais que des symptômes persistent, une pH-impédancemétrie peut au contraire être réalisée sous traitement afin d’étudier les reflux résiduels. [1] [3] La décision de poursuivre ou d’interrompre un médicament doit donc suivre les instructions données pour votre examen, et non une règle unique applicable à tous les patients. [3]

Comment se déroule l’enregistrement sur 24 heures ?

Dans la technique traditionnelle, une sonde fine est introduite par une narine puis positionnée dans l’œsophage, avec un capteur de pH placé au-dessus du sphincter inférieur de l’œsophage. [1] [3] La sonde est reliée à un boîtier qui enregistre les mesures pendant environ 24 heures, après quoi le matériel est rendu au service pour analyse informatique. [3] Il existe également des systèmes sans cathéter reposant sur une capsule de mesure, mais leur installation et leur durée d’enregistrement ne sont pas celles décrites ici pour la sonde transnasale. [3] [4] Pendant l’examen, le patient tient un relevé des repas, des périodes debout ou couché, des prises de médicaments et de l’heure précise des symptômes. [3] Ce relevé est essentiel, car l’analyse de la relation entre reflux et symptômes dépend de la précision avec laquelle les manifestations sont signalées au moment où elles surviennent. [1] [3] Sauf consigne particulière du service, le principe est de conserver des repas et des activités aussi proches que possible de l’habitude afin que l’enregistrement reflète la vie quotidienne. [3]

Comment les résultats sont-ils interprétés ?

Le compte rendu évalue notamment le temps pendant lequel l’œsophage a été exposé à un pH acide au cours de l’enregistrement. [1] [2] [4] Il peut également analyser le nombre d’épisodes de reflux et leur association temporelle avec les symptômes consignés par le patient. [1] [3] Une exposition acide anormale soutient le diagnostic de reflux gastro-œsophagien pathologique, tandis qu’une association entre un reflux et un symptôme aide à apprécier si ce symptôme peut lui être lié. [1] [3] Les valeurs de référence et le nombre attendu de reflux diffèrent selon que l’examen est effectué avec ou sans traitement réduisant l’acidité. [3] Un résultat normal en pH-métrie conventionnelle n’exclut pas à lui seul des reflux faiblement acides ou non acides, qui nécessitent une mesure par impédance pour être mieux détectés. [3] [4]

Quelles sont les limites et les précautions de la pH-métrie ?

Les résultats peuvent varier d’un jour à l’autre et dépendent en partie des repas, des activités et des symptômes survenus pendant la période enregistrée. [3] [4] Les indices statistiques reliant les symptômes aux reflux apportent une information utile, mais leur validité et leur portée pour prédire une réponse au traitement restent limitées. [3] [4] La sonde transnasale peut provoquer une gêne du nez ou de la gorge et modifier les habitudes d’alimentation ou les activités pendant la journée. [1] [3] La technique est considérée comme relativement sûre, mais des saignements, une infection ou un traumatisme du nez, du pharynx ou de l’œsophage sont décrits parmi ses complications possibles. [3] Une chirurgie ou un traumatisme nasal antérieur, un traitement anticoagulant, un trouble de la coagulation ainsi que la présence d’un stimulateur ou d’un défibrillateur cardiaque implantable doivent être signalés avant l’examen, car ils peuvent modifier l’évaluation de sa faisabilité ou de sa sécurité. [3] Les consignes pratiques du service qui réalise l’examen restent prioritaires, car la préparation alimentaire et la gestion des traitements peuvent varier selon la technique et l’objectif diagnostique. [3]

Sources et références

[3] Esophageal pH Monitoring - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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Spécialités médicales concernées

Gastro-entérologue et hépatologue
Chirurgien viscéral et digestifOption : endoscopie chirurgicale