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Parasomnies du sommeil paradoxal : repères et trouble du comportement en sommeil paradoxal

Les parasomnies sont des expériences ou des comportements inhabituels qui surviennent au cours du sommeil. [1] [2] Elles sont notamment distinguées selon qu’elles apparaissent pendant le sommeil lent profond ou pendant le sommeil paradoxal, aussi appelé sommeil REM. [2] Les parasomnies du sommeil paradoxal sont plus susceptibles de se produire en fin de nuit, lorsque cette phase du sommeil devient plus fréquente. [2] Les informations cliniques détaillées ici concernent surtout le trouble du comportement en sommeil paradoxal, ou TCSP, qui fait partie de cette famille sans résumer à lui seul toutes les parasomnies du sommeil paradoxal. [1] [2]

Que se passe-t-il dans le trouble du comportement en sommeil paradoxal ?

Pendant le sommeil paradoxal normal, la quasi-totalité des muscles est paralysée alors que l’activité cérébrale est rapide et que les souvenirs de rêves sont fréquents lors d’un réveil. [1] Dans le TCSP, cette paralysie musculaire, appelée atonie, devient incomplète ou disparaît. [1] [2] Le dormeur peut alors produire des mouvements ou des vocalisations qui ressemblent à une mise en action du rêve en cours. [1] [2]

Quels signes peuvent être observés ?

Les épisodes peuvent prendre la forme de paroles, de cris, de secousses des extrémités, de coups de pied ou de poing, ou de comportements moteurs plus complexes. [1] [2] Les gestes sont variables, parfois rapides ou violents, et peuvent correspondre à la situation vécue dans le rêve. [1] [2] La personne ne sort généralement pas du lit, contrairement à ce qui peut arriver dans le somnambulisme, mais une chute reste possible. [1] Ces épisodes exposent la personne endormie et son ou sa partenaire de lit à un risque de blessure. [1] [2] Ils surviennent plus souvent pendant la seconde partie de la nuit. [1] [2]

Le TCSP commence généralement après 50 à 60 ans et touche plus souvent les hommes, même si ces caractéristiques ne permettent pas à elles seules de poser le diagnostic. [1] La personne concernée peut ne pas avoir conscience des épisodes puisqu’elle dort pendant les mouvements et ne se réveille généralement pas. [1] Lorsqu’un réveil survient pendant ou après un épisode, un souvenir au moins partiel du rêve ou de l’action peut néanmoins être présent. [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

L’évaluation commence par une description précise des épisodes, de leur horaire dans la nuit et des comportements observés. [1] Comme le dormeur n’en est pas toujours conscient, la présence en consultation d’un partenaire de lit ou d’un autre témoin est souhaitable. [1] Une vidéo enregistrée par un proche peut également aider à montrer les manifestations au professionnel consulté. [1]

Le diagnostic de certitude du TCSP nécessite une vidéo-polysomnographie réalisée à l’hôpital ou dans un laboratoire du sommeil. [1] [2] Cet enregistrement vérifie que les manifestations se produisent bien pendant le sommeil paradoxal et recherche une reprise anormale du tonus musculaire, des vocalisations ou des mouvements complexes. [2] L’évaluation doit aussi écarter d’autres explications possibles, notamment des apnées du sommeil, des mouvements périodiques des jambes ou l’effet de certains médicaments. [1] [2] L’observation de gestes nocturnes ne suffit donc pas à conclure soi-même à un TCSP. [1] [2]

Quels sont les principes des soins et de la prévention des blessures ?

La prise en charge du TCSP comporte d’abord une sécurisation de l’environnement de sommeil afin de limiter le risque de blessure pour le dormeur et son entourage. [1] Cette mesure vise à réduire les conséquences des épisodes plutôt qu’à établir leur cause ou à confirmer le diagnostic. [1] Un trouble du sommeil associé, tel qu’une apnée du sommeil, peut également nécessiter une prise en charge. [1] Des traitements médicamenteux peuvent être proposés pour limiter les épisodes ou le risque de blessure, mais leur choix et leur adaptation relèvent du suivi médical. [1]

Quelle évolution et quel suivi ?

Le TCSP peut être isolé ou associé à une autre maladie du sommeil, comme la narcolepsie, ou à une maladie neurologique, comme la maladie de Parkinson. [1] Chez certaines personnes, il peut précéder de plusieurs années l’apparition d’une maladie neurologique appartenant au groupe des alpha-synucléinopathies. [2] Cette association ne signifie pas que toute personne ayant des comportements nocturnes présente ou développera une maladie neurodégénérative. [1] [2] Un suivi neurologique est nécessaire pour adapter la prise en charge des épisodes et rechercher l’éventuelle apparition d’une autre maladie neurologique. [1]

Sources et références

[2] REPRISE45_3

www.hopitauxschuman.lu · Consulté le 2026-09-17

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