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Pancréas divisum : comprendre l’anomalie, le diagnostic et les limites du traitement

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Le pancréas divisum est une anomalie congénitale de l’organisation des canaux qui évacuent les sécrétions du pancréas. [5] Il résulte de l’absence de fusion, pendant le développement, des canaux pancréatiques dorsal et ventral. [5] Il ne constitue pas en lui-même une maladie et la grande majorité des personnes concernées ne présente aucun symptôme pancréatique. [5] Le pancréas divisum est donc souvent découvert fortuitement lors d’un examen réalisé pour une autre raison. [5] [2] Chez certaines personnes, il est associé à des douleurs abdominales ou à des pancréatites, mais son rôle causal demeure incertain. [5]

Quelle partie du pancréas est concernée ?

Le pancréas participe à la digestion des aliments et produit également des hormones telles que l’insuline. [1] Dans la forme complète du pancréas divisum, les systèmes canalaires dorsal et ventral restent entièrement séparés au sein de la glande. [5] Dans la forme incomplète, une communication existe mais reste insuffisante entre ces deux systèmes canalaires. [5] Les estimations de fréquence varient fortement selon les populations étudiées, leur sélection et la méthode utilisée pour visualiser les canaux. [5]

Le pancréas divisum provoque-t-il des symptômes ?

La plupart des personnes ayant un pancréas divisum restent asymptomatiques, y compris lorsque le canal dorsal apparaît dilaté. [5] Une hypothèse propose que le drainage d’un canal dorsal dominant par une papille mineure relativement étroite puisse gêner l’écoulement des sécrétions pancréatiques. [5] Cette gêne pourrait augmenter la pression dans le canal et contribuer, dans certains cas, à une douleur abdominale ou à une pancréatite. [5] Le pancréas divisum pourrait aussi agir comme un facteur favorisant en présence d’autres facteurs de risque plutôt que comme une cause suffisante à lui seul. [5] Sa fréquence plus élevée dans les groupes de patients atteints ou suspectés de maladie pancréatique ne prouve pas une relation causale, car ces personnes sont davantage susceptibles de subir des examens du pancréas. [5] La découverte de cette anomalie ne permet donc pas, à elle seule, d’affirmer qu’elle explique une douleur ou un épisode de pancréatite. [5]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose sur la visualisation de l’organisation des canaux pancréatiques. [5] [6] La cholangio-pancréatographie par résonance magnétique, ou CPRM, est une technique non invasive permettant d’examiner les canaux biliaires et pancréatiques. [6] L’administration de sécrétine pendant cet examen augmente les sécrétions pancréatiques et peut améliorer la visualisation des canaux. [6] Dans les méta-analyses disponibles, la CPRM avec sécrétine avait de meilleures performances diagnostiques que la CPRM sans sécrétine. [4] [6] L’échoendoscopie est un examen peu invasif qui fournit des images détaillées du pancréas et de son système canalaire. [6] La cholangio-pancréatographie rétrograde endoscopique, ou CPRE, décrit précisément les canaux mais constitue une procédure invasive exposant à des complications. [6] Les comparaisons entre examens doivent être interprétées avec prudence, car une partie importante des études était observationnelle et réalisée dans des centres spécialisés. [6]

Que sait-on des traitements ?

Les traitements endoscopiques ont principalement été étudiés chez des adultes présentant une pancréatite aiguë récidivante, une pancréatite chronique ou une douleur abdominale chronique associée à un pancréas divisum. [3] Les anciennes études observationnelles rapportaient des réponses variables, apparemment meilleures en cas de pancréatites aiguës récidivantes qu’en cas de douleur chronique isolée. [3] La majorité de ces études étaient rétrospectives, ce qui limite fortement la certitude sur l’efficacité réelle de l’endothérapie. [3] Une étude randomisée multicentrique plus récente n’a pas montré de diminution significative des récidives de pancréatite après CPRE avec ouverture de la papille mineure par rapport à une intervention simulée. [5] Cette intervention était en outre associée à un risque notable de pancréatite provoquée par la procédure. [5] Les données disponibles ne permettent donc pas de considérer une intervention endoscopique comme systématiquement bénéfique en présence d’un pancréas divisum. [5]

Quand une douleur abdominale nécessite-t-elle une prise en charge urgente ?

Une pancréatite aiguë est une inflammation soudaine, douloureuse et potentiellement grave du pancréas qui nécessite un traitement urgent à l’hôpital. [1] Son principal symptôme est une douleur abdominale pouvant commencer brutalement, être intense et persistante, toucher le haut du ventre et s’étendre vers les côtés ou le dos. [1] Des nausées, des vomissements ou de la fièvre peuvent accompagner cette douleur. [1] Une évaluation médicale urgente est nécessaire si une douleur abdominale soudaine et intense ne disparaît pas ou revient, notamment lorsqu’elle s’accompagne de fièvre ou de frissons. [1] Une prise en charge immédiate est requise si une douleur abdominale soudaine et intense s’étend au dos ou s’accompagne d’une difficulté à respirer, d’un rythme cardiaque rapide ou d’un ballonnement persistant. [1]

Sources et références

[1] Acute pancreatitis - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

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Spécialités médicales concernées

Chirurgie générale, digestive et de l’obésité
Gastro-entérologue et hépatologue
Chirurgien digestif