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Olfactométrie subjective : ce que mesure cet examen de l’odorat

L’olfactométrie subjective regroupe des tests standardisés qui évaluent l’odorat à partir des réponses de la personne exposée à différentes odeurs. [1] Selon le test choisi, l’examen peut mesurer la détection, l’identification ou la discrimination des odeurs, ainsi que le seuil olfactif. [1] Les données disponibles ici concernent surtout l’utilisation de ces tests chez des adultes présentant un trouble cognitif ou une maladie neurodégénérative, et ne couvrent pas l’ensemble des indications médicales de l’olfactométrie. [1]

Quelles capacités olfactives sont évaluées ?

La détection correspond à la capacité de percevoir la présence d’une odeur. [1] L’identification consiste à reconnaître un odorant, par exemple en le sélectionnant dans une liste de réponses. [1] La discrimination mesure la capacité à différencier des odeurs et à déterminer si elles sont semblables ou différentes. [1] Le seuil olfactif est la plus faible concentration d’une odeur que la personne peut détecter. [1] Certains tests explorent également la mémoire d’odeurs déjà présentées ou la tolérance à une odeur particulière. [1]

Comment les résultats décrivent-ils l’odorat ?

Dans les tests psychophysiques étudiés, l’évaluation repose notamment sur le nombre de réponses correctes, un score plus faible étant associé à une moins bonne fonction olfactive. [1] La normosmie désigne un odorat considéré comme normal d’après des données de référence. [1] L’hyposmie, également appelée microsmie, correspond à une diminution partielle de l’odorat qui peut être qualifiée de légère, modérée ou sévère. [1] L’anosmie correspond à l’absence d’odorat, avec une incapacité à détecter et à identifier précisément les odeurs. [1] Les variables mesurées et la manière de classer les résultats varient selon le test employé et l’objectif de l’examen. [1]

Quels types de tests peuvent être utilisés ?

Plusieurs tests subjectifs de l’odorat existent, mais beaucoup évaluent principalement l’identification des odeurs. [1] Dans cette revue, le test Sniffin’ Sticks est présenté comme couvrant les trois domaines principaux que sont le seuil, la discrimination et l’identification, avec la possibilité de calculer un indice combiné. [1] Les versions étendues peuvent demander davantage de temps et du personnel formé, ce qui peut limiter leur emploi comme outil de dépistage clinique de la démence. [1] Des versions raccourcies ont été proposées afin de simplifier l’évaluation chez les personnes atteintes de maladies neurodégénératives. [1] Ces tests sont décrits comme non invasifs, simples et faciles à utiliser, sans que ces avantages suffisent à établir à eux seuls leur précision diagnostique. [1]

Quelle place dans l’évaluation des troubles cognitifs ?

Les troubles de l’odorat, en particulier les difficultés de reconnaissance et d’identification, ont été associés au déclin cognitif et à plusieurs maladies neurodégénératives. [1] La revue rapporte notamment des altérations olfactives dans la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer, la sclérose en plaques et la sclérose latérale amyotrophique. [1] L’évaluation olfactive peut contribuer à caractériser une situation clinique, mais les études ne montrent pas toutes une association entre trouble olfactif et atteinte cognitive. [1] Dans les travaux analysés, les tests olfactifs étaient associés à des échelles cognitives et parfois à des examens complémentaires comme la neuro-imagerie. [1]

Les données restent insuffisantes et parfois divergentes pour déterminer le rôle exact de l’olfactométrie dans le diagnostic des maladies neurodégénératives. [1] Un score olfactif doit donc être interprété dans son contexte clinique et avec les autres évaluations réalisées, plutôt que comme un diagnostic isolé. [1]

Ne pas confondre avec la chromatographie-olfactométrie

La chromatographie en phase gazeuse couplée à l’olfactométrie, abrégée GC-O, est une technique d’analyse des molécules odorantes présentes dans un produit et non un examen médical de l’odorat d’un patient. [2] [3] Dans cette technique, les composés sont séparés par chromatographie puis une partie du flux est dirigée vers un port où un évaluateur humain décrit les odeurs perçues. [2] [3]

Sources et références

[2] Gas Chromatography Olfactometry (GC-O) for the (Semi)Quantitative Screening of Wine Aroma

www.ebi.ac.uk · Version : 2020-12-18 · Consulté le 2026-09-16

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