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Névrome : types, symptômes, diagnostic et traitements

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Microchirurgie des nerfs périphériques par ville

Le mot « névrome » ne désigne pas une maladie unique, mais plusieurs lésions associées à un nerf. [3] Dans son usage le plus courant, il correspond à un névrome traumatique, c’est-à-dire une masse non cancéreuse formée lors de la cicatrisation désorganisée d’un nerf lésé. [3] Le névrome de Morton est une affection particulière du pied liée à l’irritation, à la compression et à l’épaississement fibreux d’un nerf interdigital. [1] [4] Les symptômes, les examens et les traitements dépendent donc du nerf atteint et du type exact de lésion. [3] [4]

Quels sont les principaux types de névromes ?

Un névrome traumatique peut apparaître après une blessure contondante ou tranchante, une traction du nerf, une section nerveuse, une amputation ou une intervention chirurgicale. [3] Lorsque le nerf tente de repousser, les axones peuvent se développer de manière désorganisée au sein de tissu cicatriciel et former une masse parfois douloureuse. [3] Cette lésion peut se former dans la continuité du nerf, à son extrémité lorsque les segments restent séparés, ou dans une cicatrice qui emprisonne le nerf. [3]

Le névrome de Morton, aussi appelé névrome interdigital ou névralgie interd digitale, siège le plus souvent entre les troisième et quatrième métatarsiens de l’avant-pied. [1] [4] Malgré son nom, il ne s’agit pas d’une véritable tumeur, mais d’une neuropathie compressive accompagnée d’une fibrose autour du nerf. [1] [4] Le terme ancien « névrome acoustique » désigne quant à lui un schwannome vestibulaire, une tumeur intracrânienne distincte qui peut provoquer une baisse de l’audition, des acouphènes ou des vertiges. [3] Des lésions appelées névromes peuvent également être associées à certains syndromes génétiques, notamment la néoplasie endocrinienne multiple de type 2B avec névromes des muqueuses. [3]

Quels symptômes un névrome peut-il provoquer ?

Un névrome traumatique symptomatique se manifeste généralement après une lésion connue ou possible d’un nerf. [3] Une masse ferme et bien délimitée peut apparaître progressivement sur le trajet du nerf et adhérer aux tissus voisins. [3] La douleur peut être décrite comme une brûlure, un picotement, une hypersensibilité, une pointe vive ou une sensation de décharge électrique lors de la palpation. [3] Certains névromes restent toutefois asymptomatiques et ne sont pas détectés. [3]

Dans le névrome de Morton, la douleur siège sous l’avant-pied, autour des têtes métatarsiennes ou entre les orteils. [1] [4] Elle peut être brûlante, lancinante ou semblable à une décharge et parfois irradier vers les orteils. [1] [4] Des fourmillements ou un engourdissement peuvent accompagner la douleur. [2] [4] Certaines personnes ont l’impression de marcher sur un caillou ou de sentir un objet coincé sous le pied. [1] [2] La marche et les chaussures étroites ou à talons hauts aggravent souvent les symptômes, tandis que le repos ou le retrait de la chaussure peuvent les soulager. [2] [4]

Pourquoi un névrome se forme-t-il ?

Le névrome traumatique résulte de la réparation désorganisée d’un nerf après une atteinte de ses fibres et de leur enveloppe protectrice. [3] L’inflammation et la cicatrice environnante peuvent participer à cette croissance nerveuse désordonnée et à la production de signaux douloureux. [3] Une intervention chirurgicale peut elle-même être à l’origine d’un névrome, notamment lorsqu’un nerf a été sectionné. [3]

La cause exacte du névrome de Morton n’est pas entièrement établie, mais la compression et les microtraumatismes répétés du nerf sont les mécanismes les plus couramment proposés. [4] Les chaussures serrées, pointues ou à talons hauts augmentent la pression exercée sur l’avant-pied. [2] [4] La course et d’autres activités à fort impact peuvent également favoriser l’irritation du nerf. [2] [4] Un pied plat, une voûte plantaire très creuse, un oignon, des orteils en marteau ou une instabilité articulaire peuvent modifier les contraintes de l’avant-pied. [2] [4]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic commence par l’histoire de la douleur, la recherche d’une blessure ou d’une opération antérieure et l’examen du trajet nerveux concerné. [3] L’examen recherche notamment une masse, une hypersensibilité et la reproduction d’une douleur électrique à la palpation. [3] Un électromyogramme peut évaluer l’atteinte fonctionnelle du nerf, tandis que l’échographie ou l’IRM peuvent préciser la localisation et la nature de la lésion. [3] Lorsqu’une lésion est retirée, son examen au microscope peut être recommandé afin d’écarter une tumeur maligne. [3]

Le diagnostic du névrome de Morton repose le plus souvent sur les symptômes et l’examen clinique. [1] [4] La pression entre les métatarsiens peut reproduire la douleur irradiant vers les orteils et parfois provoquer un clic appelé signe de Mulder. [1] [4] L’imagerie n’est pas toujours nécessaire pour confirmer ce diagnostic. [1] Une échographie, une radiographie ou une IRM peut néanmoins être demandée pour préciser la lésion ou rechercher une autre cause de douleur, comme une fracture de fatigue, une arthrite, une bursite ou une atteinte de la plaque plantaire. [1] [4]

Quand demander une évaluation médicale ?

Après une blessure, une altération de la sensibilité ou du mouvement pouvant faire suspecter une atteinte nerveuse justifie une évaluation spécialisée sans tarder. [3] Une prise en charge précoce est importante lorsqu’un nerf doit être exploré ou réparé. [3]

Pour une douleur évoquant un névrome de Morton, une évaluation médicale est indiquée si la douleur est intense ou empêche les activités habituelles. [2] Elle est également indiquée si la douleur s’aggrave, revient régulièrement ou persiste après deux semaines de mesures personnelles. [2] Des fourmillements, une faiblesse ou un engourdissement du pied constituent aussi un motif d’évaluation. [2] Une douleur apparue après une blessure récente du pied ou après une opération du pied ou de la cheville doit également être examinée. [2]

Quels sont les traitements possibles ?

Le traitement d’un névrome traumatique dépend de sa localisation, de l’importance de l’atteinte nerveuse, de la douleur et du retentissement fonctionnel. [3] Les options non chirurgicales peuvent comprendre la physiothérapie, des traitements médicamenteux contre la douleur ou certaines techniques de stimulation électrique. [3] Une opération peut être envisagée lorsque les traitements conservateurs ne suffisent pas. [3] Selon la situation, elle peut retirer le névrome, reconstruire le nerf ou placer son extrémité dans un tissu afin de limiter la formation d’un nouveau névrome douloureux. [3]

Pour un névrome de Morton récent, le traitement commence généralement par des chaussures larges, confortables et à talon bas afin de diminuer la compression de l’avant-pied. [1] [2] [4] Une semelle ou un coussinet métatarsien placé en arrière des têtes métatarsiennes peut contribuer à réduire la pression sur le nerf. [1] [4] Le repos, l’application de froid et la réduction temporaire des activités à fort impact peuvent aussi soulager les symptômes. [1] [2] Des infiltrations d’anesthésique local ou de corticoïde peuvent être proposées lorsque les mesures mécaniques ne suffisent pas. [1] [4] Une infiltration de corticoïde peut apporter un soulagement sans supprimer définitivement la cause et expose notamment à une atrophie de la graisse sous-cutanée ou à une décoloration de la peau. [4] Les injections d’alcool et les techniques d’ablation du nerf sont d’autres options spécialisées, mais l’alcool peut accroître la fibrose autour du nerf. [1] Une décompression ou l’exérèse du nerf peut être discutée si les symptômes restent importants malgré les autres traitements. [1] [4] La chirurgie peut entraîner une infection, un saignement, une cicatrice douloureuse, un engourdissement des orteils ou la formation d’un névrome du moignon responsable d’une récidive. [3] [4]

Évolution, suivi et prévention

L’évolution varie selon le type de névrome, l’ancienneté de la lésion et l’importance de l’atteinte nerveuse. [3] [4] Un névrome traumatique peut provoquer une douleur chronique, une gêne fonctionnelle et une altération durable de la qualité de vie. [3] Après traitement, le suivi repose sur l’évolution de la douleur, de la sensibilité et de la fonction du membre concerné. [3] Une échographie peut être utilisée pour contrôler la continuité du nerf ou son évolution après le traitement. [3]

La prévention d’un névrome traumatique relève principalement de la prise en charge initiale de la lésion nerveuse. [3] Lorsqu’un nerf est sectionné, sa réparation précoce et sans tension par une équipe spécialisée peut réduire le risque de formation d’un névrome. [3] Pour limiter les contraintes associées au névrome de Morton, il est utile de privilégier des chaussures non serrées, bien rembourrées et à talon bas. [2] [4] Une reprise ou une adaptation des activités à fort impact peut être discutée lorsque celles-ci déclenchent régulièrement la douleur. [2] [4]

Sources et références

[2] Morton's neuroma - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

[3] Neuroma - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

[4] Morton Neuroma - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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