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Infections sexuellement transmissibles (IST) : signes, dépistage et soins

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Les maladies sexuellement transmissibles, généralement appelées infections sexuellement transmissibles ou IST, ne désignent pas une maladie unique mais un ensemble d'infections dues à des bactéries, des virus ou des parasites. [2] Elles se transmettent principalement lors de contacts sexuels, mais certaines peuvent aussi passer de la mère à l'enfant ou être transmises par du sang ou du matériel d'injection contaminé. [2] Une IST peut ne provoquer aucun signe visible, si bien que le dépistage reste le seul moyen de savoir si une personne est infectée dans de nombreuses situations. [1] [2]

Quelles infections font partie des IST ?

Les IST bactériennes comprennent notamment les infections à chlamydia, la gonorrhée et la syphilis. [2] Les IST virales comprennent notamment l'infection par le VIH, l'herpès génital, les infections à papillomavirus humain et l'hépatite B. [1] [2] La trichomonase est un exemple d'IST parasitaire pouvant entraîner des démangeaisons, un inconfort ou des pertes vaginales. [2] La distinction entre ces infections est importante, car leurs manifestations, leurs complications et leurs traitements ne sont pas les mêmes. [2]

Quels signes peuvent faire penser à une IST ?

Les manifestations dépendent de l'agent infectieux, du site atteint et de la réponse de l'organisme. [2] Une gonorrhée peut provoquer des brûlures en urinant ou un écoulement urétral, tandis qu'une infection à chlamydia peut entraîner une inflammation de l'urètre ou du col de l'utérus. [2] Une infection à chlamydia compliquée peut aussi être associée à des douleurs du bas-ventre, des pertes vaginales ou des douleurs pendant les rapports. [2] La syphilis peut commencer par une ulcération génitale indolore, puis évoluer vers une éruption cutanée, de la fièvre ou des lésions des muqueuses si elle n'est pas traitée. [2] L'herpès génital peut se manifester par des ulcérations douloureuses qui récidivent, alors qu'une infection à papillomavirus peut donner des verrues génitales ou rester asymptomatique. [2]

L'absence de symptôme n'exclut donc pas une IST et ne doit pas conduire à écarter un dépistage après une situation d'exposition. [1] [2] La présence d'un symptôme gynécologique ou urinaire constitue également une situation dans laquelle un dépistage est recommandé. [1]

Quels sont les risques en l'absence de diagnostic ou de traitement ?

Certaines IST bactériennes non traitées peuvent remonter vers les organes reproducteurs et provoquer une infection pelvienne. [2] Ces complications peuvent être associées à une infertilité ou à une grossesse extra-utérine. [2] Une syphilis non traitée peut évoluer vers des complications neurologiques ou cardiovasculaires. [2] Certains types de papillomavirus favorisent avec le temps des cancers du col de l'utérus, de l'anus ou de la région oropharyngée. [2] Certaines infections peuvent être transmises pendant la grossesse ou l'accouchement et avoir des conséquences graves pour l'enfant. [2]

Quand et comment se faire dépister ?

Un dépistage est notamment recommandé après un rapport non protégé ou mal protégé, avant d'arrêter le préservatif avec un nouveau partenaire ou en présence de symptômes gynécologiques ou urinaires. [1] Il peut également être proposé avant une contraception ou une interruption volontaire de grossesse, lorsqu'une grossesse est envisagée ou en présence de facteurs de risque. [1] Parmi les facteurs associés à une exposition plus élevée figurent plusieurs partenaires, un changement récent de partenaire, une IST déjà diagnostiquée chez la personne ou l'un de ses partenaires et un antécédent personnel d'IST. [1] L'Assurance Maladie cite aussi les relations sexuelles entre hommes, la prostitution et le fait d'avoir subi un viol parmi les situations justifiant une attention particulière au dépistage. [1]

Les examens possibles comprennent un examen clinique, un prélèvement local, une analyse d'urines ou une prise de sang. [1] Pour le VIH, il existe aussi des tests rapides d'orientation diagnostique et des autotests. [1] Le choix du prélèvement dépend de l'IST recherchée et du contexte d'exposition. [1] Un médecin traitant, un gynécologue ou une sage-femme peut conseiller la personne et prescrire les tests adaptés pour elle et, si nécessaire, pour son partenaire. [1]

Où accéder au dépistage en France ?

Le dispositif « Mon test IST » permet de demander directement en laboratoire, sans ordonnance et sans rendez-vous, un dépistage du VIH, de l'hépatite B, de la syphilis, de la gonorrhée et de l'infection à chlamydia. [1] Un autoquestionnaire sert alors à déterminer les infections à rechercher et les prélèvements adaptés. [1] Pour les moins de 26 ans, le dépistage des cinq IST concernées est pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, sans avance de frais. [1] Après 26 ans, le dépistage du VIH reste pris en charge à 100 %, tandis que celui des quatre autres infections est pris en charge à 60 % par l'Assurance Maladie et à 40 % par la complémentaire santé. [1]

Les personnes qui souhaitent un dépistage gratuit et anonyme peuvent s'adresser à un centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic, appelé CeGIDD. [1] Les centres de santé sexuelle proposent également un dépistage gratuit des IST. [1] Les permanences d'accès aux soins de santé peuvent faciliter l'accès aux soins des personnes en situation de précarité sans couverture médicale. [1]

Que se passe-t-il après un résultat positif ?

En cas de résultat positif, il ne faut pas tarder à prendre rendez-vous avec un médecin, une sage-femme, un CeGIDD ou une structure hospitalière afin d'organiser la prise en charge. [1] Le biologiste qui annonce un résultat positif en laboratoire peut orienter la personne vers l'un de ces recours pour son suivi médical. [1] Il est également prudent de demander à son ou à ses partenaires de se faire dépister. [1] Après un autoprélèvement positif à chlamydia ou au gonocoque, l'Assurance Maladie recommande d'attendre la guérison avant d'avoir de nouveaux rapports sexuels. [1]

La prise en charge dépend de l'infection identifiée et peut associer un traitement médicamenteux, des conseils de prévention et la prise en compte des partenaires. [2] Les antibiotiques sont utilisés contre les IST bactériennes, mais le choix du médicament dépend notamment de la bactérie et de sa sensibilité aux traitements. [2] Pour certaines infections virales comme l'herpès ou le VIH, les antiviraux servent à réduire l'activité du virus ou à contrôler l'infection plutôt qu'à traiter une infection bactérienne. [2] Le traitement et le suivi doivent donc être adaptés à l'IST précise plutôt que choisis à partir des seuls symptômes. [2]

Comment réduire le risque de transmission ?

L'utilisation du préservatif fait partie des mesures destinées à réduire la transmission des IST. [1] [2] Un dépistage régulier, notamment après un rapport non ou mal protégé ou avant l'arrêt du préservatif avec un partenaire, contribue à protéger la personne et ses partenaires. [1] Le dépistage précoce permet une meilleure prise en charge et contribue à diminuer le risque de transmettre l'infection. [1]

Sources et références

[1] Dépister les IST | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[2] Global perspectives on the burden of sexually transmitted diseases: A narrative review

www.ebi.ac.uk · Version : 2024-05-01 · Consulté le 2026-09-16

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