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Lésions du nerf accessoire : signes, causes, évaluation et soins

Une lésion du nerf accessoire touche un nerf moteur, également appelé onzième nerf crânien, qui commande le sternocléidomastoïdien et le trapèze. [2] Son atteinte peut notamment entraîner une faiblesse de l'épaule, une épaule tombante, une saillie anormale de l'omoplate et une difficulté à lever le bras au-dessus de l'horizontale. [1] [2] Ces manifestations ne permettent pas, à elles seules, d'établir la cause ou la gravité de la lésion, qui déterminent ensuite la prise en charge. [1]

Quel est le rôle du nerf accessoire ?

Après sa sortie du crâne, le nerf accessoire chemine sous le sternocléidomastoïdien, traverse obliquement le triangle postérieur du cou puis rejoint la face profonde du trapèze. [2] Le sternocléidomastoïdien participe à la rotation de la tête et à la flexion du cou. [2] Le trapèze contribue à élever, rapprocher et abaisser l'omoplate ainsi qu'à la faire tourner lorsque le bras s'élève au-dessus de l'horizontale. [2] Une lésion située dans le triangle postérieur du cou peut épargner le sternocléidomastoïdien, car les branches qui lui sont destinées naissent plus haut. [2]

Quels signes une lésion peut-elle provoquer ?

L'atteinte du nerf peut paralyser ou affaiblir le trapèze du côté concerné. [1] [2] Cette atteinte peut se manifester par une épaule qui tombe et par une omoplate qui devient anormalement saillante. [1] Elle peut aussi réduire la capacité à hausser l'épaule ou à élever le bras au-dessus de l'horizontale. [2] L'importance et l'association de ces signes varient notamment selon le siège et la sévérité de la lésion. [1] [2]

Quelles sont les causes possibles ?

Le trajet superficiel du nerf accessoire dans le triangle postérieur du cou le rend vulnérable aux traumatismes directs ou contondants. [1] Une blessure peut notamment survenir lors d'un sport de contact, d'une plaie profonde ou d'un traumatisme pénétrant. [1] Les lésions iatrogènes, c'est-à-dire provoquées involontairement par un acte médical ou chirurgical, peuvent survenir lors d'une biopsie ganglionnaire, de l'ablation d'une tumeur ou d'une intervention sur le cou. [1] Une contrainte mécanique liée au positionnement du cou pendant une intervention peut également être en cause. [1] Le nerf peut aussi être comprimé, notamment par une tumeur située au niveau du foramen jugulaire, l'orifice par lequel il sort du crâne. [1] [2] D'autres causes neurologiques sont décrites, parmi lesquelles la syringomyélie, la névrite brachiale, certaines maladies du motoneurone et des lésions par traction du plexus brachial. [1]

Comment la lésion est-elle évaluée ?

L'examen neurologique des nerfs crâniens recherche les déficits compatibles avec une atteinte du nerf accessoire. [1] La difficulté à hausser l'épaule ou à élever le bras peut orienter vers un dysfonctionnement du trapèze. [2] La conservation de la fonction du sternocléidomastoïdien peut aider à localiser une lésion dans le triangle postérieur du cou. [2] Selon les anomalies constatées, l'évaluation peut nécessiter l'intervention de spécialistes en oto-rhino-laryngologie, en imagerie ou en explorations neurophysiologiques. [1]

Quels sont les principes des soins ?

Le choix des soins dépend de la cause et de la sévérité de la lésion. [1] La prise en charge peut associer des mesures conservatrices, de la rééducation et, dans certaines situations, une intervention chirurgicale. [1] La kinésithérapie et la rééducation font partie des options non chirurgicales mentionnées pour les conséquences musculaires de la lésion. [1] Les possibilités chirurgicales comprennent notamment la reconnexion des extrémités du nerf et la greffe nerveuse. [1] Une prise en charge immédiate doit être envisagée devant une forme grave, notamment après un traumatisme pénétrant ou une lésion iatrogène sévère. [1]

Peut-on prévenir certaines lésions ?

La prévention des lésions opératoires repose notamment sur une connaissance précise du trajet du nerf dans le cou. [2] Pendant certaines interventions, la stimulation du nerf peut aider l'équipe chirurgicale à repérer son trajet et sa distribution motrice afin de réduire le risque de l'endommager. [2]

Sources et références

[1] Cranial Nerve Testing - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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