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Isosporidiose ou cystoisosporiose : symptômes, diagnostic et principes de prise en charge

L’isosporidiose, désormais appelée cystoisosporiose, est une infection digestive due à un parasite protozoaire. [3] Elle provoque principalement une diarrhée aqueuse sans sang, qui peut devenir prolongée et entraîner une déshydratation, une perte de poids ou une mauvaise absorption des nutriments. [3] La maladie existe dans le monde entier, mais elle est plus fréquente dans les régions tropicales et subtropicales et peut être particulièrement sévère chez les personnes immunodéprimées, notamment celles vivant avec le VIH. [3]

Comment l’isosporidiose se transmet-elle ?

L’infection s’acquiert en avalant des formes infectieuses du parasite présentes dans de l’eau ou des aliments contaminés. [3] Après leur ingestion, les parasites envahissent les cellules de l’intestin grêle, puis des oocystes immatures sont éliminés dans les selles. [3] Ces oocystes doivent mûrir dans l’environnement avant de devenir infectieux, ce qui distingue cette infection de certaines transmissions immédiatement possibles à partir de selles fraîchement émises. [3] Des cas peuvent aussi survenir dans des pays où la maladie est moins courante, notamment après un voyage ou une exposition à de l’eau ou à des aliments contaminés. [3]

Quels sont les symptômes et les complications possibles ?

Le symptôme le plus fréquent est une diarrhée liquide et non sanglante. [3] Elle peut s’accompagner de douleurs ou de crampes abdominales, d’une perte d’appétit, de nausées, de vomissements ou d’une fièvre peu élevée. [3] La diarrhée peut être abondante et durer plusieurs semaines ou davantage, en particulier chez les personnes vivant avec le VIH ou présentant une autre cause d’immunodépression. [3] Une diarrhée importante ou prolongée peut provoquer une déshydratation sévère, des anomalies des électrolytes comme une baisse du potassium, un amaigrissement et une malabsorption. [3] Des atteintes situées hors de l’intestin, notamment des voies biliaires, des ganglions, de la rate ou du foie, ont été rapportées chez des personnes vivant avec le VIH. [3]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Les symptômes seuls ne permettent pas d’identifier l’isosporidiose, car de nombreuses infections et maladies digestives peuvent provoquer une diarrhée. [3] Le diagnostic repose habituellement sur la détection des oocystes de Cystoisospora dans un prélèvement de selles. [3] Comme les oocystes peuvent être peu nombreux et éliminés de façon intermittente, plusieurs examens de selles et des techniques microscopiques adaptées peuvent être nécessaires. [3] Des méthodes de PCR peuvent également rechercher le parasite et permettent parfois de détecter plusieurs parasites simultanément, mais leur disponibilité varie selon les structures. [3] Chez une personne immunodéprimée, le laboratoire doit être informé de cette situation afin que les recherches appropriées soient réalisées. [3] Une augmentation des éosinophiles dans le sang peut être observée, mais elle ne suffit pas au diagnostic car d’autres infections peuvent aussi la provoquer. [3]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

La prise en charge vise à traiter l’infection tout en compensant les pertes d’eau et d’électrolytes et en corrigeant une éventuelle dénutrition. [3] Dans le référentiel fourni pour les adultes et adolescents vivant avec le VIH, le triméthoprime-sulfaméthoxazole est l’antimicrobien de choix, car il dispose des données publiées et de l’expérience clinique les plus substantielles. [3] Les autres médicaments évoqués dans ce référentiel sont réservés à des situations particulières, telles qu’une intolérance documentée aux sulfamides ou un échec du traitement, et certains présentent des risques importants ou une efficacité moins bien établie. [3] Chez les personnes vivant avec le VIH, la réponse clinique et les effets indésirables doivent être surveillés, et la prise en charge du VIH contribue à réduire le risque de rechute en restaurant l’immunité. [3] Pour les adultes et adolescents vivant avec le VIH, le choix du médicament, sa durée et la conduite à tenir en cas de rechute relèvent du médecin, notamment selon la capacité à absorber un traitement oral et l’existence éventuelle d’une grossesse ; le référentiel fourni ne permet pas de préciser ici la prise en charge des enfants, des personnes ne vivant pas avec le VIH ou des autres situations d’immunodépression. [3]

Chez un adulte ayant une diarrhée, boire davantage, notamment des boissons apportant de l’eau, du sucre et du sel, aide à compenser les pertes. [1] Un ralentisseur du transit ne doit pas être utilisé en présence de sang dans les selles et peut ralentir l’élimination du germe en cause. [1] Un traitement symptomatique contre la diarrhée ne doit pas être pris de façon prolongée sans avis médical. [1]

Quand consulter ou appeler les urgences ?

Un adulte doit consulter dans les jours qui viennent si la diarrhée persiste au-delà de deux jours, récidive, contient du sang ou des glaires, ou survient après un voyage récent dans un pays tropical. [1] Une consultation dans la journée est indiquée si la personne ne parvient pas à boire, est immunodéprimée, a plus de 75 ans ou présente avec la diarrhée une maladie chronique, une forte fièvre, des douleurs, une fatigue importante ou un amaigrissement brutal. [1]

Une soif intense, une bouche très sèche, des urines rares et foncées, des yeux enfoncés, une peau froide et pâle, une désorientation ou des troubles de la conscience peuvent signaler une déshydratation grave. [2] En France, une déshydratation grave constitue une urgence et impose d’appeler le 15 ou le 112. [2] Il faut aussi contacter sans tarder le 15 ou le 112 lorsqu’une personne âgée ayant une gastro-entérite ne boit plus, devient somnolente ou tient des propos confus. [1]

Comment réduire le risque d’infection ?

La prévention repose sur le lavage des mains au savon et sur la réduction de l’exposition à de l’eau ou à des aliments potentiellement contaminés. [3] Dans les régions où la cystoisosporiose est fréquente, il est conseillé d’éviter les aliments crus potentiellement contaminés, de peler les fruits et de cuire les légumes. [3] En présence d’une diarrhée aiguë, le lavage des mains et l’absence de partage des objets de toilette ou des couverts contribuent plus généralement à limiter la transmission des agents infectieux à l’entourage. [1]

Sources et références

[2] Déshydratation | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

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Spécialités médicales concernées

Gastro-entérologue et hépatologue