Infections transmissibles par le sang : transmission, prévention et dépistage

Les infections transmissibles par le sang forment une famille d’infections et non une maladie unique. [2] Le VIH, le virus de l’hépatite B et le virus de l’hépatite C figurent parmi les principales infections virales abordées dans ce champ. [2] [1] Ces infections diffèrent par leur histoire naturelle et leur parcours de soins, de sorte que leur dépistage, leur prévention et leur traitement ne sont pas interchangeables. [2]
Que signifie une transmission par le sang ?
Une infection dite transmissible par le sang peut passer d’une personne à une autre lorsque du sang infecté entre en contact avec une voie permettant la transmission. [1] Pour le VIH, les situations documentées comprennent notamment le partage de matériel d’injection et une piqûre ou une coupure accidentelle avec un objet souillé de sang contaminé. [1] Le terme « transmissible par le sang » ne signifie pas nécessairement que le sang est la seule voie possible. [1] Le VIH peut également être transmis par certains autres liquides corporels, notamment le sperme, le liquide séminal, les sécrétions vaginales et le lait maternel, lorsqu’il y est présent en quantité suffisante. [1]
Comment réduire les risques de transmission ?
Lors de l’injection de drogues, le matériel doit rester personnel et une seringue ne doit être utilisée qu’une fois. [1] Il ne faut partager ni aiguille, ni seringue, ni cuiller, ni eau, ni produit, ni filtre. [1]
La prévention du VIH repose sur plusieurs moyens complémentaires, dont les préservatifs, le dépistage, le traitement des personnes vivant avec le VIH et, selon la situation, les prophylaxies avant ou après une exposition. [1] Les préservatifs protègent du VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles lors des rapports sexuels, contrairement aux autres méthodes contraceptives citées dans la source. [1] La prophylaxie pré-exposition, ou PrEP, est destinée à des personnes non infectées par le VIH qui présentent un risque élevé de le contracter. [1] La PrEP réduit le risque d’infection par le VIH sans l’éliminer et ne protège ni des autres infections sexuellement transmissibles ni de l’hépatite C. [1]
Dépistage et sécurité des dons de sang
En France, chaque poche de sang prélevée fait l’objet d’un dépistage systématique du VIH, des hépatites B et C, de la syphilis et des infections associées au virus HTLV. [1] La sélection des donneurs comprend une information, un questionnaire, un entretien avec un professionnel de santé et une vigilance après le don. [1] Grâce à la sélection des donneurs et à la recherche du VIH dans les dons, le risque de transmission du VIH par transfusion sanguine est décrit comme pratiquement nul en France. [1]
Quels soins et quel suivi pour le VIH ?
Les traitements actuels du VIH limitent la multiplication du virus dans l’organisme, mais ne permettent pas de l’éliminer totalement. [1] Lorsque le traitement antirétroviral est efficace et rend la charge virale sanguine indétectable, il empêche la transmission du VIH au partenaire. [1] La mise en route d’une PrEP nécessite une consultation médicale pour évaluer le risque de VIH et rechercher d’éventuelles contre-indications. [1] Le suivi d’une PrEP orale comprend notamment un dépistage répété du VIH, une surveillance de la fonction rénale et un dépistage régulier des autres infections sexuellement transmissibles. [1] Ces principes propres au VIH ne doivent pas être appliqués automatiquement aux hépatites B ou C, dont les parcours de prévention et de soins sont distincts. [2] [1]
Sources et références
[1] Prévenir la transmission du VIH | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[2] The Impact of Behavioural Economics‐Informed Interventions on the Care Cascade for Sexually Transmitted and Blood‐Borne Infections: A Systematic Review of Randomized Controlled Trials
www.ebi.ac.uk · Version : 2026-08-01 · Consulté le 2026-09-16
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