Aller au contenu principal

Infections à Rhabdoviridae : repères et infection par le virus Chandipura

Le terme « infections à Rhabdoviridae » renvoie à une famille de virus et non à une maladie unique présentant toujours les mêmes symptômes ou le même mode de transmission. [3] Parmi les membres de cette famille, le virus Chandipura peut provoquer un syndrome d’encéphalite aiguë, principalement décrit chez des enfants en Inde. [3] Les manifestations, la transmission et la prévention présentées ci-dessous concernent donc le virus Chandipura et ne doivent pas être généralisées à tous les virus de la famille. [3]

Qu’est-ce que l’infection par le virus Chandipura ?

Le virus Chandipura est un membre de la famille des Rhabdoviridae connu pour provoquer des cas isolés et des épidémies de syndrome d’encéphalite aiguë dans l’ouest, le centre et le sud de l’Inde. [3] Une encéphalite est une inflammation du cerveau qui peut mettre la vie en danger et nécessite un traitement urgent à l’hôpital. [2] Le bulletin de l’Organisation mondiale de la santé publié en août 2024 décrivait une épidémie indienne de syndrome d’encéphalite aiguë au cours de laquelle 64 infections par le virus Chandipura avaient été confirmées. [3] Ce bulletin indiquait également que le virus n’avait pas été détecté dans d’autres pays et qu’aucune infection n’avait été mise en évidence chez des voyageurs revenant d’Inde. [3]

Comment le virus Chandipura se transmet-il ?

Le virus Chandipura est transmis par des vecteurs, notamment des phlébotomes, des moustiques et des tiques. [3] Le phlébotome Phlebotomus papatasi est notamment signalé comme vecteur de la maladie dans l’État indien du Gujarat. [3] Les conditions de mousson favorisent les populations de vecteurs dans les régions touchées, tandis qu’un habitat précaire, l’absence de gestion des déchets ou des égouts ouverts peuvent favoriser les lieux de reproduction et de repos des phlébotomes. [3] Aucune transmission interhumaine n’avait été signalée dans le bulletin de l’OMS consacré à l’épidémie de 2024. [3]

Quels symptômes doivent alerter ?

L’infection par le virus Chandipura touche surtout les enfants de moins de 15 ans et peut commencer par une maladie fébrile évoluant vers des convulsions, un coma et parfois le décès. [3] Chez l’enfant, l’évolution peut être très rapide, avec une mortalité rapportée dans les 48 à 72 heures suivant le début des symptômes. [3] Plus généralement, une encéphalite peut débuter par de la fièvre et des maux de tête, puis entraîner une confusion, des convulsions, des modifications du comportement, des difficultés à parler, une faiblesse d’une partie du corps ou une perte de connaissance. [2]

En présence d’une confusion, de convulsions, de troubles de la parole, d’une faiblesse corporelle ou d’une perte de connaissance, appelez immédiatement une ambulance ; en France, les numéros d’urgence médicale sont le 15 et le 112. [2] [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Les symptômes d’encéphalite ne permettent pas, à eux seuls, d’identifier le virus Chandipura, car une encéphalite peut avoir différentes causes virales, immunitaires, bactériennes ou fongiques. [2] Lors de l’épidémie indienne de 2024, les infections confirmées par le virus Chandipura ont été identifiées par une recherche d’immunoglobulines M avec une technique ELISA ou par RT-PCR. [3] L’OMS souligne la nécessité de prélever, transporter et analyser rapidement des échantillons de sérum et de liquide cérébrospinal dans un laboratoire de référence. [3] L’interprétation repose donc sur l’ensemble du tableau clinique, le contexte géographique et des analyses spécialisées, et non sur un autodiagnostic à partir des symptômes. [3]

Quelle prise en charge est possible ?

Selon le bulletin de l’OMS de 2024, il n’existait ni traitement antiviral spécifique ni vaccin approuvé contre l’infection par le virus Chandipura. [3] La prise en charge est symptomatique et repose sur des soins de soutien adaptés à l’état du patient. [3] Un accès précoce aux soins et une orientation rapide vers un établissement capable de prendre en charge une encéphalite peuvent améliorer les chances de survie. [3] Cette prise en charge hospitalière peut comprendre, selon la cause et la gravité de l’encéphalite, le contrôle des convulsions et une assistance respiratoire. [2]

Comment réduire le risque d’infection par le virus Chandipura ?

Dans les zones où le virus Chandipura circule, la prévention repose principalement sur la lutte contre les vecteurs et la protection contre les piqûres de phlébotomes, de moustiques et de tiques. [3] Les mesures collectives décrites pendant l’épidémie indienne comprenaient notamment des pulvérisations insecticides, des fumigations, l’information de la population et la sensibilisation des professionnels de santé. [3] L’OMS ne recommandait aucune restriction générale aux voyages ou au commerce sur la base des informations disponibles en août 2024. [3]

Pourquoi la famille des Rhabdoviridae ne se résume-t-elle pas à Chandipura ?

Le virus Chandipura n’est qu’un membre documenté de la famille des Rhabdoviridae, et ses caractéristiques ne permettent pas de décrire automatiquement les autres infections appartenant à cette famille. [3] Il faut notamment éviter de généraliser à toute la famille sa transmission par des insectes ou des tiques, sa prédominance chez l’enfant, son aire géographique et l’absence de vaccin spécifique. [3]

Sources et références

[1] Morsure de chien ou de chat | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[2] Encephalitis - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

[3] Acute encephalitis syndrome due to Chandipura virus – India

Organisation mondiale de la santé · Consulté le 2026-09-11

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées