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Infections à Herpesviridae : principaux virus et situations particulières documentées

Les infections à Herpesviridae regroupent des infections provoquées par plusieurs virus distincts qui touchent largement les populations humaines. [2] Cette appellation ne désigne donc pas une maladie unique et ne doit pas être confondue avec le seul herpès oral ou génital. [1] [2] Parmi les virus cités dans cette famille figurent les virus herpes simplex de types 1 et 2, le virus varicelle-zona, le cytomégalovirus, le virus d'Epstein-Barr et les herpesvirus humains 6A, 6B et 7. [2] Les manifestations, les risques et les soins diffèrent selon le virus en cause, l'organe atteint et la situation immunitaire de la personne. [1]

Quelles infections cette famille peut-elle provoquer ?

Les virus herpes simplex, ou HSV, peuvent notamment être associés à des atteintes orales ou génitales, à des lésions cutanées ou muqueuses sévères et, dans certaines situations, à des atteintes viscérales. [1] Le virus varicelle-zona, ou VZV, est responsable de la varicelle et du zona et peut également provoquer des atteintes viscérales, méningées, rétiniennes ou encéphaliques. [1] Le cytomégalovirus, ou CMV, peut atteindre la rétine, l'appareil digestif, les poumons ou le système nerveux dans le contexte d'immunodépression décrit par les recommandations françaises relatives au VIH. [1]

Quels risques particuliers en cas d'infection par le VIH ?

Chez les personnes vivant avec le VIH, les infections à CMV, HSV et VZV font partie des complications infectieuses décrites par les recommandations françaises. [1] Le risque d'infection opportuniste augmente lorsque le nombre de lymphocytes T CD4 diminue, avec un risque important rapporté en dessous de 200 CD4 par microlitre. [1] Les infections à HSV et VZV peuvent être plus sévères et récidiver plus fréquemment chez les personnes vivant avec le VIH, surtout lorsque la charge virale est élevée ou que le nombre de CD4 est inférieur à 200 par microlitre. [1] Les recommandations françaises indiquent que tout zona doit faire l'objet d'un dépistage du VIH, en particulier avant l'âge de 50 ans. [1]

Comment certaines atteintes sont-elles recherchées chez les personnes vivant avec le VIH ?

Au moment du diagnostic du VIH, une PCR CMV sanguine et un examen du fond de l'œil sont recommandés chez les personnes ayant des anticorps IgG anti-CMV et moins de 100 CD4 par microlitre. [1] La détection du CMV dans le sang ne signifie pas à elle seule qu'un organe est atteint. [1] En l'absence d'argument en faveur d'une atteinte d'organe, un traitement préemptif n'est généralement pas recommandé, même si certaines situations particulières peuvent conduire l'équipe médicale à le discuter. [1]

Quels sont les principes des soins dans le contexte du VIH ?

Chez les personnes vivant avec le VIH, le choix du traitement dépend du virus, de la localisation et de la gravité de l'atteinte. [1] Pour les infections à HSV, les recommandations distinguent les atteintes génitales ou labiales des formes cutanées et muqueuses sévères, viscérales ou encéphaliques. [1] Le valaciclovir par voie orale est utilisé dans plusieurs formes localisées, tandis que l'aciclovir par voie intraveineuse est prévu pour certaines formes sévères ou viscérales. [1] Dans la rétinite à CMV, le choix entre un traitement intraveineux et un traitement oral dépend notamment de la localisation, de l'étendue et du caractère bilatéral de l'atteinte rétinienne. [1] Une prophylaxie secondaire peut être proposée après certaines infections opportunistes, puis réévaluée en fonction de la restauration immunitaire obtenue sous traitement antirétroviral. [1]

Grossesse, nouveau-né et allaitement : quelles particularités sont documentées ?

Une infection néonatale à HSV peut avoir des conséquences graves, notamment une atteinte du système nerveux central ou un décès. [2] Pendant la grossesse, un premier épisode d'herpès génital comporte un risque de transmission au nouveau-né plus élevé qu'une récidive. [2] Les données sur l'utilisation des antiviraux pendant l'allaitement restent limitées, car les études cliniques incluses dans la revue disponible concernaient toutes des populations vivant avec le VIH et les autres données reposaient notamment sur quelques cas cliniques. [2] Dans ces études et observations, l'aciclovir et le valaciclovir ont entraîné une faible exposition du nourrisson par le lait, sans effet indésirable majeur rapporté, mais le recul à long terme et les données chez les femmes sans VIH sont insuffisants. [2] La présence de lésions herpétiques actives sur le sein soulève un risque distinct lié au contact direct avec les lésions, indépendamment du passage du médicament dans le lait. [2] La décision concernant un antiviral pendant l'allaitement doit donc tenir compte de la situation de la mère, du nourrisson, du médicament envisagé et du risque de contact avec des lésions actives. [2]

Sources et références

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