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Infections à henipavirus : comprendre les virus Nipah et Hendra

Les infections à henipavirus sont des zoonoses, c’est-à-dire des infections virales pouvant passer de l’animal à l’être humain. [2] [1] Le terme « henipavirus » désigne un genre de virus et ne doit pas être confondu avec le seul virus Nipah. [2] Les virus Nipah et Hendra sont les deux membres décrits dans la source de synthèse comme responsables d’atteintes respiratoires et neurologiques graves chez l’être humain et certains animaux. [2] Les informations cliniques détaillées présentées ici concernent principalement l’infection à virus Nipah, mieux documentée dans les passages disponibles. [1] [2]

Quels sont les principaux henipavirus décrits chez l’être humain ?

Le virus Hendra a été identifié en 1994 lors d’un épisode de maladie respiratoire aiguë touchant des chevaux et des personnes en Australie. [2] La synthèse scientifique rapporte ensuite des réémergences du virus Hendra en Australie, avec des transmissions humaines sporadiques associées aux chevaux. [2] Le virus Nipah a été reconnu après une épidémie d’encéphalite fébrile sévère survenue en 1998 et 1999 en Malaisie et à Singapour. [2] [1] Des infections à virus Nipah ont ensuite été signalées notamment au Bangladesh, en Inde et aux Philippines. [1] Ces données ne signifient pas que tous les henipavirus possèdent la même capacité à provoquer une maladie humaine. [2]

Comment le virus Nipah se transmet-il ?

Les chauves-souris frugivores de la famille des Pteropodidae constituent l’hôte naturel du virus Nipah. [1] Chez ces chauves-souris, l’infection ne semble généralement pas provoquer de maladie. [1] La transmission à l’être humain peut survenir lors d’un contact direct avec des animaux infectés, notamment des chauves-souris, des porcs ou des chevaux. [1] Elle peut aussi se produire après la consommation de fruits ou de produits alimentaires contaminés par des chauves-souris, comme du jus cru de palmier-dattier. [1] Une transmission directe entre personnes a également été observée, en particulier lors de contacts rapprochés avec une personne malade. [1] Des transmissions ont été rapportées dans les familles, parmi les aidants et dans les établissements de santé. [1] Dans les structures de soins, la promiscuité, une ventilation insuffisante et l’application inadéquate des mesures de prévention augmentent le risque de propagation. [1]

Quels symptômes l’infection à virus Nipah peut-elle provoquer ?

Après une infection par le virus Nipah, les symptômes apparaissent habituellement après une incubation de 3 à 14 jours. [1] Une incubation allant jusqu’à 45 jours a toutefois été rapportée dans de rares cas. [1] Certaines personnes infectées ne présentent aucun symptôme. [1] La plupart des personnes malades développent de la fièvre, accompagnée de manifestations neurologiques, respiratoires ou des deux. [1] Les manifestations neurologiques peuvent comprendre des maux de tête, une somnolence, des vertiges ou une confusion. [1] Les manifestations respiratoires peuvent notamment prendre la forme d’une toux ou de difficultés à respirer. [1] Des frissons, une fatigue, des vomissements et une diarrhée font aussi partie des symptômes fréquemment rapportés. [1]

Une forme grave peut survenir chez n’importe quelle personne infectée, mais elle est particulièrement associée à la présence de symptômes neurologiques. [1] L’atteinte neurologique peut évoluer vers une encéphalite, c’est-à-dire une inflammation avec gonflement du cerveau. [1] L’Organisation mondiale de la Santé estime le taux de létalité observé pour l’infection à virus Nipah entre 40 % et 75 %. [1] La plupart des survivants se rétablissent complètement. [1] Des troubles neurologiques durables ont néanmoins été rapportés chez environ une personne rétablie sur cinq. [1]

Comment le diagnostic de l’infection à virus Nipah est-il établi ?

Les symptômes ne permettent pas à eux seuls de distinguer l’infection à virus Nipah d’autres infections ou d’autres causes d’encéphalite et de pneumonie. [1] La confirmation repose donc sur des analyses de laboratoire. [1] Le principal examen décrit est la RT-PCR, qui recherche le matériel génétique du virus dans des prélèvements respiratoires, le sang ou le liquide cérébrospinal. [1] Une recherche d’anticorps dans le sang par une méthode appelée ELISA peut également être utilisée. [1] Les prélèvements suspects présentent un risque biologique et doivent être manipulés par du personnel formé dans des laboratoires convenablement équipés. [1]

Quels soins sont proposés contre l’infection à virus Nipah ?

Selon l’OMS, aucun médicament ni vaccin n’est actuellement approuvé spécifiquement contre l’infection à virus Nipah. [1] Plusieurs produits candidats se trouvent à différents stades de développement. [1] En l’absence de traitement spécifique, une prise en charge de soutien précoce et intensive peut améliorer la survie. [1] Cette prise en charge vise notamment à repérer les complications telles que l’encéphalite, la pneumonie ou l’atteinte d’autres organes. [1] Elle peut comprendre de l’oxygène, une assistance ventilatoire ou une dialyse lorsque l’état des organes le nécessite. [1] La réhydratation, la nutrition et une surveillance fréquente font également partie des soins de soutien décrits. [1]

Comment réduire le risque de transmission du virus Nipah ?

Dans les régions où le virus Nipah circule, la prévention repose notamment sur la réduction des contacts avec les chauves-souris et les animaux malades. [1] L’OMS recommande de laver et d’éplucher soigneusement les fruits avant de les consommer et de jeter ceux qui portent des traces de morsure de chauve-souris. [1] Le jus de palmier-dattier fraîchement récolté doit être bouilli avant consommation dans les zones concernées. [1] Le port de gants et de vêtements protecteurs est recommandé lors de la manipulation d’animaux malades comme les porcs ou les chevaux. [1]

Pour limiter la transmission entre personnes, il convient d’éviter les contacts physiques rapprochés sans protection avec une personne malade. [1] Un lavage régulier des mains est recommandé après avoir soigné ou visité une personne malade. [1] Dans les établissements de santé, les cas suspects ou confirmés doivent être placés dans une chambre individuelle et faire l’objet de précautions contre la transmission par contact et par gouttelettes. [1]

Que faire en présence de symptômes évocateurs ?

L’OMS indique qu’une personne présentant des symptômes ressemblant à ceux de l’infection à virus Nipah doit être orientée vers un établissement de santé, car la précocité des soins de soutien est importante. [1] La fièvre, la toux, les difficultés respiratoires, les maux de tête ou la confusion ne permettent cependant pas de reconnaître soi-même cette infection, car ils peuvent avoir de nombreuses autres causes. [1] L’évaluation médicale et les analyses de laboratoire sont nécessaires pour distinguer le virus Nipah d’autres causes d’atteinte respiratoire ou neurologique. [1]

Sources et références

[1] Nipah virus fact sheet

Organisation mondiale de la santé · Consulté le 2026-09-11

[2] Henipavirus Infections: Lessons from Animal Models

www.ebi.ac.uk · Version : 2013-04-09 · Consulté le 2026-09-16

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